Mercredi 15 octobre 2008
Ecrits par Serf Edouard.

POEME
(A Maîtresse Trinity)

Vous voulez aujourd'hui me livrer en pâture
Ligoté sur l'hôtel des ignobles instincts;
Ma posture humiliée est voulue à dessin
Pour que fonde sur moi cruautés et luxures ;

Vous m'apparaissez de si superbe stature,
Et tandis que nu, je suis offert en festin
Vous avancez lascive et le regard hautain.
Virile en empoignant fermement votre ceinture
Vous murmurez avec calme et perversité :
"Je vais t'enculer en toute lubricité".

Rien ne se perd de votre fatale splendeur
Lorsque vous, femme sublime et transfigurée
Me défoncez ignorant mes cris de douleur
Et comme votre plaisir est chose sacrée
Des femelles serviles s'apprètent à lécher ;
Votre sexe adoré que je ne puis toucher .


SONNET AUX FEMELLES
(Dédié au femelles de Maîtresse Trinity)

Femelles soulagées d'avoir enfin trouvé,
Cette sublime beauté qui aime à détruire,
Filles et mères soumises pour mieux les construire ;
Sachez mériter cette femme dépravée

Femelles terrifiées, maintenant affligées,
Que pensez-vous pouvoir opposer en pleurant
aux mains de la reine qui des heures durant
fouillleront vos culs et cons pour mieux s'y loger ?

Femelles torturées et las de trop souffrir ;
Comprenez qu'en levrette il faudra vous offrir
à chiens et chevaux, car Maîtresse l'a souhaité ;

Femelles humiliées, remplies de foutre animal ;
Remerciez, aimez et donnez-vous sans compter ;
A celle qui exige vos cris et vos râles.

Par Maîtresse Trinity
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Mercredi 15 octobre 2008
9h28 : Soumis Fabrice attend à l'aéroport. Soumise Fatia le récupère et le conduit à la berline. Dans la voiture, pilotée par Basile, soumise Fatia, assise à côté de lui, lui passe les menottes pour lui signifier son arrestation. Fabrice a semble-t-il vaguement protesté, mais devant le mutisme de Fatia, il n'a pas insisté. Fatia lui passe également une cagoule et lui conseille de ne plus dire un mot.

10h15 : Arrivée au donjon. J'ouvre la porte de la voiture et sors le prisonnier. Après quelques mots avec Fatia, je le conduis dans le boudoir de Maîtresse. Maîtresse nous demande les détails de l'arrestation. Fatia explique que le prisonnier a coopéré et ne s'est pas débattu. Maîtresse dit que c'est un point positif qui sera retenu lors du procès. En entendant cela, le prisonnier Fabrice, toujours cagoulé, demande de quel procès il s'agit. Maîtresse répond : "le tien". Fabrice gémit mais nous ne comprenons pas ce qu'il dit.

10h24 : Fabrice est emmené en sous-sol et jeté dans une geole. Fatia lui enlève sa cagoule ainsi que ses menottes et lui fixe la chaine murale autour de la cheville. L'endroit sent l'urine et la fiente, car le ménage n'a pas été fait depuis la précédente incarcération Je le fais remarquer à Fatia qui répond que c'est un endroit parfait pour une ordure de son espèce. Le prisonnier répond qu'il n'a rien fait et qu'il veut partir. Je le gifle abondamment avant de lui donner un coup de pied dans le ventre. Il se retrouve à terre, dans la paille salie par le précédent coupable.

10h28 : Fatia et moi quittons la geole et fermons la porte à clé. Je jette un regard avec le judas en précisant au prisonnier que tout finit par se payer un jour. Nous nous éloignons et remontons à l'étage pendant qu'il proteste encore. Au moment de regagner l'étage, nous l'entendons crier que le jeu ne l'amuse plus et qu'il veut partir.

22h50 : Lucy descend apporter au prisonnier son premier repas. Il s'agit des restes du diner des esclaves en appartenance totale, quelques légumes et quelques os que Lucy a laissé refroidir et présenté dans une gamelle en aluminium. Le prisonnier a également droit à un verre d'eau. Lucy passe le repas par la petite trappe en bas de la porte. Le prisonnier gémit et se révolte. Il insulte Lucy et la traite de malade mentale.

22h59 : Maîtresse est informée des insultes proférées à l'encontre de Lucy. Elle décide de s'en occuper personnellement. Elle va chercher un bambou et descend dans la geole accompagnée par moi et Fatia. A la vue de Maîtresse, le prisonnier se jete à ses pieds et lui supplie de le garder. Fatia signale à Maîtresse que quelques minutes plus tôt il disait exactement le contraire. Maîtresse explique que Lucy a été insultée et que cela demande réparation. Fabrice s'excuse. Maîtresse répond que les excuses sont trop faciles. Elle brandit le bambou et le frappe au visage ainsi que sur le torse et les jambes. Le prisonnier hurle. Maîtresse repart en déclarant que cette insulte va aggraver sa peine. Elle lui souhaite également une bonne nuit et lui conseille de manger sa gamelle, car il aura besoin de prendre des forces.

Lendemain matin, à 6h00 : Je descends dans la geole. Le prisonnier est réveillé. Il me dit qu'il n'a pas dormi de la nuit à cause des odeurs. Il demande ou il peut faire ses besoins. Je lui explique que si l'endroit est nauséabond, c'est par ce que les besoins se font dans la paille sur laquelle il est couché. Je lui jette un sceau d'eau froide au visage avant de m'en aller. En partant, j'entends le prisonnier crier quand est-ce qu'il sera libéré. Je réponds qu'il ne sera pas peut être pas libéré, et qu'il doit passer en jugement avant. Il demande quand aura lieu son jugement. Conformément aux ordres de Maîtresse, je ne réponds pas.

10h15 : Fatia est envoyée dans la geole pour donner vingt coups de bambou au prisonnier. Elle a pour ordre de ne pas dire un mot. Elle exécute la punition et revient à l'étage.

10h31 : Fatia explique à Maîtresse que le prisonnier semble adopter un comportement de plus en plus révolté. Il crit beaucoup. Maîtresse répond que les murs sont larges et que personne ne l'entendra.

16h00 tapantes : Fatia et moi allons chercher le prisonnier. Je lui jette encore un sceau d'eau sur le visage et le corps. L'endroit sent très mauvais. Puis Fatia détache le prisonnier du mur et le déshabille avant de lui fixer des chaines entre les deux chevilles. Moi je lui mets des menottes, sa cagoule, ainsi qu'un collier relié à une laisse. Je tire Fabrice par la laisse et lui demande de nous suivre. Il demande ou on l'emmène, et nous ne répondons pas.

16h12 : Le prisonnier est emmené dans la salle de tortures. Maîtresse est assise sur son trône et lit un livre. Le prisonnier est jeté à ses pieds. Fatia empoigne un fouet. Maîtresse demande au prisonnier s'il apprécie l'hospitalité française. Il répond "oui". Puis il supplie Maîtresse de le laisser partir car il a beaucoup apprécié le jeu mais il ne souhaite plus continuer. Maîtresse rétorque qu'il doit d'abord être jugé. Le prisonnier se met en colère et crie fort en disant que ce n'est qu'un jeu entre adultes et que Maîtresse a perdu la raison. Maîtresse demande à Fatia de lui donner dix coups de fouet. Au bout des coups des fouet, Fabrice pleure et traite Maîtresse de "petite connasse écervelée" et de "tarée". Il dit aussi que tout ça est n'importe quoi et qu'il va porter plainte. Maîtresse rappelle que ce n'est pas son intérêt. Elle allume une cigarette et demande encore à Fatia vingt coups de fouets. Le prisonnier git à terre et hurle en recevant les coups. Sa peau est marquée et il saigne. Maîtresse explique ensuite qu'elle ne joue pas et qu'il le sait. Elle lui demande aussi de rester sage jusqu'à son procès. Puis elle nous demande de le raccompagner jusqu'à sa geole. Le prisonnier ne veut pas retourner dans sa cellule et hurle pitié. Maîtresse ne répond rien et nous emmenons le prisonnier dans le sous sol.

16h57 : Maîtresse nous explique que le prisonnier doit être laissé trois jours et trois nuits sans visites. Il doit rester nu mais ne devra plus être attaché au mur.

20h00 : Lucy est informée qu'elle doit préparer un seul repas et trois verres d'eau pour le prisonnier pour les trois prochains jours. Elle compose un repas fait à base de navets, pommes de terre et d'andouilles crues, et lui descend. Fatia me dit que la vue de cette gamelle lui donne envie de vomir.

Trois jours.

9h00 tapantes : Je descends en sous-sol pour préparer le prisonnier. Fatia m'accompagne avec un gourdin dans la main. A notre vue, il a l'air effaré. Il nous dit qu'il a soif et qu'il a faim. Fatia lui donne un coup de gourdin sur les doigts. Il hurle. Cette fois, nous lui mettons un carcan en bois sur les épaules. Il dit que la tête lui tourne et qu'il est malade. Je vois qu'il a vomi contre le mur. Nous ne répondons rien et lui demandons d'avancer.

9h11 : Le prisonnier est conduit jusque dans la salle de tortures. Ici, je lui enlève sa cagoule. La lumière l'aveugle. Son visage est fatigué et il a l'air abattu et épuisé. Maîtresse lui demande s'il se sent en forme pour rester une semaine de plus. Fabrice a du mal à parler mais il répond qu'il n'en peut plus. Maîtresse rit froidement en lui disant que c'est une petite nature et une raclure. Maîtresse lui dit que le moment du procès est venu. Elle se lève et tourne autour de lui. Elle explique qu'il devra répondre à toutes ses interrogations et qu'en cas de refus il subira "la question". Le prisonnier dit qu'il fera tout ce que Maîtresse veut car il veut partir. Fatia et moi l'emmenons dans un coin de la salle et lui passons un jet d'eau froide sur le corps. Fatia lui envoie des giclées de gel douche et lui demande de se frotter. Une fois propre, je lui présente un costume et je lui demande de l'enfiler. Le costume est trop grand pour lui mais il le met quand même.

