Lundi 29 juin 2009
Le quizz des internautes (en vrac et parfois par thématique) :

J'ai essayé de répondre rapidement et spontanément à vos questions, je n'ai pas pu répondre à toutes faute de temps, et pour les doublons j'ai préféré choisir les plus brèves.


Votre livre préféré : "Les Chants de Maldoror" d'Isidore Ducasse.
Votre film préféré : "A bout de Souffle" de JL Godard.
Votre chanteur préféré : Léo Ferré.
Votre chanteuse préférée : Kate Bush.
Votre chanson préférée : "Whole Lotta Love" de Led Zeppelin.
Votre poème préféré : "Fragments du Narcisse' de Paul Valéry.
Votre saison préférée : Le Printemps.
Votre type d'homme : Bien montés.
Votre type de femme : Belle poitrine, fesses rebondies.
L'endroit où vous vous sentez le mieux au monde : Rome.
A quoi pensez-vous quand vous vous voyez dans le miroir : Que j'ai trop de cernes.
La dernière fois que vous avez fait l'amour : Hier.
L'objet dont vous ne vous séparez jamais : Aucun objet.
Etes-vous supersticieuse : Non.
Collectionnez-vous quelque chose : Les katanas, les livres rares et/ou anciens, les strings, et les conquêtes.
Aimez-vous ne rien faire : Rarement.
Ce que vous regardez en premier chez un homme : Le blanc des yeux.
Ce que vous regardez en premier chez une femme : Le blanc des yeux.
Donnez-vous aux pauvres : A ma manière.
Opinions politiques : Sans.
Avez-vous déjà voté  : Oui, et c'est assez amusant.
Aimez-vous Paris : Oui mais pas ses indigènes.
Aimez-vous Bordeaux : Non.
Aimez-vous la France : Je ne crois pas.
Etes vous croyante : Je suis agnostique.
Avez-vous encore des fantasmes : Oui, heureusement.
Avez-vous peur de la mort : Oui et non.
Avez vous peur de la vie : Non.
Souhaitez-vous des enfants : Non.
Avez-vous des enfants : Oui.
Souhaitez-vous trouver l'amour de votre vie : Non, je m'en moque.
Pouvez-vous plaquer le sm pour un homme : Certainement pas.
Avez-vous déjà craqué pour un homme : Oui.
Qu'est-ce que vous avez fait de plus fou par amour : Avoir pensé, un instant, que ça pouvait me satisfaire.
Aimez-vous qu'on vous fasse des cadeaux : Non, je préfère me les faire.
Votre première fois : 14 ans.
C'était bien : Oui.
Votre position sexuelle préférée : Doggystyle.
Votre meilleur souvenir : Il y en a trop pour que je cherche lequel.
Votre pire souvenir : Je ne m'en souviens plus.
Avez-vous déjà souffert à cause d'un homme (ou d'une femme) : Non.
Aimez-vous être seule : Oui.
Etes-vous solitaire : Fondamentalement.
Basile, il en a une grosse : Oui.
Le tour de poitrine de Jessica : 100 C.
Aimez-vous picoler : J'apprécie les bons vins et le champagne.
Avez-vous déjà fumé du cannabis : Oui, il y a longtemps.
Avez-vous essayé des drogues dures : Non, certainement pas.
Un incendie dans votre maison, que prenez-vous avec vous : Rien, je laisse tout brûler.
Avez-vous des coups de cafard : Non.
Avez-vous des idées noires : Non.
Avez-vous déjà fait une tentative de suicide : Non.
Avez-vous déjà eu des moments de découragement : Par rapport à certaines personnes, oui.
Etes-vous raciste : Non.
Etes-vous fasciste : Oui.
Vous auriez fait quoi en 1940 : Je n'en sais rien.
Ce que vous acheté de plus cher : Ce donjon.
Votre lingerie préférée : Les strings ficelle.
Vous aimez sucer : Oui.
Avez-vous des rides : Oui.
Aimez-vous internet : Non, j'en ai horreur, mais c'est pratique.
De quoi avez-vous envie en ce moment même : D'une coupe de glace avec de la chantilly et un jus de Goyave.
Votre idée du paradis : Une éternelle jouissance verticale et tourbillonnante.
Aimez-vous faire du mal : Oui.
