
C'était un de ces hommes à l'agonie,
prisonnier du destin banal qu'il avait choisi bien trop jeune, et pour qui la vie était un étau dans lequel il semblait irrémédiablement coincé. Comme beaucoup d'individus dans ce
cas, il pensait que fréquenter une Maîtresse SM lui permettrait de remettre entre les mains d'une femme de confiance les responsabilités qu'il voulait fuir de temps à autres.
En règle générale, je refuse systématiquement ce genre de demandes. Je sais que je deviendrais un échappatoire pour des quadragénaires fatigués, une déviance et un soulagement pour
cadres sup', une bonbonne d'oxygène pour gros salaires étouffés par le stress.
Ces gens ne comprennent pas qu'ils sont d'une effroyable banalité, et s'imaginent que l'importance de leur position sociale représente un appât suffisant pour se faire accepter dans mon
univers.
Je suis là pour être un but, et non un défouloir. On ne me fréquente pas pour oublier ses petits tracas. Le bdsm n'a pas à être un exutoire pour petits PDG qui concluent la vente de leurs tapis le
jour et qui se soulagent de leurs responsabilités la nuit, dans une soumission aussi illusoire qu'inutile. Malheureusement, ces charlots sont les plus gros consommateurs de SM depuis fort
longtemps, et ils se paient des Maîtresses comme le client se paie sa putain : grâce à leur fric et en fonction de leurs pulsions.
Cet individu, chef d'entreprise d'une quarantaine d'années, retenait cependant mon attention. Sa famille me semblait intéressante, quoique caricaturale : une épouse nymphomane qui se tapait
ses meilleurs amis, un fils puceau qui semblait suivre les traces de son papa dans ses rapports difficiles avec les femmes, une fille qui était un poncif de jeune pétasse écervelée, bonne
à montrer la raie de son cul en boîte de nuit et à allumer tous les hommes pour se sentir vivante. C'est en tous cas le tableau qu'il m'en dressait. J'avais bien envie de faire
sauter quelques bâtons de dynamite au sein de cette petite famille ridicule... et bien entendu en retirer le maximum de plaisir.
L'homme, grand et musclé, crâne rasé, visage mât, violent et contrarié, c'est à dire banal, était aussi masochiste, fétichiste et adorait l'humiliation. Il adorait également mes pieds, ce
qui me faisait une belle jambe. En bref, rien de particulier chez ce soumis ennuyeux, hormis sa manière de me saluer avant de quitter les lieux. Après avoir léché ses propres excréments pendant une
heure, il était capable de me regarder avec une condescendance princière et de me saluer comme on remercie un larbin d'avoir exécuté sa besogne : du coin de l'oeil avec un léger sourire
supérieur.
Ceci n'a rien d'extraordinaire. Il arrive souvent qu'un soumis oublie parfaitement ce qu'il vient de faire cinq minutes auparavant. C'est une manière de reprendre contenance très vite et de
dominer à nouveau une situation qui lui a échappée. Ce comportement peut faire penser au stress post-éjaculatoire : l'abandon étant bien plus difficile à vivre pour un mâle, le besoin de se
reprendre s'impose sitôt la phase jouissive passée. Cette attitude prouve encore que ce soumis n'en était pas un : le SM va plus loin que le sexe puisqu'il ne se limite pas à la triste
amertume d'un orgasme masculin.
Quoi qu'il en soit, cette manière de me saluer me déplaisait fortement, bien entendu. Et si je n'avais rien dit les premières fois c'était en prévision d'une sanction future. J'aime de temps à
autres me constituer des réserves.
J'avais donc pris soin de me renseigner sur les coordonnées de ce soumis. En quelques jours je savais tout : nom, adresse, téléphone, emplois du temps de son épouse et de ses enfants.
Toute personne a le droit de savoir à qui elle a affaire, et c'est un droit dont j'abuse volontiers.