9h34 : Le prisonnier est menotté et emmené dans le boudoir de Maîtresse. Maîtresse est assise dans son fauteuil et termine une conversation téléphonique.

9h36 : Le prisonnier est placé sur une chaise en bois, très basse. Maîtresse indique que le procès commence. Elle demande si le prisonnier plaide coupable ou non coupable. Fabrice se sent mieux depuis qu'il est propre et repond en souriant : "coupable parce que je veux terminer ce jeu à la con". Maîtresse le fixe avec dureté et demande à Fatia de lui donner un coup de poing au visage. Fatia frappe sans se retenir, et le prisonnier vacille de sa chaise. Elle lui répète sa question. Le prisonnier répond "qu'il s'en fout". Maîtresse lui demande s'il veut mourir. Fabrice réagit très vite et répond "non". Maîtresse sourit en lui disant que s'il a répondu aussi franchement c'est qu'il sait qu'elle est capable de le faire. Le prisonnier répond que "pas du tout". Maîtresse décrète que le prisonnier est coupable et qu'il subira sa peine au donjon. Maîtresse se lève pour expliquer la nature de la peine. Ce sera la peine de mort. Le prisonnier se met à rire en disant que c'est n'importe quoi et qu'il trouve le jeu "moyen".

10h25 : Le prisonnier est emmené dans une autre geole, plus confortable. Il y a une lumière, une bassine pour les besoins, une petite table, une chaise, et un lit. Il n'est plus attaché et garde son costume.

19h32 : Lucy descend un plateau repas au prisonnier. Il y a une carafe de vin, du poulet et quelques légumes, du pain et un dessert. Il a également droit à un paquet de cigarettes. Le prisonnier demande à quelle heure le jeu se termine. Lucy ne répond pas.

19h39 : Fatia et moi descendons pour le trouver. Il est en train de manger. Il nous demande s'il peut avoir un deuxième repas. Je réponds que c'est possible. Fatia lui indique que la peine de mort sera faite par décapitation et qu'elle aura lieu demain matin à 6h00. Le prisonnier semble tout à coup inquiet car nous ne rions pas. Il dit que c'est une blague et que jamais une chose pareille n'arrivera et que c'est trop grave. Je réponds calmement que je lui conseille de profiter de cette nuit pour prier et profiter de ses derniers moments de vie. Il ne répond rien.

19h51 : Lucy descend un deuxième repas au prisonnier et ajoute un magazine pornographique sur le plateau. Fabrice demande à Lucy si tout ça est une blague. Lucy reste sérieuse et ne répond pas.

22h46 : Fatia descend pour observer le prisonnier par le judas. Il a entendu les pas et demande qui est là. Il dit aussi qu'il est épuisé et que tout ça est une mauvaise plaisanterie. Fatia répond que puisque personne ne l'a vu venir ici, il n'est pas obligé de repartir si Maîtresse le souhaite. Il garde le silence.

Le lendemain matin, 5h30 : Fatia et moi descendons. Nous restons dans le couloir près de la porte et en profitons pour fumer une cigarette. Nous bavardons à voix basse et je dis que nous pourrons enterrer le cadavre dans la forêt. Fatia me répond qu'il ne faudra pas oublier d'enterrer la tête aussi. Nous ricanons discrètement.

5h38 : J'ouvre la porte de la cellule. Le prisonnier était juste derrière. Il est blanc et décomposé. Je lui demande s'il a passé une bonne nuit. Il répond qu'il n'a pas dormi. Avec beaucoup de compassion, Fatia lui demande de s'asseoir sur la chaise pour qu'elle lui coupe le col. Le prisonnier me regarde avec désespoir et me demande si c'est une blague. Je réponds doucement que non malheureusement, et qu'il savait que Maîtresse était capable de tout. Il se met à pleurer en disant que ce n'est pas possible, qu'il avait bien servi Maîtresse depuis quatre ans et que c'était injuste. Il dit aussi qu'on a pas le droit de faire ça à un homme et que pour lui c'était juste un jeu. Pendant ce temps, Fatia d'un geste grave lui découpe le col de sa chemise avec une paire de ciseaux. Le prisonnier dit en pleurant que sa famille va se demander ou il est passé et qu'il y aura des enquêtes. Nous ne répondons pas.

5h42 : Le prisonnier est prêt. Je lui mets des menottes. Il dit qu'il a envie de vomir. Puis il dit qu'il est sûr qu'il ne mourra pas. Nous nous arrêtons dans le couloir du sous sol pour qu'il puisse vomir.

5h49 : Le prisonnier est conduit dans la salle de tortures et placé devant la guillotine. Basile est présent et fais des tests avec le couperet pour voir si tout fonctionne bien. Tout est très solennel. Basile jette un regard sympathique au prisonnier. Il nous demande d'arrêter. Nous ne disons rien. La prisonnier est en larmes.

5h54 : Le prisonnier est placé verticalement sur la planche et attaché par Fatia. Elle me dit qu'il faut attendre l'ordre de Maîtresse. Je réponds qu'il ne devrait pas tarder. Fabrice ne pleure plus.

5h59 : L'interphone résonne dans la salle de tortures. Maîtresse explique que la peine est retardée de 10 minutes, car ce sera elle qui fera tomber le couperet. Basile sort de la salle. Dans les yeux du prisonnier il n'y a plus rien.

6h07 : Maîtresse entre dans la salle. Elle nous salue et se place face à Fabrice. Elle le regarde profondément. Elle lui demande jusqu'ou il croit en elle. Le prisonnier ne répond pas. Maîtresse s'approche encore de lui et répète la question. Il ne répond toujours pas. Maîtresse demande à Fatia de faire basculer la planche. La tête du prisonnier est maintenant dans la lunette.

6h10 : Maîtresse répète sa question. Le prisonnier ouvre la bouche et dit qu'il croit que Maîtresse est capable de le tuer. Il dit aussi qu'il croit qu'elle est capable de le sauver. Maîtresse ferme les yeux et soupire. Elle penche sa tête et dépose un baiser sur la bouche de Fabien.

6h12 : Maîtresse nous demande de libérer le prisonnier. Il se jette aux pieds de Maîtresse et lui enserre la taille. Maîtresse lui caresse la tête.

Fabrice est ensuite dirigé vers une chambre à coucher à l'étage. Après avoir bien dormi, il rejoint Maîtresse dans son boudoir dans l'après-midi et ils passent un long moment à discuter. Fabrice est ensuite reconduit à l'aéroport par Basile ou un vol l'attend.

Récit rédigé par Elève dominante Jessica, corrections par Elève dominante Fatia. Titre de Maîtresse.

Par Soumise Jessica
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Jeudi 2 octobre 2008

Ils pullulent et jaillissent de tous les méandres du net, les amateurs de cuir, de latex, de vinyle, de chaussures, de bottes, de bas, de catsuits, de bustiers, jarretelles et autres cuissardes. A croire qu'en chaque homme sommeille... un fétichiste.

Il fallait bien que cela arrive un jour. M'attaquer à un bastion du SM, commettre un meurtre dans la cathédrale, m'essuyer les fesses avec le Saint Suaire.

Oui, le fétichisme m'ennuie. Le fétichisme n'est en aucun cas une servitude. Le fétichisme est l'incarnation même de ce que je déteste le plus dans le SM : de petits garçons capricieux réalisant leurs fantasmes avec un joujou féérique. Le fétichisme est à mes yeux une idôlatrie mal placée et une fumisterie s'il est pratiqué sans esprit.

Car sans esprit, peu importe qui se tient dans les chaussures que le soumis lèche. La Maîtresse n'est alors rien d'autre qu'un objet, une poupée gonflable, une gravure de mode, un panard qu'il déguste comme une glace à la vanille. Il a les yeux qui brillent, le coeur qui chavire, le cerveau en vapeur, la langue qui délire. Il ne me voit même plus, mais demeure éberlué par la matière qui me revêt, par la botte qui me chausse. Au fond il ne voit que lui même, ou bien la femme qui représente toutes les femmes, une icône sans réel visage, celle qu'il admirait dans les magazines de son adolescence, celle qu'il vénérait dans quelques mauvais films, "la" femme impersonnelle, cette créature irréelle qui est le fruit d'une fixation d'enfance. Il croit mieux approcher, mieux comprendre et mieux servir la femme en vénérant des détails... et pourtant ces détails l'aveuglent systématiquement.

Bien sûr, certains effets magnifient la femme, et je comprends bien la passion fétichiste. Cependant, ce n'est pas le talon aiguille ou le tailleur qui fait la femme. Comme ce n'est pas le latex et le vinyle qui font la dominatrice, mais le contraire. Je vois encore dans cette pratique un déni de la réalité de la femme, si l'on considère que la féminité n'a pas besoin d'atours mais qu'elle se complait dans des atours, ce qui est une nuance fondamentale.

Il est vrai que certaines femmes se transforment en fonction de ce qu'elles portent. Elles deviennent tout à coup quelqu'un d'autre, elles le sentent, et le soumis le sent aussi. Il existe tout un monde de parfums et de sensations autour de certaines matières, un monde riche et empli de subtilités. Pour d'autres, c'est aussi un univers illusoire qui leur permet de fuir la réalité. Le trouble d'un homme à la vue d'une femme portant des gants, par exemple, ne s'explique que difficilement. Et il n'est certainement pas condamnable, car il renvoie à des choses profondes. Je crois d'ailleurs que nous sommes tous fétichistes, à des dégrés divers. J'aime porter le cuir, par exemple. C'est une matière qui me parle. J'aime son toucher, son parfum, son apparence. J'y vois de la puissance, un acte de cannibalisme inconscient. Adolescente, je me souviens m'être souvent caressée au contact de cette matière. C'est ainsi que j'ai compris que le fétichisme était lié au plaisir. Mais il se trouve que le plaisir du soumis n'a strictement aucune importance à mes yeux.