Aimez-vous avoir mal : Non.
Quelle est la femme star que vous trouvez super belle : Avec ou sans maquillage ?
Quel est l'homme star que vous trouvez super beau : Le Brando jeune était très beau je dois dire.
Quelle est la personne que vous aimez le plus au monde : Moi.
Avez-vous voté contre Le Pen en 2002 : Non.
Il vous impressionne, Sarkozy : Non. D'ailleurs il n'impressionne plus personne.
Quelle femme politique vous impressionne le plus : Aucune.
Qui vous impressionne : Certaines oeuvres artistiques.
Vous écrivez quelque chose mis à part votre blog : Non.
Ecrirez-vous un roman ou une autobiographie : Un roman, non, j'en suis incapable. Une autobiographie, pourquoi pas, j'y pense.
Les propos de maitresse françoise et consorts ça vous a blessée  : Qui ça ?
Vous vous vengez sur les gens qui vous insultent : Non, sauf si je suis de mauvaise humeur.
Vous avez déjà tourné des vidéos SM : Oui.
Vous avez déjà fait des partouzes : Oui.
Vous êtes vous déjà prostituée : Oui.
Que ressentez-vous lorsqu'un soumis pleure de douleur : Ça me fait rire d'abord, et ensuite je ressens une excitation intellectuelle puis sexuelle.
Aimez-vous les gens : Pas spécialement. Mais je ne les déteste pas non plus.
Vous aimez la plage : Oui.
Vous vous êtes déjà battue contre un mec : Oui, bien sûr.
Vous connaissez OWK : Oui.
Est-ce qu'il y a des gens qui ont voulu mourir pour vous : Oui.
Votre plus grande folie : Ma première orgie.
Vous aimez le goût du sang : Oui. Mais je n'en boierai pas à tous les repas.
Vous avez déjà couché avec quelqu'un qui vous dégoûtait physiquement : Oui.
Si c'est le cas, vous avez aimé : Oui.
Il n'y a pas des jours où vous n'avez pas envie d'aller au donjon : Si, bien sûr.
Si oui, vous y allez : Dans ces moments là, non.
Quels sont vos loisirs : J'aime me promener dans la nature, faire les boutiques, lire, écouter de la musique, voyager, me baigner, me bronzer, visionner de bons films, la gastronomie, etc. Des choses simples.
Vous vous faites jamais chier : Non, ce sont les autres qui m'ennuient.
Si vous n'aviez pas été dominatrice, qu'est-ce que vous auriez fait : J'aurais pu être une femme de pouvoir autrement : politique, business, etc...
Vous avez encore votre guillotine : Non.
Vous fumez : Oui.
Votre marque de cigarettes : Dunhill International, et parfois Kool ou John Player Special.
Votre parfum : N°5 en général.
Vous etes accro au portable : Non, pas du tout. J'ai horreur du téléphone.
Vous regardez la télé : Je zappe de temps en temps.
Le premier truc que vous faites en vous réveillant : J'ouvre les volets.
Vous aimez prendre du fric aux riches : Oui, et même aux pauvres.
Etes-vous exhibitionniste : Occasionnellement.
Avez-vous envie de perdre le contrôle : Ce n'est pas une question d'envie ni de devoir. Je ne peux pas le perdre. Et même si je le perdais, ce ne serait que momentané et contractuel, et donc prévisible, et donc contrôlable.
Vous êtes un coeur à prendre : Non. C'est moi qui prends.
On vous a déjà agressée physiquement : Oui.
Tu aimes te faire enculer grosse pute : Oui mon con.
Tu veux ma queue dans ton cul : Oui, mon plouc. A condition qu'elle fasse plus de 20 cm.
Votre tableau de Maître préféré : "Les Demoiselles d'Avignon" de Picasso.
Les USA ça vous manque : Parfois, oui.
Ça vous arrive de mentir : Lorsque ça peut m'être utile, oui.
Que pensez-vous de l'islam : Que c'est une religion de merde, mais certaines choses sont à sauver. C'est un thème passionnant en tous cas.
Pensez-vous que Sade vous aurait appréciée : C'est le seul avec lequel j'aurais pu échanger sur certaines questions.
Vos parents étaient-ils croyants : Non.
Vous vous êtes fait violer quand vous étiez petite : Non.