La goutte d'eau qui fit déborder le vase fut ceci : il me téléphona un jour en m'expliquant qu'il souhaitait ne plus me rencontrer, estimant que ses "besoins SM s'étaient momentanément
interrompus", et qu'il me recontacterait "lorsque l'envie lui reviendrait", en espérant que "je pourrai lui être disponible." Il finit son monologue téléphonique en me faisant un virement de 1500
euros pour me remercier d'être, je cite, "à sa disposition". Au "au revoir" vif et sans attente de réponse conlua cet appel.
A ce moment là, je sus que j'allais m'amuser avec sa vie et celle de sa famille.
Je ne fis rien au hasard. Je commençais par prendre contact avec son jeune fils, âgé d'une vingtaine d'années. Il fréquentait une boîte de nuit connue dans les environs de Bordeaux, et je le
rencontrai donc un soir d'ébriété. Détestant ces endroits, je dus prendre sur moi pour supporter l'ambiance semi-débile qui règne sur les dancefloors, la musique abrutissante ainsi que les numéros
de séduction mille fois vus et répétés que se livrent garçons et filles en vue de ne pas finir seuls dans leurs plumards.
Dès le premier soir, j'usai de mes charmes pour l'attirer à moi, ce qui ne fut pas bien difficile, le garçon étant seul et peu entreprenant. Je gardais une distance bien entendu, mais me
montrais aussi directe lorsque la timidité du jeune homme se manifestait de manière trop aigüe. En trois rencontres d'un ennui mortel, je devenais donc officiellement sa petite amie. La différence
d'âge n'étant pas trop visible, cela pouvait être crédible aux yeux de sa famille. Nous nous rencontrions dans des endroit neutres : jardin public, bars, cinéma, ceci afin de ne pas dévoiler
trop vite mon identité auprès de son père. Par la suite, je fis la connaissance de sa soeur, à qui il me présenta avec fierté, une jolie jeune femme de 19 ans dont j'ai dressé le profil
précédemment. Je m'amusais ainsi à devenir l'amie de cette fille, que je rencontrais en dehors de son frère pour faire du shopping et confier de fausses impressions.
En deux semaines, j'étais donc la petite amie du fils et une amie proche de la fille. Il me restait encore l'épouse.
Jérémie me présenta donc à sa mère, chez eux. Je fus agréablement surprise par son physique (une brune ardente, bien sculptée) et par sa franchise. Elle fit tout de même la moue en constatant que
je n'étais pas de l'âge de son fils, mais surtout elle était époustouflée que je pus m'intéresser à son rejeton. Je voyais donc clairement la trâme psychologique de cette famille : la mère et la
fille méprisaient les deux hommes de la maison.
Le père était absent pour cinq jours, ce qui me laissait suffisamment de temps pour la mettre elle aussi dans ma poche. Je fus invitée à un séjour, et bien entendu j'acceptai. Dès le départ, je
partis sur le ton de la complicité et jouais triple jeu. Je dénigrais la mère devant le fils et la fille, je dénigrais le fils et la fille devant la mère, le dénigrais la mère et le fils devant la
fille. Pauline me demandait ce que je pouvais trouver à son fils et je lui répondais qu'en réalité j'étais homosexuelle et que sortir avec Jérémie était une façade. Je me souviens de
cette longue après-midi de bronzette auprès de leur piscine au cours de laquelle elle me confia beaucoup de choses.