Que je me fasse bien comprendre : je ne dénigre pas la fascination naturelle que l'on peut avoir pour une matière ou une partie du corps, mais je souhaite la remettre sur de bonnes bases :

Ainsi, le seul fétichisme autorisé dans mon Cercle est le fétichisme de moi. L'excellent fétichiste est celui qui, parce qu'il sera fasciné par moi, sera aussi fasciné par ce que je porte. C'est l'un qui doit conduire à l'autre, et non l'inverse. Ici je rejoins l'esprit de mon article sur le scato : le caviar n'a de valeur que parce qu'il provient de ma personne. Le fétichisme est donc une conséquence, et non une fin en soi.

Si j'écoute certains soumis fétichistes ou la très grande majorité des Maîtresses actuelles, je ne peux voir le fétichisme qu'en songeant à ce célèbre proverbe : "Lorsque le sage désigne la lune, l'imbécile regarde le doigt."

Seule compte la Maîtresse. Elle est le centre de toutes les pratiques. Elle est la cause, le chemin et la destination. Elle est le seul sens possible si l'on désire sortir d'une vulgaire déviance sexuelle.

Exit donc les hordes d'obsédés du pied qui pensent me servir en dormant près de mes chaussures, ou en léchouillant misérablement mes orteils (quel ennui). Exit les transfigurés de la godasse, les toutous du suce talons, les crétins de la sieste canine, s'imaginant me combler de ravissement parce qu'ils sommeillent au pied de mon fauteuil. Dehors les névrosés du gothique, les obsessionnels compulsifs du souvenir d'enfance fantasmagorique : leur place est loin de moi. Une femme libre n'a nul besoin de bouillotes, de renifleurs de métatarses, de chiens chiens baillant aux corneilles, de mongoliens du coup de langue. Elle a encore moins besoin de se vêtir d'une manière ou d'une autre pour être ce qu'elle est.


Bien sûr, je ne suis pas si ingrate que cela. Si mes bottes sont sales - Diable ! - il faut bien que quelqu'un les nettoie ! Je place donc le plus souvent le fétichisme des chaussures, par exemple, dans un cadre d'humiliation. Et je suis encore plus satisfaite si le soumis qui s'occupe de ce nettoyage est à la base un individu n'ayant aucun penchant pour cette pratique. Ainsi je suis absolument certaine qu'il veille réellement à me satisfaire, et non à assouvir un fantasme.

Il n'est d'ailleurs pas étonnant que cette pratique "bdsm" soit l'une des plus utilisées par les call-girls. Tout ceci est logique : quand on ne peut décrocher la lune, on se contente du doigt qui la pointe. 

Je n'oublie pas que certains soumis restent sains, et voient cela comme une friandise, un petit "bonus" agréable, et savent que l'essentiel est ailleurs. Mais je n'omets pas non plus que beaucoup de fétichistes sont particulièrement exigeants, voire totalement maniaques, s'évertuant à produire ou reproduire une situation cent fois fantasmée, comme s'il s'agissait d'une recherche de perfection névrotique, et considérant la dominatrice comme un élément favorisant cette recherche égoïste.

Comme dans la soumission en général, certains d'entre eux accordent tout de même une importance à la femme qui portera l'objet tant convoité. Alors pourquoi moi plutôt qu'une autre ? "Parce que vous êtes jolie", répondent-ils tous en choeur. Ou bien : "Parce que vous êtes impressionnante". Me nettoyer les semelles devient donc un honneur. Oui, mais c'est un honneur qui se mérite, et qui ne constitue pas un motif suffisant pour me rencontrer. On m'a tellement léché les pieds depuis dix huit années que j'en ai des ampoules. Les fétichistes n'ayant d'autre but que leur fétichisme ne m'intéressent donc pas.

Voilà qui devrait alléger ma liste de contacts msn.

Par Maîtresse Trinity
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Vendredi 26 septembre 2008

J'ai repris mes séances en réel le Lundi 15 septembre dernier, et j'ai donc pu étrenner avec un immense plaisir mon donjon ainsi que toutes ses salles. Je dois avouer que je m'amuse comme une folle, passant de la salle "dojo" à la salle médicale, pour ensuite me défouler dans la salle de tortures, tout en n'ignorant pas les geôles en sous-sol.

Certains de mes soumis étaient heureux de pénétrer l'enceinte de "Château Trinity". Ils ne le furent pas bien longtemps... Si l'endroit est plaisant pour les dominantes et les esclaves en appartenance totale, il ne l'est pas spécialement pour les soumis masochistes. Oh ce n'est pas le château de Dracula, non. Juste une gentilhommière parfaitement aménagée pour faire très mal.

La photo représente ici le parc dans lequel s'ébroue certains jours l'étalon. Une photo pleine de soleil que j'ai prise moi même. J'aime l'ombre des grand arbres.

Je prends toujours la peine de relever ici les réflexions faites par certains internautes me concernant ou concernant ma domination. Même si certains me conseillent de ne pas répondre, je trouve intéressant de le faire, car si ce blog est visité, je dois m'attendre à des réactions, et il se trouve que je m'intéresse parfois aux réactions d'inconnus, qu'elles soient positives ou non.

Cependant, je ne suis redevable de rien envers les lecteurs. Il faut bien comprendre que la rédaction des articles, la publication des photos, ma présence sur msn sont des grâces que j'accorde... Même s'il est vrai qu'Internet me permet de dénicher des profils intéressants et de connaître à distance des serviteurs de qualité, je pourrais aussi disposer d'un msn confidentiel qui ne serait délivré qu'à des personnes qui auraient répondu à mes annonces et dont j'aurai estimé le profil valable au bout de quelques échanges. Je ne suis pas obligée de faire ce que je fais. Il n'est donc pas extraordinaire que j'utilise msn et Internet comme bon me semble, et que je ne m'y livre qu'en fonction de mes envies.

A ce sujet, certains tchatteurs se croient au supermarché, me demandent des comptes, des photos, des vidéos, des reportages, des interviews, des apparitions en cam, mes numéros de portables (certains m'ont même demandé ma comptabilité), tout simplement parce qu'en tant que bons consommateurs qui s'empiffrent de gratuité, la main dans le froc et le cul dans leur fauteuil, ils s'estiment en droit d'obtenir tout cela. J'ai l'impression d'avoir affaire à des voyeurs de stars, qui jugent que parce qu'une personne est publique, ils sont en droit de tout connaître d'elle. Je ne suis pas une personne publique, mais une personne totalement privée. Le SM s'est toujours déroulé dans un cadre clos, confidentiel, à l'abri de tous regards. La confidentialité de mon endroit, de mes soumis, de mon organisation, est tout à fait primordiale. Certes j'explique mes méthodes et ma vision, mes expériences ainsi que certaines anecdotes. Mais je ne vends rien. C'est tout, c'est comme cela et ce ne n'est pas autrement.

Les candidatures pour le poste d'esclave sexuel sont closes elles aussi. J'ai trouvé la personne qui convient. Il s'agit d'une formidable "shemale". Un "shemale" est un transexuel non opéré génitalement. (ce n'est pas elle sur la photo).

Lors de notre première rencontre, je fus littéralement soufflée par la véracité de cette "femme" jusqu'à ce qu'elle retire sa culotte. Elle est absolument parfaite. Si certains shemales ne sont pas totalement crédibles (quelques unes ont des rictus ou attitudes qui rappellent leur passé masculin), celle-ci est criante de vérité. Ces érections sont encore excellentes malgré la prise d'hormones, et cela ne durera sans doute pas longtemps. Je vais donc en profiter au maximum. Lara fera donc partie intégrante de mon cheptel d'esclaves en appartenance totale et demeurera au château. Comme je l'ai dit à l'un de mes contacts internet, je me demande comment je n'y ai pas pensé plus tôt. Lara me servira de jouet personnel, mais elle aura également son utilité auprès des soumis qui travaillent leur féminisation. Elle m'assistera donc durant ces séances, d'autant qu'elle a une petite expérience en domination. Le fait qu'elle s'entende parfaitement avec mes deux autres assistantes m'apporte beaucoup de joie, et contribue à l'atmosphère d'harmonie qui existe au sein de ce donjon.

Beaucoup de soumis et contacts msn m'ont parlée d'un blog qui existe en mon honneur depuis quelques temps. Certains se sont imaginés que je le faisais faire par un de mes soumis afin de me faire une publicité supplémentaire... En réalité je ne fais pas de publicité puisque je n'en ai pas besoin. Et j'ignorais totalement l'existence de ce blog jusqu'à dernièrement. J'ai eu l'occasion d'écrire à l'auteur afin de lui signifier mon approbation et mes encouragements. Il l'écrit librement, et c'est justement cela qui m'intéresse. Certains de mes soumis n'ont pas encore compris qu'il faut être libre pour devenir un esclave. Il faut être libéré de tout pour me confier sa vie. La liberté d'esprit et de ton de ce blog est donc un excellent exemple pour eux. J'espère en tous les cas que cet individu continuera à se perdre dans des ruelles sombres, qu'il s'enfoncera encore, et que ses cauchemars en forme de rêves continueront à alimenter ce blog artistiquement libre.

Néanmoins je rappelle encore une fois, au cas où cela traverserait la tête de certains de mes soumis réels, mon interdiction formelle concernant l'ouverture d'un blog personnel de soumis. Pas de blog, pas d'articles, pas de photos, pas de vidéos, pas de témoignage sur des forums, pas d'anecdotes, pas de participation à des tchats BDSM, rien. Obscurité totale.

Certains autres esclaves réels, chassés dernièrement, semblent fomenter une révolte à mon encontre. Dois-je rappeler que je peux me mettre en colère ? J'ai d'ailleurs reçu l'email suivant, je tiens à le faire partager... (J'ai corrigé les quelques fautes d'orthographe et de syntaxe).


"Maîtresse, ou Madame,

Vous m'avez signifié mon exclusion de votre Cercle récemment, pour des raisons que je ne comprends toujours pas.

J'avais fait ce qu'il fallait pour vous être agréable, j'ai répondu à vos convocations, et jusqu'au printemps dernier, sachant la route que je devais faire pour venir vous voir, j'ai toujours été à l'heure pour les séances.

Cela fait quatre semaines que je bombarde votre adresse email de courriels pour vous demander de changer d'opinion. Je sais que cela vous déplait, mais je pense que votre décision est mauvaise, Madame. Je mérite d'aller plus loin.