Vous vous êtes fait violer après : Non.
C'est quoi votre problème : Aucun problème.
Vous allez au restaurant, boite, concerts : Restaurant, oui. Boite, non. Concerts, rarement.
Votre destination touristique préférée : Je ne me sens pas touriste.
Maitresse Trinity en ville, ça donne quoi  : Cela donne une femme en tailleur ou en robe d'été, avec son sac à main et qui fait les boutiques ou qui se promène, tout simplement.
Vous aimeriez pas être soumise : Non.
Qu'est-ce que vous avez fait de pire : Je ne le dirai pas.
Quand on vous rencontre, on peut être déçu : Certains sont déçus, ils m'imaginaient moins humaine.
Vous préférez boire du vin ou boire du sperme : Les deux.
Vous avez des amis : Très peu.
Vous avez voiture avec chauffeur : Pas tout le temps. J'aime conduire.
Ça vous arrive d'être gentille : Bien sûr.
Ou est passée votre sensibilité féminine : Elle se situe au niveau de mon clitoris.
Vous avez compris que vous étiez une malade : J'ai d'abord compris que nous le sommes tous et ensuite que personne ne l'est.
Vous vous prenez pour qui : Pour ce que je suis.
Je ne vous crois pas : Aucune importance.
Vous avez déjà castré un mec : Peut être.
Accepteriez vous de castrer un masochiste le désirant vraiment : Encore faut-il que moi je le veuille. Pour ma part je préfère des hommes avec des couilles.
Aimez-vous aller dans des endroits que vous ne connaissez pas : Oui.
Avez-vous peur en avion : Tant que ce n'est pas moi qui pilote, je ne serai jamais rassurée.
N'est-ce pas un poids de prendre toujours une hauteur sur les situations : Ça pourrait être une contrainte si j'étais très impliquée socialement, à cause des responsabilités que ça engendrerait.
Que pensez-vous des juifs : Je n'en pense rien.
Vous pouvez péter la gueule à quelqu'un qui vous tient tête : Sans problèmes et avec plaisir.
C'est déjà arrivé qu'un homme refuse de coucher avec vous : Oui, bien sûr.
Vous intimidez les hommes et qu'est-ce que ça vous fait : Oui. Et cela peut être agaçant, surtout si j'ai besoin d'avoir des gens réactifs en face de moi qui ne se mettent pas à bafouiller au bout de deux mots.
Comment réagit un homme face à vous : Soit il se fait discret, soit il devient agressif ou parfois ironique pour se donner une contenance. Pour peu que j'accorde de l'importance à sa présence, bien sûr...
Vous détestez la bourgeoisie : Sans doute.
Votre fruit préféré : L'ananas.
Que chantez-vous sous la douche : En général "Mr Tambourine Man" de Bob Dylan.
Vous avez déjà été pauvre : Oui.
Est-ce que vous avez aimé votre période escort-girl : Oui.
Ça vous est déjà arrivée de jouir avant un homme : Bien sûr.
Un jeune chanteur français que vous aimez : J'apprécie Raphaël par exemple.
Vous considérez-vous comme réactionnaire : Un peu, parfois.
Ça vous arrive d'aller dans de vraies toilettes : Oui, heureusement.
Qu'auriez-vous voulu être : Ce que je suis, c'est très bien.
Vous est-il arrivée de ne pas savoir vous arrêter pendant une torture : Oui.
Avez-vous des phobies : Non.
Avez-vous des TOC : Non.
Etes-vous mélancolique : Non, je suis souvent méditative mais pas mélancolique.
Vous aimer déconner ou délirer : Ça m'arrive, bien sûr.
Vous préférez faire rire ou qu'on vous fasse rire : Les deux pourvu que je rie.
Vous arrive-t-il d'être dégoûtée par ce que vous êtes : Non, absolument pas.
Votre personnage n'est-il pas trop difficile à porter : Je suis naturelle. Le personnage c'est la manière dont les autres me voient. Et je me moque de la manière dont on me voit.
Y a-t-il une différence entre ce que vous montrez et ce que vous êtes : Il y a fatalement une différence, puisque je ne montre rien, et d'autre part la perception que les autres ont de moi est forcément différente de la mienne.
Votre animal préféré : Je n'en ai aucune idée. Le cheval peut être.