J'appris ainsi que Jérémie fantasmait sur sa maman mais aussi sur sa soeur. Il les prennait en photo à la dérobée et se forgeait ainsi une collection de clichés suggestifs. Pauline et Léa le
savaient parfaitement et jouaient parfois le jeu au gré de leurs humeurs. Léa quant à elle vivait une véritable compétition sexuelle avec sa mère, et s'habillait toujours de manière très provocante
pour tenter de rivaliser avec elle. Et Pauline faisait la même chose. Il existait donc dans cette maison une atmosphère de provocation sexuelle au détriment des hommes qui pouvait expliquer le
comportement masochiste du "pater familias" et l'inhibition du fiston. Je me souviens aussi que cette après-midi là, Léa ayant constaté que je bronzais en bikini string, elle vint nous rejoindre
dans la même tenue et se mit à bronzer seins nus juste à côté de moi. Pauline fit de même en disant que c'était une bonne idée et qu'il ne fallait pas se gêner entre nous. Je les imitais aussi, et
nous devinmes donc un très joli tableau érotique.
Je savais qu'il fallait abattre une carte à ce moment précis. L'occasion était trop belle. J'exprimais à Pauline ma soif à cause de la chaleur, et elle cria vers la maison afin que Jérémie nous
apporte de quoi nous désaltérer. En me retournant et en fixant la fenêtre de sa chambre, je vis qu'il se tenait derrière. Ce petit salaud était probablement en train de se palucher en nous
regardant. Il se passa cinq minutes avant qu'il fasse son apparition, visiblement très troublé. Le rouge au front et les mains tremblantes, il nous servit du thé glacé en ne disant rien. Dans
l'oeil de Pauline, je vis une certaine perversité qui me plut.
C'est ici que j'intervins. D'un ton langoureux, je demandais à Jérémie de me passer de la crème solaire sur les seins, le ventre et les cuisses. Il hésita quelques secondes, totalement
décontenancé par ma demande. Le pauvre garçon était, il faut le dire, chauffé à blanc, puisque je refusais les rapports sexuels avec lui depuis le début de notre "relation". Jérémie prit la crème
sans rien dire et commença à me l'appliquer. Il allait très vite, comme pour se débarrasser de la tâche. Je lui en fis la remarque et lui demandai d'aller plus doucement. Quoique très large, son
"baggy" ne pouvait pas dissimuler un début d'érection. Je sais que Pauline et sa fille le voyaient aussi. Et je savais que, placées dans un contexte ou je me montrais encore plus allumeuse
qu'elles, elles vivraient cela comme un challenge à relever.
Je ne me trompais guère, car après m'avoir enduite de crème, ce fut Léa qui exigea la même chose. Le lecteur doit bien sûr comprendre que tout cela était demandé avec beaucoup de naturel.
Jérémie s'exécuta là encore, et son regard était devenu fixe, totalement concentré sur sa tâche. Il respirait de plus en plus vite et l'on sentait qu'il consacrait beaucoup d'efforts à se
contrôler. Pauline, qui était une salope écervelée, joua elle aussi ce jeu dangereux afin d'être dans le coup. Je brimais Jérémie sur le ton de la plaisanterie afin qu'il s'exécute plus vite. Il
répondit en balbutiant, et son sourire était devenu figé et de plus en plus nerveux. Son stress était d'ailleurs si considérable que cela nous mettait mal à l'aise. En tous les cas, il ne faisait
plus rien pour dissimuler son érection. Je sentais que c'était là le meilleur moment pour abattre ma deuxième carte.
Après avoir joué avec les sentiments incestueux de cette famille, il fallait maintenant que j'écarte définitivement Jérémie de la donne. Ce petit ne me servait plus à rien. Alors qu'il prenait tout
son temps pour malaxer les seins de sa mère, je lui dis tout haut qu'il me semblait bien qu'il bandait. Il me regarda d'un air pervers et me répondit avec une franchise étonnante qu'en
effet, il bandait "à mort". Je sentais bien qu'il était sur le point d'exploser. J'ajoutai une couche en lui demandant si cela l'excitait de caresser ainsi des corps de femmes. Ici, ce fut un
moment inoubliable... Tandis que Pauline et Léa, choquées par son comportement, le regardaient avec stupéfaction, il répondit d'une voix rauque qu'il adorait ça, et qu'il était chaud pour "nous
baiser". Il s'était redressé, tremblant de partout, et mes deux compagnes et moi même viment des années de virginité, de frustration, de malaise et de fantasmes solitaires exploser au grand jour.