Puisque vous ne semblez pas vouloir changer d'avis, je vais trouver une Maîtresse plus compréhensive.

Pour tous ceux qui ne vous connaissent pas, je leur ferai un portrait plus exact que ce qu'ils fantasment. Je dirai que Maîtresse Trinity est une femme totalement égoïste, qui considère l'être humain comme de la merde, qui se moque de la douleur d'autrui au sens propre comme au sens figuré, qui est cynique et vénale, sans aucune moralité, sans aucun principes.

Si vous pensez qu'être crainte est mieux que d'être aimée, nous n'avons rien à nous dire.

Vous êtes un glaçon et vous n'êtes pas belle à l'intérieur. J'ai abandonné mon rêve qui est de créer une complicité avec une femme de valeur. Vous prenez les soumis pour des objets et vous ne vous intéressez pas à eux. Ou plutôt, tout ce qui vous intéresse c'est ce à quoi ils vont vous servir. C'est à sens unique de toutes façons. Ce n'est pas comme ça que je vois le bdsm. Pour moi le bdsm est un échange, et un soumis doit recevoir autant qu'il donne. Avec vous c'est impossible, on est juste un pion sur un échiquier. Si vous pensez que les humains sont des chiens, c'est vous qui voyez.

Une dominatrice de banlieue m'accorde plus d'attention en une séance que vous m'en avez accordé en deux ans. J'insiste sur le fait que vous n'êtes pas une Maîtresse SM, mais un monstre froid qui vit autour de son nombril. Le SM est un prétexte. Des gens comme vous, on les aurait guillotinés en 1789.

Je garderai la confidentialité demandée car je sais que vous êtes suffisamment barrée pour tenter de m'atteindre.

Adieu Madame.

Alain."

Je dirai que ce soumis a, à la fois, tout compris et rien compris.

A méditer.

Par Maîtresse Trinity
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Lundi 8 septembre 2008
Par Maîtresse Trinity
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Mercredi 3 septembre 2008

Nous sommes en octobre de l'an dernier. Alors que je me promenais dans cette bonne ville ennuyeuse de Bordeaux, un spectacle surprenant attira alors mon attention, non loin de la faculté de médecine. De jeunes gens drôlement déguisés tentaient de vendre des morceaux de papier toilette aux passants, avec une telle fébrilité et une telle gêne qu'il était clair que cette expérience fut loin d'être une partie de plaisir...

Je ne compris pas tout de suite la situation, mais lorsque je vis un autre jeune homme s'approcher d'eux en leur demandant de "vendre tout le rouleau sinon ils ne pourraient plus rentrer", je compris qu'il s'agissait d'un bizutage. Tout cela était bon enfant, bien sûr, mais ce qui me frappait était l'attitude soumise des bizuttés, et le caractère dominant du plus ancien. L'exercice était tout de même humiliant, d'autant que les passants riaient beaucoup et se moquaient carrément des pauvres victimes en leur parlant avec une condescendance ironique.

Cela me renvoyait à ma propre expérience du bizutage, il y a près de vingt ans, lorsque des "deuxième années" demandèrent à toutes les nouvelles recrues féminines de passer dans le réfectoire, de se déshabiller, de se peindre le corps, puis de se frotter les unes aux autres. Je me souviens avoir été stupéfaite de constater que mes "camarades" se pliaient au jeu avec une docilité suspecte, et s'engageaient dans la direction du réfectoire dans un état de stress et d'inquiétude non dissimulé. L'une de mes connaissances, voyant que je ne bougeais pas, me prit par le bras en me disant qu'il était important de s'intégrer au groupe et que cela déterminait toute l'année scolaire. Elle ajouta que c'était "sensas", "fun", et qu'une fois l'épreuve passée, nous allions certainement en rire...


Bien entendu je demeurais immobile, et les plus anciens ne me forcèrent pas, d'autant que le regard que je leur lançais ne les invitait en rien à le faire. Les jeunes filles commençaient à se dévétir sous les brimades des "instructeurs", avec une maladresse et une précipitation qui en disaient long sur leur état de stress. Ça n'avait rien d'un simple jeu voyeur/exhib, bien entendu, c'était bien plus profond que cela. Pourquoi, à ce moment précis, les images de "Nuit et brouillard" d'Alain Resnais me sont-elles revenues à l'esprit ? Ces jeunes femmes auraient été menacées d'un fusil qu'elles ne se seraient pas comportées autrement. On eut dit qu'il s'agissait d'une question de vie ou de mort, et je voyais là, sous mes yeux, du bétail affolé, maltraité par une puissance menaçante. Un "deuxième année" constatant que je regardais le spectacle sans y participer me dit tout à coup "qu'on allait pas être copains", et que mon année allait être "très compliquée" pour moi. Cete menace me fit rire, et je lui répondis par un clin d'oeil, avant de me concentrer sur l'épisode et en oubliant totalement sa présence.

Enervement :

Il y aurait des pages à écrire sur la docilité des jeunes gens dans le milieu scolaire... Ces moutons, formatés par une éducation nationale qui a toujours prôné le nivellement par le bas, c'est à dire le culte de la médiocrité, encouragés par des parents dont le souci de normalité est la première des priorités, ces misérables, donc, sont capables de tout endurer tant que les bonnes notes sont assurées, et le diplôme accessible. Troupeau baisé, enculé, chair à canon des années chômage, ils baissent continuellement leur froc avec la trouille au ventre et la chiasse dans les boyaux, et lorsqu'ils n'en ont pas assez, ils en redemandent. On ne peut pas en exiger plus de pantins faibles qui consacrent toute leur énergie à devenir "certifiés conformes". Aussi, se faire accepter par les autres de cette manière n'est pas véritablement un problème : ils n'en sont plus à une humiliation près.

Fin de l'énervement.

Mon père, qui était militaire, m'avait raconté des bizutages d'anthologie et comme j'ai passé mon enfance en caserne, j'ai pu observer moi même certaines pratiques. Je me souviendrai toujours de ce brave soldat qui avait été placé entre deux matelas ficelés, le tout expédié depuis la fenêtre du premier étage.

Je parle de ce sujet, car beaucoup de soumis m'ont questionnée là dessus au cours de ces dernières années. Dans leur esprit, le bizutage n'est rien d'autre qu'un exercice SM, avec des dominants, des soumis consentants, des épreuves qui peuvent affecter ou renforcer le physique et le mental et qui déterminent l'acceptation dans un cercle. Les pratiques imaginées par les bizuteurs sont parfois perverses à souhait et très bien conçues. En bref, tout cela semble cohérent et devrait me ravir... Et pourtant non.

La question n'est même pas de mesurer le dégré de panurgisme de ces "victimes" infoutues de dire "non", mais de savoir qui sont les dominants. Tout d'abord il s'agit d'un groupe, d'un collectif, dont la seule force se situe dans l'émulation d'une certaine connerie. Ces individus n'ont rien de supérieur, ce qui rend l'humiliation plus acceptable pour un imbécile, mais bien plus douloureuse pour un individu intelligent, à moins que ce dernier soit un vrai masochiste. Pour un soumis, par exemple, se faire dominer par un groupe d'abrutis trouducuteux est beaucoup plus inadmissible que de se plier à une femme supérieure. Cet enseignement, je l'ai réutilisé par la suite dans mes séances en demandant parfois au dernier de mes soumis de prendre un ascendant sur un soumis plus expérimenté. C'est dur à avaler, si j'ose dire, d'autant que les soumis, je le répète, sont tout sauf des carpettes, ils disposent d'une cervelle et ne se plient pas à n'importe qui, ils restent à jamais des êtres à conquérir. Le soumis ressent alors une grande injustice et j'avoue que lire son désespoir dans les yeux est source d'un grand plaisir. Cependant il s'exécute, car il sait que c'est ce que je veux.

Si l'on peut suspecter un masochisme chez les bizutés, il n'est explicable que par la peur de ne pas appartenir à un groupe et la foi indéfectible en un ordre hiérarchique établi : les "deuxième année" ont un avantage sur les "première année" par exemple, et cet avantage est dans leur esprit indiscutable. La pulsion sadique des bizuteurs, quant à elle, ne relève pas d'une quelconque supériorité, bien sûr, si ce n'est l'avantage d'une place sociale acquise. N'oublions pas que dans le bizutage les victimes d'hier deviendront les bourreaux de demain. Cette mentalité de petit sergent qui profite de son galon pour se venger sur la bleusaille de ses humilations passées fait partie intégrante de l'âme humaine, je n'ai pas besoin de développer là dessus, tout le monde le sait.

Où je veux en venir : il arrive régulièrement que certains de mes soumis me demandent d'assister à l'humiliation d'une soumise et me proposent de me prêter main forte. Et il arrive que j'accepte. Bien sûr, je dois être certaine des motivations du serviteur : il doit le faire par perversité et non par esprit de revanche. On ne peut dominer réellement sans avoir l'esprit clair et sans être en paix avec soi même.

Dans mon "système", il est essentiel pour moi de renverser les rôles, de créer des situations où l'expérience et le "galon" ne deviennent plus des motifs d'intouchabilité. Ainsi, il peut arriver qu'une soumise de longue date se fasse fouetter ou baiser par un simple débutant. Ou qu'un soumis très aguerri se fasse engoder par une novice. Comme il peut arriver aussi que je joue un jeu de soumise, en me faisant attacher, baiser, ou fister.

Comment pourrais-je me proclamer libre si j'essayais de recréer un système bridé où la place que l'on occupe est un acquis indiscutable ? Un soumis doit comprendre que l'autorité d'une Maîtresse n'est pas acquise mais innée. En cela, le renversement des "rôles" est de temps à autres nécessaire. Je n'ai pas fait autre chose que cela lorsque j'ai proposé à mes soumis, lors de ma dernière orgie, de m'abuser sexuellement. Et loin d'en faire des démonstrations théoriques, j'y prends aussi plaisir car tout cela est follement amusant.

Voilà donc, pour répondre à toutes les questions que j'ai reçues à ce sujet : la plus grande force d'une dominante est de n'appartenir à rien, de pouvoir librement chambouler tout son système et toute sa hiérarchie sur un simple claquement de doigts, et d'être en mesure de remettre son titre en jeu en sachant qu'elle ne le perdra jamais. La supériorité est, elle ne s'acquiert pas.