Il se mit à parler très fort en disant qu'il était un "gos baiseur" et qu'il avait une "grosse queue". Joignant le geste à la parole, il baissa rapidement son "baggy", et nous exhiba sa bite. Le
fait de montrer son sexe à des femmes pour la première fois de sa vie lui monta sans doute à la tête : il se mit à se branler très vite en nous traitant de salopes, puis éjacula. Léa eut le temps
de se lever pour éviter d'être arrosée. Elle cria que son frère était un malade mental. Pauline se leva très vite elle aussi, et gifla son fils avec une grande violence. Moi même je
réagis très vivement, le baffant séchement, si bien qu'il se retrouva à genoux. Il avait complètement pété les plombs, et je dois dire que j'avais tout fait pour ça. L'orgasme passé, il se mit
à pleurer en disant qu'il n'était qu'une "grosse merde qui n'intéressait pas les filles". Devant un spectacle aussi misérable, sa mère et sa soeur se mirent à l'insulter et à décharger sur lui tout
ce qu'elles avaient sur le coeur depuis bien longtemps. Je n'en perdis pas une miette. Son sort était scellé : il était au ban de la famille pour toujours et ce qu'il avait fait n'était pas
pardonnable.
Tandis que le petit restait enfermé dans sa chambre toute la soirée, Pauline se confondit en excuses et m'invita à rester pour rattraper la situation. Je lui répondis que je consentais à rester à
partir du moment où je ne voyais pas son fils... Et bien entendu je jouais le jeu de la femme choquée et fragilisée par ce qui s'était produit. Cette attitude totalement hypocrite me rapprocha
encore des deux femmes. Nous passâmes une soirée à discuter encore, et sans en avoir l'air, j'enquêtais sur son con de mari, lequel était tout de même ma cible numéro un.
Inquiète tout de même sur le sort psychologique de Jérémie, je revins le voir dans sa chambre dans la nuit. Il fut stupéfait de me voir apparaître. D'autorité, j'écartais le drap, saisis son
sexe et me mis à le masturber lentement. Je lui expliquai qu'il était bien normal de fantasmer sur sa mère et sur sa soeur, car elles étaient bonnes à baiser. Je lui dis aussi que j'avais
apprécié son massage. Le pauvre garçon ne comprenait plus rien, mais il était si docile que j'en profitais pour lui demander de me montrer sa collection de photos. Après l'avoir visionnée, je lui
demandais de rester à ma disposition, sans quoi je répèterais tout à son père. Sa mère et sa soeur, elles, étaient disposées à ne rien raconter, pour la bonne et simple raison qu'elles étaient
largement coupables dans cette histoire. Le petit acquiesca. Il comprenait à présent qu'il était dominé. Je le fis jouir et rejoignis la chambre d'amis qui avait été mise à ma disposition.
Le lendemain, je passais à la deuxième partie de mon plan. Il ne me restait plus que trois jours avant le retour de mon soumis. Je pris donc un air triste et amoureux, presque mélancolique.
Pauline me demanda ce qui n'allait pas. Je lui expliquais dans une confession poignante qu'en réalité j'étais très amoureuse de Léa, et que c'est pour cela que je m'étais rapprochée de Jérémie.
Elle fut très surprise. Je continuais en énumérant toutes les qualités de sa fille, "belle", "intelligente", "désirable", "si bien faite", "si fraîche", etc... Pauline m'écouta avec agacement. Je
confiai enfin que j'étais triste car elle ne semblait pas s'intéresser à moi mais que je le comprenais car la bisexualité n'était pas ancrée chez toutes les femmes. Là encore je jouais sur la
compétition que se livrait les deux femmes. Pauline, qui était aussi conne que salope, tomba droit dans le panneau et me répondit que sa fille n'avait pas autant de qualités que je voulais bien le
dire, qu'elle n'était pas aussi bien faite que je le pensais. Je rétorquais que j'avais adoré ses seins par exemple, et que je n'avais qu'un rêve : les lécher. Sur ce point, je savais que Pauline
ne se laisserait pas faire, car elle possédait une poitrine encore plus impressionnante que sa fille, elle en était très fière d'ailleurs, arborant des décolletés provoquants. Elle me dit en
souriant que Léa avait de petits seins par rapport à elle. Même chose pour les fesses ou pour le goût de la peau. Voyant que j'avais jeté mon dévolu sur sa fille et que j'ambitionnais de la baiser
sous son propre toit, la mère était bien décidée à me faire dévier de ma route et me faire attérir dans ses bras. Mais n'étant pas totalement bisexuelle, elle n'était pas encore prête à
un tel acte.
Je lançais donc une deuxième attaque le lendemain et lui confiant que j'avais présenté mes sentiments à Léa et qu'elle semblait les partager, ce qui était d'ailleurs totalement faux. En réalité,
j'avais joué très exactement le même jeu avec Léa, lui disant que j'étais amoureuse de sa mère, etc etc... Pauline sentit qu'elle serait prise de vitesse. Elle me proposa de nous promener dans la
parc qui donnait sur une petite rivière. Nous nous assimes près de l'eau et Pauline me proposa de bronzer un peu. Cette garce voulait surtout m'exhiber son corps afin de me persuader de sa
supériorité. Nous n'avions pas nos maillots de bain, aussi nous bronzames en string et seins nus. Je jouais le jeu bien entendu et lui dis que ses seins étaient superbes en effet, bien plus beaux
que ceux de sa fille. Pauline fut flattée et devint douce, comme une femme peut l'être quand elle fait des avances à une autre femme... Je lui avais de toutes manières tapée dans l'oeil et elle ne
voyait pas pourquoi résister. Il s'ensuivit ce que je voulais, et je n'en ferai pas étalage. Je fus très heureuse de la croquer.
Mais il me restait encore à posséder la fille. Tenant à ce que ma relation avec Pauline reste secrète, nous nous étions mises d'accord pour ne pas nous exhiber.
Je vins voir Léa dans sa chambre le lendemain alors que la nuit s'avançait, prétextant une insomnie. Nous discutâmes comme deux copines et elle me demanda ce qu'il en était de mes amours avec sa
mère. Je lui dis bien sûr qu'elle ne semblait pas insensible à moi, et je repris le même système : je mis en avant ses innombrables qualités. La réaction de Léa fut différente de celle de sa mère.
Plus fière sans doute, elle me regarda de haut en disant que je n'avais pas très bon goût. Comme je sais rebondir, je répliquais qu'en réalité que c'était elle qui me plaisait, et que si j'avais
jeté mon dévolu sur sa mère, c'était parce que je savais que je n'étais pas en mesure d'intéresser la fille. Léa me regarda avec un étonnement contrôlé et me répondit que je disais
n'importe quoi. Mon propos l'avait en tous les cas touchée et elle sentait bien qu'être mon amante serait une occasion formidable de contrarier sa mère et d'affirmer une victoire sur elle.
Prudente, je m'enfuis de la chambre en sanglotant et en lui demandant pardon pour toutes ces bêtises...
Il ne manqua pas d'arriver ce que j'avais prévu. Sitôt ma chambre regagnée, il ne fallut pas cinq minutes avant que Léa vienne gratter à ma porte. Droite, la poitrine bombée dans son tee-shirt de
nuit, elle me demanda timidement si elle pouvait entrer. J'acceptai d'un air désabusé en refermant la porte de la salle de bain. Léa se dirigea alors vers moi et me prit le visage dans ses mains.
La suite, là encore, est facilement imaginable et je n'en ferai pas étalage non plus.