Par Maîtresse Trinity
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Lundi 1 septembre 2008
Me voici de retour après quelques vacances amplement méritées. Cette période fut plus que fructueuse et m'a permis de prendre du recul sur mon petit monde. Je retrouve donc mon domaine avec plaisir, et je souhaite que cette rentrée démarre sur les chapeaux de roue.

Ainsi, je vais étudier le listing de mon cheptel et procéder à des expulsions. Celles-ci seront conséquentes. Elles concerneront essentiellement les soumis et soumises à distance ainsi que quelques soumis en réel. Mon cercle ne doit pas s'agrandir au détriment de la qualité. Et certaines personnes n'ont plus leur place même si elles ne le savent pas encore. L'accueil de nouveaux profils est toujours d'actualité, mais les conditions d'admission restent les mêmes :

Venir jusqu'à moi n'est pas facile, chacun aura pu le remarquer. Il faut avoir un profil intéressant, surprenant, voire prometteur. Il faut accepter d'être soumis à distance au préalable et sur une période indéterminée (et ça peut être long, très long). Il faut également, et c'est le plus important, tenir le rythme et la durée. La rencontre est donc le fruit d'un parcours en amont, ainsi le soumis ou la soumise est déjà parfaitement conditionné pour sa servitude avant même d'avoir franchi la porte de mon château. Ceci, je l'ai déjà expliqué. Mais c'est encore plus vrai à partir de maintenant.

Je vais poursuivre tout au long de l'année mes formations en Italie, mais j'ai aussi des demandes en Angleterre, en Russie, en Allemagne, et au Brésil que je compte honorer. Transmettre mon savoir est une grande joie, et même si je ne suis pas une pédagogue née, j'aime enseigner, mesurer l'effort et le chemin parcouru par mes élèves.

Je souhaite également organiser des rencontres de groupes destinées à la débauche et à l'assouvissement de tous mes vices. Je veux que les choses les plus extrêmes et les plus perverses au monde se déroulent au château Trinity. Et je veux aussi que ce lieu reste secret, mystérieux, énigmatique. Cela apporte une touche littéraire qui ne me déplait pas, et comme je ne fais pas de publicité mais de l'information, je ne me sens pas obligée de créer des dépliants et des cartes postales pour vanter le lieu. Il sera néanmoins possible de voir le château en photo sur ce blog, mais je ferai cela par bribes en laissant place à la suggestion. Je veux que les esprits travaillent.

Je veux aussi que mes élèves dominantes soient prêtes à assumer leur futur rôle de Maîtresse avant Juillet 2010. Il faudra donc travailler encore, et progresser. J'attends des résultats et je suis confiante. Je tiens à assurer une relève digne de ce nom au cas où il m'arriverait malheur : je parle ici des menaces de mort qui ont déferlé sur ma boîte mail cet Eté, menaces dont je connaîtrai les aimables expéditeurs bientôt. Sans parler de dominas anglo-saxonnes bien connues qui m'expliquent que je les fais "vomir" et que je "déshonore le SM." (il semble que les anglo-saxonnes soient puritaines même dans le bdsm... sans doute sont elles tout aussi puritaines lorsqu'elles chient, mais c'est à se demander si elles y parviennent.)

Dans le même registre, le récit de mon aventure chez cette famille bourgeoise a suscité de vives réactions. Beaucoup de ces "grands gagnants de la société de consommation", vexés de s'être reconnus dans le soumis Malik, sont venus m'insulter ou me provoquer, estimant sans doute que leur position sociale était une conséquence directe de leur intelligence et qu'à ce titre ils pouvaient faire jeu égal avec moi. Donc la question est : s'ils se sont reconnus dans ce soumis, comment pourraient-ils faire jeu égal avec moi ? Et puis quelle étrange façon de voir les choses... Si l'argent était lié à l'intellect, le monde tournerait sans doute différemment, et Marc Lévy serait pauvre. Ces "golden boys" bedonnants sont certes malins, pétris de bon sens, roublards, commerçants, mais enfin, ils n'ont aucune subtilité intellectuelle, ce sont de vulgaires tenanciers. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils sont soit des fortes têtes qui pensent qu'un sens de la répartie est suffisant pour dominer leur entourage, soit des masochistes peu contrariants qui prennent leur ration hebdomadaire de fessées pour se constituer un équilibre, ce qui les réduit à l'état de simples petits clients à putes. J'ajouterai qu'un vrai masochiste, patient et endurant, a bien plus de puissance cérébrale qu'un "dominateur de salles de réunion". Si le bdsm passe par le physique, c'est justement parce que l'atteinte physique est le plus grand défi que l'esprit puisse relever. C'est une base du SM, c'est pourtant simple à comprendre, et comme ils ne le comprennent pas, je n'ai pas de temps à perdre avec ces amateurs.

Je dois préciser également que je reçois beaucoup de candidatures pour des éducations à distance. Et j'en reçois tellement qu'il ne m'est pas humainement possible de répondre à toutes, même en faisant le tri entre les individus sérieux et les fumistes. Aussi, je puis refuser un profil intéressant simplement parce que je ne suis pas une machine. Ceci est donc un fait à prendre en considération pour tous ceux qui ont un profil profondément ennuyeux.

Une remarque : lorsqu'un homme tente de faire connaissance avec une femme, il essaye de ne pas se laisser aller : il soigne son orthographe, il se présente correctement, il évite les remarques lourdes et les conversations ennuyeuses, il essaye véritablement de se mettre en valeur, d'être sincère, sans trop en ajouter... Lorsqu'on me contacte, ces efforts doivent multipliés par dix, sans pour autant tomber dans l'exercice de séduction bien sûr, car c'est un motif de rejet automatique : les parades masculines sont trop éculées pour ne pas être ennuyeuses et risibles.

Durant mon absence, beaucoup de personnes se sont adressées à soumise Jessica sur msn. La lecture des historiques de conversation m'a faite rire, et j'ai passé là un excellent moment. Il y a eu de tout : dragueurs à deux balles ("salut, oh tu es mignonne, alors on ne s'ennuie pas sans sa maitresse ?"), chiens sans colliers qui souhaitaient se mettre à sa disposition dès qu'ils apercevaient sa photo ("oh maitresse que vous etes belle, je me prosterne a vos pieds, je suis a vous pour l'éternité !!!"), soumis voulant "taper une causette" ("salut, elle est comment trinity dans la vraie vie ?"), ex-soumis éjectés et bloqués ("euh... j'ai eu un malentendu avec votre maitresse..."), provocateurs pubères qui pensaient plus simple de s'attaquer à l'élève qu'à la Maîtresse ("alors connasse, tu fais le menage en attendant le retour de ta chieuse ?"), mais aussi bon nombre de petits malins qui ont tenté de mettre Jessica dans leur poche afin de me rencontrer plus vite, même si ces derniers sont tellement bêtes qu'une élève comme elle les a vus arriver à deux kilomètres... Jessica étant intelligente, et ayant été amplement prévenue de ce qui l'attendait, elle fut tout à fait à la hauteur de sa tâche et je lui adresse une nouvelle fois toutes mes félicitations. Personne n'a pu passer la porte, quelle que soit la malice de l'interlocuteur. D'ailleurs ils ne furent pas bien malins, mais plutôt ridicules.

Il est possible que je demande à soumise Jessica d'assurer un filtrage des candidatures à l'avenir, quoique cette éventualité ne semble pas la ravir (n'est-ce pas ma chérie ?). Elle a vu d'elle même la difficulté d'assurer une présence, même à distance. Sa remarque ("10% de gens sérieux pour 90% de dégénérés") est à prendre en considération. Il n'est donc pas bien difficile de constater que je me protège essentiellement de la connerie, car cette dernière, fortement répandue parmi les mâles comme chez certaines femelles, est source d'ennui profond et de contraintes, c'est à dire tout ce que je déteste.

Combien de candidatures débiles ai-je reçues durant cette période, de profils d'une banalité affligeante, d'individus se croyant uniques (dans leur quartier sans doute) venus jouer les matamores, de visiteurs qui ont lu mon site sans le lire, de mails totalement incompréhensibles (certains m'envoient des blagues ou des invitations pour rejoindre des sites de rencontres), des "copiers/collers" de CV envoyés à toutes les dominas de ce pays, etc, etc... Que tout cela est pesant, que tout cela est minable... J'ai pu me réjouir en revanche en consultant les photos des candidatures pour le poste d'esclave sexuel. Quelques pénis ont retenu mon attention mais je suis tout de même déçue de constater le peu de profils reçus... Une cinquantaine seulement ??? Ces petits messieurs ont-ils peur de décevoir ? Oui, sans doute, car c'est dans la nature même de l'homme, et je ne peux pas lui en vouloir d'obéir à sa nature. Je mettrai donc fin à cet "appel d'offres" mi octobre, quoiqu'un individu m'a clairement tapé dans l'oeil.

Mes séances pour mes esclaves réels reprendront quant à elles le 15 septembre. Date à ne pas oublier. Les convocations seront envoyées en temps voulus.

Pour finir, parlons de ce fameux "vote libre" , ce "sondage" qui a fait couler beaucoup d'encre, et qui fera sans doute couler une autre substance prochainement... Enormément de mails imprégnés de grands "Ooooohhh" mais aussi de grands "Aaaaaahh", me détaillant le manque de dignité qui serait le mien si j'exhibais certaines parties de mon corps. "Quelle mouche vous a donc piquée, ô Maîtresse ?"

Difficile d'écrire cela dans un pays où l'on se renfrogne à la vue d'un téton d'une Miss France. Difficile aussi de l'écrire sachant que tout le monde confond érotisme et pornographie. Mais je l'écris tout de même : la nudité n'enlève pas de dignité à une femme. Et l'élégance ne se situe pas dans l'enveloppe vestimentaire mais dans l'attitude et le langage. Ma "classe", c'est ce que je suis et non ce que je montre. Et je le redis : je suis ce que je suis quel que soit mon accoutrement, le contexte dans lequel je me trouve, ma position, mes paroles. Me montrer dans des tenues traditionnelles BDSM devient à mes yeux aussi ridicule qu'un Ecossais en kilt. La sâcralisation de la femme que je suis doit se dispenser de tout gadget et folklore, et de plus je ne souhaite pas alimenter les fantasmes "cuir et latex" des visiteurs et des soumis qui s'égarent ici. Je ne suis jamais autant moi même que nue, et cela n'enlève rien à mon autorité, ni à mon esprit, ni à ma cruauté. Ainsi, si je montrais une photo sur laquelle je me fais coïter par un orang-outang, je resterais encore moi même, et l'image ne serait dégradante que pour ceux qui restent sclérosés par la morale et les conventions sociales. Correspondre à des fantasmes SM ressassés n'est pas à l'ordre du jour. Et si la nudité devient banale pour certains, moi je ne le suis pas. Que les soumis ou visiteurs ayant besoin de leur dose quotidienne de latex aillent donc voir ailleurs : de nombreuses dominas versent dans le poncif, ça devrait les ravir.

Les résultats du vote pour ce centième article sont donc connus. Les visiteurs qui ont voté ont choisi de voir une photo représentant mes fesses. C'est bien la première fois que je me livrerai à un exercice de démocratie. Voici donc la photo désirée par la vox populi, en souhaitant une excellente rentrée à tous et à toutes. (Je crois que cette photo ne frustrera pas ceux qui souhaitaient voir autre chose de plus intime... )

A bientôt.








Par Maîtresse Trinity
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Lundi 21 juillet 2008

- Je serai en vacances à partir de vendredi jusqu'à fin août. Pour mes esclaves réels : je ne serai pas joignable par téléphone, je vais tous les couper. Néanmoins je me connecterai de temps à autres sur msn afin de faire certains suivis. Je reprends donc les séances réelles mi-septembre au sein de mon château, uniquement avec mes soumis et soumises attitrés.


- Certaines personnes n'ont toujours pas compris mon fonctionnement : je recrute des individus via Internet, je les forme à distance, et si je les pense capables de me servir encore mieux en réel, je consens à les recevoir régulièrement. Toute séance ou rencontre n'est donc que le fruit d'un parcours avec moi. Et ce parcours se poursuit par la suite en chair et en os... Je propose un chemin, car le bdsm est un chemin. Je reçois encore et toujours des demandes pour des rencontres rapides... heureusement que ces abrutis ne sont pas sous ma main lorsqu'ils me font ces demandes...

- A partir d'aujourd'hui, les individus désirant des informations complémentaires sur mes dominations s'adresseront à mon élève Soumise Jessica, qui s'occupera de renseigner les égarés. Son msn est : jessica-chateautrinity@live.fr.  Il faudra s'adresser à elle en la vouvoyant et en l'appelant "Mademoiselle". Elle est soumise, certes, mais aussi élève dominante, et c'est une élève très douée. Elle me rapportera le moindre écart... Ayant beaucoup de travail à la propriété, elle sera peu disponible mais tâchera de répondre à toutes vos questions lorsqu'elle le pourra.

- Je veux recruter un esclave sexuel mâle supplémentaire pour le mois de septembre. Sa fonction sera différente de celle assurée par ma "fontaine à semence". Il sera tout simplement à ma disposition pour les exercices et mes loisirs. Il n'a pas besoin d'être en appartenance totale, il ne vivra donc pas avec mon personnel, mais devra être prêt à chaque coup de téléphone de ma part. Une proximité avec la ville de Bordeaux est souhaitable.

Les conditions pour être accepté : avoir entre 18 et 30 ans, bonne santé, être bien membré (entre 15 et 25 cm, pour les moins de 17 : être large), endurant et très motivé.

Les candidats intéressés peuvent envoyer leur candidature par mail à ladytrinity@live.fr, avec présentation détaillée et photos du membre (du membre seulement). Je retiendrai le meilleur, si meilleur il y a... A vous de jouer, Messieurs... Résultat en septembre.


- Pour finir, je souhaite lancer un petit jeu. Cet article est le 99ème depuis la création de ce blog. Pour le centième, et pour "remercier" la fidélité de ses lecteurs et lectrices, je souhaite afficher une photo de moi, inhabituelle pour une Maîtresse.

C'est à vous, lecteurs et lectrices, de faire un souhait quant à la photo que vous désirez voir affichée ici. Je veux donc que cette image soit le cadeau de la majorité. Pour exprimer quelle photo vous désirez voir, il suffit de répondre ici bas.

Je pressens que ce centième article sera le plus visité de tous... Quoi qu'il en soit, les résultats me seront fort instructifs pour l'avenir de ce blog et feront l'objet d'un article de conclusions. Clôture des votes : mi août probablement.


Edit de Soumise Fatia, du 29/08/2008 : fermeture des votes.

Résultats :

1 - Fesses nues : 325 votes - 18,9 %
2 - En string : 324 votes - 18,84 %
3 - Nue : 297 votes - 17,27 %
4 - En maillot de bain : 241 votes - 14,01 %
5 - Poitrine nue : 165 votes - 9,59 %
6 - Cuisses écartées : 135 votes - 7,85 %
7 - En robe : 127 votes - 7,38 %
8 - En levrette : 106 votes - 6,16 %

Par Maîtresse Trinity
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Jeudi 17 juillet 2008
C'était un de ces hommes à l'agonie, prisonnier du destin banal qu'il avait choisi bien trop jeune, et pour qui la vie était un étau dans lequel il semblait irrémédiablement coincé. Comme beaucoup d'individus dans ce cas, il pensait que fréquenter une Maîtresse SM lui permettrait de remettre entre les mains d'une femme de confiance les responsabilités qu'il voulait fuir de temps à autres.

En règle générale, je refuse systématiquement ce genre de demandes. Je sais que je deviendrais un échappatoire pour des quadragénaires fatigués, une déviance et un soulagement pour cadres sup', une bonbonne d'oxygène pour gros salaires étouffés par le stress.

Ces gens ne comprennent pas qu'ils sont d'une effroyable banalité, et s'imaginent que l'importance de leur position sociale représente un appât suffisant pour se faire accepter dans mon univers. 

Je suis là pour être un but, et non un défouloir. On ne me fréquente pas pour oublier ses petits tracas. Le bdsm n'a pas à être un exutoire pour petits PDG qui concluent la vente de leurs tapis le jour et qui se soulagent de leurs responsabilités la nuit, dans une soumission aussi illusoire qu'inutile. Malheureusement, ces charlots sont les plus gros consommateurs de SM depuis fort longtemps, et ils se paient des Maîtresses comme le client se paie sa putain : grâce à leur fric et en fonction de leurs pulsions.

Cet individu, chef d'entreprise d'une quarantaine d'années, retenait cependant mon attention. Sa famille me semblait intéressante, quoique caricaturale : une épouse nymphomane qui se tapait ses meilleurs amis, un fils puceau qui semblait suivre les traces de son papa dans ses rapports difficiles avec les femmes, une fille qui était un poncif de jeune pétasse écervelée, bonne à montrer la raie de son cul en boîte de nuit et à allumer tous les hommes pour se sentir vivante. C'est en tous cas le tableau qu'il m'en dressait. J'avais bien envie de faire sauter quelques bâtons de dynamite au sein de cette petite famille ridicule... et bien entendu en retirer le maximum de plaisir.

L'homme, grand et musclé, crâne rasé, visage mât, violent et contrarié, c'est à dire banal, était aussi masochiste, fétichiste et adorait l'humiliation. Il adorait également mes pieds, ce qui me faisait une belle jambe. En bref, rien de particulier chez ce soumis ennuyeux, hormis sa manière de me saluer avant de quitter les lieux. Après avoir léché ses propres excréments pendant une heure, il était capable de me regarder avec une condescendance princière et de me saluer comme on remercie un larbin d'avoir exécuté sa besogne : du coin de l'oeil avec un léger sourire supérieur.

Ceci n'a rien d'extraordinaire. Il arrive souvent qu'un soumis oublie parfaitement ce qu'il vient de faire cinq minutes auparavant. C'est une manière de reprendre contenance très vite et de dominer à nouveau une situation qui lui a échappée. Ce comportement peut faire penser au stress post-éjaculatoire : l'abandon étant bien plus difficile à vivre pour un mâle, le besoin de se reprendre s'impose sitôt la phase jouissive passée. Cette attitude prouve encore que ce soumis n'en était pas un : le SM va plus loin que le sexe puisqu'il ne se limite pas à la triste amertume d'un orgasme masculin.

Quoi qu'il en soit, cette manière de me saluer me déplaisait fortement, bien entendu. Et si je n'avais rien dit les premières fois c'était en prévision d'une sanction future. J'aime de temps à autres me constituer des réserves.

J'avais donc pris soin de me renseigner sur les coordonnées de ce soumis. En quelques jours je savais tout : nom, adresse, téléphone, emplois du temps de son épouse et de ses enfants. Toute personne a le droit de savoir à qui elle a affaire, et c'est un droit dont j'abuse volontiers.

La goutte d'eau qui fit déborder le vase fut ceci : il me téléphona un jour en m'expliquant qu'il souhaitait ne plus me rencontrer, estimant que ses "besoins SM s'étaient momentanément interrompus", et qu'il me recontacterait "lorsque l'envie lui reviendrait", en espérant que "je pourrai lui être disponible." Il finit son monologue téléphonique en me faisant un virement de 1500 euros pour me remercier d'être, je cite, "à sa disposition". Au "au revoir" vif et sans attente de réponse conlua cet appel.

A ce moment là, je sus que j'allais m'amuser avec sa vie et celle de sa famille.

Je ne fis rien au hasard. Je commençais par prendre contact avec son jeune fils, âgé d'une vingtaine d'années. Il fréquentait une boîte de nuit connue dans les environs de Bordeaux, et je le rencontrai donc un soir d'ébriété. Détestant ces endroits, je dus prendre sur moi pour supporter l'ambiance semi-débile qui règne sur les dancefloors, la musique abrutissante ainsi que les numéros de séduction mille fois vus et répétés que se livrent garçons et filles en vue de ne pas finir seuls dans leurs plumards.