Le lendemain après-midi devait être le retour de mon soumis dans son foyer. Il n'en savait rien, mais j'avais réduit son fils à l'état de minable, j'avais baisé sa femme et sa fille, et tous les
trois étaient amoureux de moi. Je n'étais pas mécontente de ma performance.
Le point d'orgue eut donc lieu le lendemain. Je demandai à Jérémie de descendre son ordinateur portable dans le salon. Pauline me demanda si je voulais faire la connaissance de son "connard de
mari" (dixit). J'acceptais.
Il fit son retour en grandes pompes dans la maison, dans le genre : "je suis épuisé par tant de responsabilités, moi l'homme qui ramène le salaire". L'accueil pour lui fut
particulièrement froid, cependant. Il arriva jusqu'au salon dans lequel je me postais, droite et blafarde. Ici, il crut défaillir.
J'ai souvent vu de la surprise dans le regard de gens que j'avais piégés, mais rarement à ce point. Pauline s'apprêtait à nous présenter mais elle garda le silence, sentant bien que son mari
me connaissait déjà. Il y avait de la confusion dans l'atmosphère. D'un ton sec, je dis : "Bonjour soumis Malik".
Après un long silence, il me fixa avec une expression bovine, et me demanda ce que je faisais là. Je répondis que j'avais fait un séjour formidable au sein de sa petite famille, et que j'en avais
profité pour branler son fils, baiser sa femme et gouiner sa fille. J'ajoutai que Jérémie avait un très joli membre, et que tout le monde avait pu le constater lorsqu'il s'était branlé sur sa mère
et sa soeur près de la piscine avant de leur éjaculer dessus. Malik regarda sa femme qui était aussi stupéfaite que lui. Léa était livide. Jérémie, avec son air torve, était sans doute celui
gardait le plus de contenance, paradoxalement.
Pauline me demanda avec fureur comment on se connaissait, pensant sans doute que j'étais l'amante de son mari. Je répondis en branchant une clé USB dans l'ordinateur portable, laquelle
contenait des photos de Malik prises au sein de mon ancien donjon bordelais. Certaines le représentait en train de lécher un excrément au fond d'une assiette blanche. Un silence assourdissant se
fit. Je fixais comme il se doit Malik dans les yeux en sachant parfaitement ce que je venais de faire. S'il n'était plus beaucoup apprécié dans sa maison, il allait maintenant devenir un motif de
dégoût.
Léa fut la première à rompre le silence en disant qu'elle n'en croyait pas ses yeux que son père fut "un pauvre con de soumis". Pauline se mit à rire nerveusement en s'asseyant. Puis se tournant
vers son époux, elle lui dit d'un air cynique qu'il avait toujours été un minable mais que cette fois, ça dépassait l'entendement.
Sentant que cet homme d'affaires, habitué à ressaisir le contrôle de situations qui peuvent parfois lui échapper, cherchait à reprendre contenance, j'enfonçais définitivement le clou en expliquant
qu'il n'était qu'un "lécheur de merde" et une "pédale". Je conclus en lui conseillant de ne jamais essayer de prendre de haut une femme comme moi, car contrairement à certains, avec moi tout
devient réellement possible.
Sur ces mots, je pris mon bagage laissé dans le couloir, et les laissant dans l'embarras le plus profond, je me mis au volant de mon Alfa afin de regagner rapidement ma résidence. Je n'ai plus
jamais entendu parler de ce Malik et j'espère pour lui que je n'en entendrai plus parler de toutes manières.
Je savais que je ne brisais pas grand chose dans cette famille où plus rien ne tenait vraiment la route. Aussi, je n'avais pas eu peur de frapper un grand coup. Sans doute également ai-je aidé à
clarifier la situation dans cette fosse à serpents. Mais j'ai surtout pris énormément de plaisir, qu'il soit cérébral ou physique, et c'est cela qui importe, comme dans tout ce que je
fais.
Bon Eté à tous et à toutes.