Dès le premier soir, j'usai de mes charmes pour l'attirer à moi, ce qui ne fut pas bien difficile, le garçon étant seul et peu entreprenant. Je gardais une distance bien entendu, mais me montrais aussi directe lorsque la timidité du jeune homme se manifestait de manière trop aigüe. En trois rencontres d'un ennui mortel, je devenais donc officiellement sa petite amie. La différence d'âge n'étant pas trop visible, cela pouvait être crédible aux yeux de sa famille. Nous nous rencontrions dans des endroit neutres : jardin public, bars, cinéma, ceci afin de ne pas dévoiler trop vite mon identité auprès de son père. Par la suite, je fis la connaissance de sa soeur, à qui il me présenta avec fierté, une jolie jeune femme de 19 ans dont j'ai dressé le profil précédemment. Je m'amusais ainsi à devenir l'amie de cette fille, que je rencontrais en dehors de son frère pour faire du shopping et confier de fausses impressions.

En deux semaines, j'étais donc la petite amie du fils et une amie proche de la fille. Il me restait encore l'épouse.

Jérémie me présenta donc à sa mère, chez eux. Je fus agréablement surprise par son physique (une brune ardente, bien sculptée) et par sa franchise. Elle fit tout de même la moue en constatant que je n'étais pas de l'âge de son fils, mais surtout elle était époustouflée que je pus m'intéresser à son rejeton. Je voyais donc clairement la trâme psychologique de cette famille : la mère et la fille méprisaient les deux hommes de la maison.

Le père était absent pour cinq jours, ce qui me laissait suffisamment de temps pour la mettre elle aussi dans ma poche. Je fus invitée à un séjour, et bien entendu j'acceptai. Dès le départ, je partis sur le ton de la complicité et jouais triple jeu. Je dénigrais la mère devant le fils et la fille, je dénigrais le fils et la fille devant la mère, le dénigrais la mère et le fils devant la fille. Pauline me demandait ce que je pouvais trouver à son fils et je lui répondais qu'en réalité j'étais homosexuelle et que sortir avec Jérémie était une façade. Je me souviens de cette longue après-midi de bronzette auprès de leur piscine au cours de laquelle elle me confia beaucoup de choses.

J'appris ainsi que Jérémie fantasmait sur sa maman mais aussi sur sa soeur. Il les prennait en photo à la dérobée et se forgeait ainsi une collection de clichés suggestifs. Pauline et Léa le savaient parfaitement et jouaient parfois le jeu au gré de leurs humeurs. Léa quant à elle vivait une véritable compétition sexuelle avec sa mère, et s'habillait toujours de manière très provocante pour tenter de rivaliser avec elle. Et Pauline faisait la même chose. Il existait donc dans cette maison une atmosphère de provocation sexuelle au détriment des hommes qui pouvait expliquer le comportement masochiste du "pater familias" et l'inhibition du fiston. Je me souviens aussi que cette après-midi là, Léa ayant constaté que je bronzais en bikini string, elle vint nous rejoindre dans la même tenue et se mit à bronzer seins nus juste à côté de moi. Pauline fit de même en disant que c'était une bonne idée et qu'il ne fallait pas se gêner entre nous. Je les imitais aussi, et nous devinmes donc un très joli tableau érotique.

Je savais qu'il fallait abattre une carte à ce moment précis. L'occasion était trop belle. J'exprimais à Pauline ma soif à cause de la chaleur, et elle cria vers la maison afin que Jérémie nous apporte de quoi nous désaltérer. En me retournant et en fixant la fenêtre de sa chambre, je vis qu'il se tenait derrière. Ce petit salaud était probablement en train de se palucher en nous regardant. Il se passa cinq minutes avant qu'il fasse son apparition, visiblement très troublé. Le rouge au front et les mains tremblantes, il nous servit du thé glacé en ne disant rien. Dans l'oeil de Pauline, je vis une certaine perversité qui me plut.

C'est ici que j'intervins. D'un ton langoureux, je demandais à Jérémie de me passer de la crème solaire sur les seins, le ventre et les cuisses. Il hésita quelques secondes, totalement décontenancé par ma demande. Le pauvre garçon était, il faut le dire, chauffé à blanc, puisque je refusais les rapports sexuels avec lui depuis le début de notre "relation". Jérémie prit la crème sans rien dire et commença à me l'appliquer. Il allait très vite, comme pour se débarrasser de la tâche. Je lui en fis la remarque et lui demandai d'aller plus doucement. Quoique très large, son "baggy" ne pouvait pas dissimuler un début d'érection. Je sais que Pauline et sa fille le voyaient aussi. Et je savais que, placées dans un contexte ou je me montrais encore plus allumeuse qu'elles, elles vivraient cela comme un challenge à relever.

Je ne me trompais guère, car après m'avoir enduite de crème, ce fut Léa qui exigea la même chose. Le lecteur doit bien sûr comprendre que tout cela était demandé avec beaucoup de naturel. Jérémie s'exécuta là encore, et son regard était devenu fixe, totalement concentré sur sa tâche. Il respirait de plus en plus vite et l'on sentait qu'il consacrait beaucoup d'efforts à se contrôler. Pauline, qui était une salope écervelée, joua elle aussi ce jeu dangereux afin d'être dans le coup. Je brimais Jérémie sur le ton de la plaisanterie afin qu'il s'exécute plus vite. Il répondit en balbutiant, et son sourire était devenu figé et de plus en plus nerveux. Son stress était d'ailleurs si considérable que cela nous mettait mal à l'aise. En tous les cas, il ne faisait plus rien pour dissimuler son érection. Je sentais que c'était là le meilleur moment pour abattre ma deuxième carte.

Après avoir joué avec les sentiments incestueux de cette famille, il fallait maintenant que j'écarte définitivement Jérémie de la donne. Ce petit ne me servait plus à rien. Alors qu'il prenait tout son temps pour malaxer les seins de sa mère, je lui dis tout haut qu'il me semblait bien qu'il bandait. Il me regarda d'un air pervers et me répondit avec une franchise étonnante qu'en effet, il bandait "à mort". Je sentais bien qu'il était sur le point d'exploser. J'ajoutai une couche en lui demandant si cela l'excitait de caresser ainsi des corps de femmes. Ici, ce fut un moment inoubliable... Tandis que Pauline et Léa, choquées par son comportement, le regardaient avec stupéfaction, il répondit d'une voix rauque qu'il adorait ça, et qu'il était chaud pour "nous baiser". Il s'était redressé, tremblant de partout, et mes deux compagnes et moi même viment des années de virginité, de frustration, de malaise et de fantasmes solitaires exploser au grand jour. Il se mit à parler très fort en disant qu'il était un "gos baiseur" et qu'il avait une "grosse queue". Joignant le geste à la parole, il baissa rapidement son "baggy", et nous exhiba sa bite. Le fait de montrer son sexe à des femmes pour la première fois de sa vie lui monta sans doute à la tête : il se mit à se branler très vite en nous traitant de salopes, puis éjacula. Léa eut le temps de se lever pour éviter d'être arrosée. Elle cria que son frère était un malade mental. Pauline se leva très vite elle aussi, et gifla son fils avec une grande violence. Moi même je réagis très vivement, le baffant séchement, si bien qu'il se retrouva à genoux. Il avait complètement pété les plombs, et je dois dire que j'avais tout fait pour ça. L'orgasme passé, il se mit à pleurer en disant qu'il n'était qu'une "grosse merde qui n'intéressait pas les filles". Devant un spectacle aussi misérable, sa mère et sa soeur se mirent à l'insulter et à décharger sur lui tout ce qu'elles avaient sur le coeur depuis bien longtemps. Je n'en perdis pas une miette. Son sort était scellé : il était au ban de la famille pour toujours et ce qu'il avait fait n'était pas pardonnable.

Tandis que le petit restait enfermé dans sa chambre toute la soirée, Pauline se confondit en excuses et m'invita à rester pour rattraper la situation. Je lui répondis que je consentais à rester à partir du moment où je ne voyais pas son fils... Et bien entendu je jouais le jeu de la femme choquée et fragilisée par ce qui s'était produit. Cette attitude totalement hypocrite me rapprocha encore des deux femmes. Nous passâmes une soirée à discuter encore, et sans en avoir l'air, j'enquêtais sur son con de mari, lequel était tout de même ma cible numéro un.

Inquiète tout de même sur le sort psychologique de Jérémie, je revins le voir dans sa chambre dans la nuit. Il fut stupéfait de me voir apparaître. D'autorité, j'écartais le drap, saisis son sexe et me mis à le masturber lentement. Je lui expliquai qu'il était bien normal de fantasmer sur sa mère et sur sa soeur, car elles étaient bonnes à baiser. Je lui dis aussi que j'avais apprécié son massage. Le pauvre garçon ne comprenait plus rien, mais il était si docile que j'en profitais pour lui demander de me montrer sa collection de photos. Après l'avoir visionnée, je lui demandais de rester à ma disposition, sans quoi je répèterais tout à son père. Sa mère et sa soeur, elles, étaient disposées à ne rien raconter, pour la bonne et simple raison qu'elles étaient largement coupables dans cette histoire. Le petit acquiesca. Il comprenait à présent qu'il était dominé. Je le fis jouir et rejoignis la chambre d'amis qui avait été mise à ma disposition.

Le lendemain, je passais à la deuxième partie de mon plan. Il ne me restait plus que trois jours avant le retour de mon soumis. Je pris donc un air triste et amoureux, presque mélancolique. Pauline me demanda ce qui n'allait pas. Je lui expliquais dans une confession poignante qu'en réalité j'étais très amoureuse de Léa, et que c'est pour cela que je m'étais rapprochée de Jérémie. Elle fut très surprise. Je continuais en énumérant toutes les qualités de sa fille, "belle", "intelligente", "désirable", "si bien faite", "si fraîche", etc... Pauline m'écouta avec agacement. Je confiai enfin que j'étais triste car elle ne semblait pas s'intéresser à moi mais que je le comprenais car la bisexualité n'était pas ancrée chez toutes les femmes. Là encore je jouais sur la compétition que se livrait les deux femmes. Pauline, qui était aussi conne que salope, tomba droit dans le panneau et me répondit que sa fille n'avait pas autant de qualités que je voulais bien le dire, qu'elle n'était pas aussi bien faite que je le pensais. Je rétorquais que j'avais adoré ses seins par exemple, et que je n'avais qu'un rêve : les lécher. Sur ce point, je savais que Pauline ne se laisserait pas faire, car elle possédait une poitrine encore plus impressionnante que sa fille, elle en était très fière d'ailleurs, arborant des décolletés provoquants. Elle me dit en souriant que Léa avait de petits seins par rapport à elle. Même chose pour les fesses ou pour le goût de la peau. Voyant que j'avais jeté mon dévolu sur sa fille et que j'ambitionnais de la baiser sous son propre toit, la mère était bien décidée à me faire dévier de ma route et me faire attérir dans ses bras. Mais n'étant pas totalement bisexuelle, elle n'était pas encore prête à un tel acte.

Je lançais donc une deuxième attaque le lendemain et lui confiant que j'avais présenté mes sentiments à Léa et qu'elle semblait les partager, ce qui était d'ailleurs totalement faux. En réalité, j'avais joué très exactement le même jeu avec Léa, lui disant que j'étais amoureuse de sa mère, etc etc... Pauline sentit qu'elle serait prise de vitesse. Elle me proposa de nous promener dans la parc qui donnait sur une petite rivière. Nous nous assimes près de l'eau et Pauline me proposa de bronzer un peu. Cette garce voulait surtout m'exhiber son corps afin de me persuader de sa supériorité. Nous n'avions pas nos maillots de bain, aussi nous bronzames en string et seins nus. Je jouais le jeu bien entendu et lui dis que ses seins étaient superbes en effet, bien plus beaux que ceux de sa fille. Pauline fut flattée et devint douce, comme une femme peut l'être quand elle fait des avances à une autre femme... Je lui avais de toutes manières tapée dans l'oeil et elle ne voyait pas pourquoi résister. Il s'ensuivit ce que je voulais, et je n'en ferai pas étalage. Je fus très heureuse de la croquer.

Mais il me restait encore à posséder la fille. Tenant à ce que ma relation avec Pauline reste secrète, nous nous étions mises d'accord pour ne pas nous exhiber. 

Je vins voir Léa dans sa chambre le lendemain alors que la nuit s'avançait, prétextant une insomnie. Nous discutâmes comme deux copines et elle me demanda ce qu'il en était de mes amours avec sa mère. Je lui dis bien sûr qu'elle ne semblait pas insensible à moi, et je repris le même système : je mis en avant ses innombrables qualités. La réaction de Léa fut différente de celle de sa mère. Plus fière sans doute, elle me regarda de haut en disant que je n'avais pas très bon goût. Comme je sais rebondir, je répliquais qu'en réalité que c'était elle qui me plaisait, et que si j'avais jeté mon dévolu sur sa mère, c'était parce que je savais que je n'étais pas en mesure d'intéresser la fille. Léa me regarda avec un étonnement contrôlé et me répondit que je disais n'importe quoi. Mon propos l'avait en tous les cas touchée et elle sentait bien qu'être mon amante serait une occasion formidable de contrarier sa mère et d'affirmer une victoire sur elle. Prudente, je m'enfuis de la chambre en sanglotant et en lui demandant pardon pour toutes ces bêtises...

Il ne manqua pas d'arriver ce que j'avais prévu. Sitôt ma chambre regagnée, il ne fallut pas cinq minutes avant que Léa vienne gratter à ma porte. Droite, la poitrine bombée dans son tee-shirt de nuit, elle me demanda timidement si elle pouvait entrer. J'acceptai d'un air désabusé en refermant la porte de la salle de bain. Léa se dirigea alors vers moi et me prit le visage dans ses mains. La suite, là encore, est facilement imaginable et je n'en ferai pas étalage non plus.

Le lendemain après-midi devait être le retour de mon soumis dans son foyer. Il n'en savait rien, mais j'avais réduit son fils à l'état de minable, j'avais baisé sa femme et sa fille, et tous les trois étaient amoureux de moi. Je n'étais pas mécontente de ma performance.

Le point d'orgue eut donc lieu le lendemain. Je demandai à Jérémie de descendre son ordinateur portable dans le salon. Pauline me demanda si je voulais faire la connaissance de son "connard de mari" (dixit). J'acceptais.

Il fit son retour en grandes pompes dans la maison, dans le genre : "je suis épuisé par tant de responsabilités, moi l'homme qui ramène le salaire". L'accueil pour lui fut particulièrement froid, cependant. Il arriva jusqu'au salon dans lequel je me postais, droite et blafarde. Ici, il crut défaillir.

J'ai souvent vu de la surprise dans le regard de gens que j'avais piégés, mais rarement à ce point. Pauline s'apprêtait à nous présenter mais elle garda le silence, sentant bien que son mari me connaissait déjà. Il y avait de la confusion dans l'atmosphère. D'un ton sec, je dis : "Bonjour soumis Malik".

Après un long silence, il me fixa avec une expression bovine, et me demanda ce que je faisais là. Je répondis que j'avais fait un séjour formidable au sein de sa petite famille, et que j'en avais profité pour branler son fils, baiser sa femme et gouiner sa fille. J'ajoutai que Jérémie avait un très joli membre, et que tout le monde avait pu le constater lorsqu'il s'était branlé sur sa mère et sa soeur près de la piscine avant de leur éjaculer dessus. Malik regarda sa femme qui était aussi stupéfaite que lui. Léa était livide. Jérémie, avec son air torve, était sans doute celui gardait le plus de contenance, paradoxalement.

Pauline me demanda avec fureur comment on se connaissait, pensant sans doute que j'étais l'amante de son mari. Je répondis en branchant une clé USB dans l'ordinateur portable, laquelle contenait des photos de Malik prises au sein de mon ancien donjon bordelais. Certaines le représentait en train de lécher un excrément au fond d'une assiette blanche. Un silence assourdissant se fit. Je fixais comme il se doit Malik dans les yeux en sachant parfaitement ce que je venais de faire. S'il n'était plus beaucoup apprécié dans sa maison, il allait maintenant devenir un motif de dégoût.

Léa fut la première à rompre le silence en disant qu'elle n'en croyait pas ses yeux que son père fut "un pauvre con de soumis". Pauline se mit à rire nerveusement en s'asseyant. Puis se tournant vers son époux, elle lui dit d'un air cynique qu'il avait toujours été un minable mais que cette fois, ça dépassait l'entendement.

Sentant que cet homme d'affaires, habitué à ressaisir le contrôle de situations qui peuvent parfois lui échapper, cherchait à reprendre contenance, j'enfonçais définitivement le clou en expliquant qu'il n'était qu'un "lécheur de merde" et une "pédale". Je conclus en lui conseillant de ne jamais essayer de prendre de haut une femme comme moi, car contrairement à certains, avec moi tout devient réellement possible.

Sur ces mots, je pris mon bagage laissé dans le couloir, et les laissant dans l'embarras le plus profond, je me mis au volant de mon Alfa afin de regagner rapidement ma résidence. Je n'ai plus jamais entendu parler de ce Malik et j'espère pour lui que je n'en entendrai plus parler de toutes manières.

Je savais que je ne brisais pas grand chose dans cette famille où plus rien ne tenait vraiment la route. Aussi, je n'avais pas eu peur de frapper un grand coup. Sans doute également ai-je aidé à clarifier la situation dans cette fosse à serpents. Mais j'ai surtout pris énormément de plaisir, qu'il soit cérébral ou physique, et c'est cela qui importe, comme dans tout ce que je fais.

Bon Eté à tous et à toutes.
Par Maîtresse Trinity
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Vendredi 27 juin 2008
Cet article est dédié à Maîtresse Alexandra. Cette femme libre et indomptable a consacré sa vie au BDSM, elle su créer son propre univers avec passion et sans concessions. C'était une très grande professionnelle. Savoir que cette femme n'est plus là pendant que d'innombrables mauvais soumis (c''est à dire 90% des gens se prétendant serviteurs) continuent à respirer me déprime.

A propos de mauvais soumis, j'ai appris que quelques serfs de mon cheptel m'ont mentie en prétextant des problèmes divers et variés qui les empêcheraient d'être à ma disposition pour le mois de juillet. Après quelques renseignements pris, la vérité est qu'ils ont en réalité prévu des congés. On ne prend pas de congés avec Maîtresse Trinity. C'est moi qui décide quand une personne dispose de quartiers libres ou non. Ces neuf individus seront sévèrement sanctionnés. Ces petits cerveaux n'ont visiblement pas compris que faire partie de mon cheptel signifie mettre au placard sa vie privée. Je ne suis pas un divertissernent pour cadres supérieurs déprimés. La punition sera donc particulièrement ignoble.

Château Trinity sera ouvert à mes serviteurs réels à partir du 15 septembre 2008. Il est probable que je ferai faire un reportage photo ou vidéo afin de présenter l'endroit sur ce blog, même si laisser l'internaute moyen dans l'ignorance me tente beaucoup (après tout je ne suis redevable de rien et je ne ferais qu'alimenter les fantasmeurs...). Je déciderai plus tard.

A ce sujet, j'ai équipé la salle de tortures d'une guillotine et d'un gibet. Il s'agit d'une vraie guillotine en parfait état de marche, tout à fait somptueuse. Le bruit du couperet qui tombe est d'une grande sensualité et me donne énormément d'idées toutes plus infâmes les unes que les autres...

Quelques petits malins n'acceptent pas l'idée de passer par un formatage à distance avant de me rencontrer. Ils ont donc imaginé un plan afin de me subir plus rapidement en réel. Se faisant passer pour des dominatrices sur msn, ils se recommandent donc eux mêmes en expliquant que "leur soumis a besoin rapidement de terribles sanctions". Même à distance et sans image, il est facile de sentir si l'on a affaire à une femme ou non. N'importe quel individu pourvu d'un minimum de psychologie peut s'en rendre compte. Ces traquenards grossiers ne fonctionnent pas, il est donc inutile de persévérer.
Par Maîtresse Trinity
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