Quel est le défaut que vous détestez le plus chez les hommes : Je prends les hommes pour ce qu'ils sont. Je ne déteste rien de leurs défauts que je connais bien.
Chez les femmes : Même chose.
Vous avez déjà couché avec des animaux : Couché n'est pas le mot.
C'est vrai ce que vous avez vu au Mexique : Je n'ai même pas eu l'occasion de lire ce texte qui est une pure invention.
Le soumis idéal : Il n'existe pas.
Les aiguilles dans les gencives, vous faites souvent : Régulièrement, c'est une des méthodes les plus imparables que je connaisse.
Votre série télé préférée : Lorsque j'étais plus jeune je regardais "Dallas".
Vous arrive-t-il d'être frustrée : Ça peut arriver, bien entendu.
Vous aimeriez tourner dans un porno : Oui.
La meilleure domina française : Il n'y en a pas de meilleures que d'autres.
Maitresse Jessica est-elle aussi dure que vous : Elle est dure.
Etes-vous si terrible que vous le dites : Je n'ai jamais dit que j'étais "terrible".
Vous aimez les araignées : Pas spécialement.
Avez-vous déjà sauté à l'élastique et si vous l'avez fait est-ce que vous avez eu peur : Je l'ai fait et j'ai eu un peu peur, oui.
Vaginale ou anale : Les deux.
Violeuse ou violée : Violeuse.
Cachez-vous des choses sur vous même à un soumis potentiel et si oui jouez-vous avec cela : Le blog n'est qu'un format d'expression totalement libre, je ne me sens pas obligée de tout dire ni de tout montrer et encore moins de prouver ce que je dis. Ce qu'on peut percevoir de moi n'est pas faux, c'est cela qui est important. Un soumis averti en vaut deux, et j'ai besoin de gens conscients.
Pensez-vous être un exemple : Pour mes élèves Maîtresses, oui.
Qu'est-ce qui est le plus jouissif pour vous : Cela dépend des jours et de mon humeur.
Avez-vous peur du silence : Non, au contraire.
Vous vous referez faire les seins un jour : Quand ils commenceront à tomber, oui.
Ça vous énerve qu'on a envie de vous : Non.
Un gang-bang ça commence à combien de personnes : En ce qui me concerne, à partir de cinq mâles.
Etes-vous nerveuse : Non.
Vous aimez cultiver le fantasme : J'aime cultiver le doute.
Vous avez été amoureuse d'un acteur ou d'un personnage : Je sais que c'est ridicule, mais lorsque j'étais jeune adolescente j'étais séduite par Pierre Richard.
Arrivez-vous à vous supporter : Sans la moindre difficulté.
Etes-vous plus violente avec les hommes ou avec les femmes : Au début, avec les femmes. Elles sont plus difficiles à plier. Mais enfin tout se plie.
Avez-vous déjà torturé quelqu'un contre sa volonté : Oui.
Vous avez déjà pleuré devant un film : Non, j'ai été parfois émue, mais pas jusqu'aux larmes.
N'avez-vous pas encore compris qu'on ne domine jamais vraiment quelqu'un : Foutaise philosophico-moralisatrice trouvable dans n'importe quel manuel de classe Terminale.
Vous semblez incapable de relativiser : Bien au contraire, je ne fais que ça.
Avez-vous déjà fait de la prison : Bien sûr que non. Je ne vois pas pourquoi j'en aurais fait.
Et si non, avez-vous peur de la prison : L'idée ne me fait pas sauter au plafond.
Combien gagnez-vous par mois en moyenne : Je ne donnerai pas de chiffre précis. Je dirai simplement que la domination ne me rapporte pas énormément par rapport à l'énergie que j'y consacre. J'ai d'autres sources de revenus.
Etes-vous déclarée : Heureusement.
Avez-vous une conscience : Oui, sinon je prendrais beaucoup moins de plaisir.
N'auriez-vous pas un problème avec la violence : Ce n'est pas parce que je suis violente et que j'aime la violence que j'ai un problème avec elle.
Que pensez-vous de l'humain : Que c'est passionnant mais que ça ne vaut pas grand chose.
Vous ne voyez pas la profondeur de l'homme : Elle est comparable à la profondeur des abimes.
A quoi sert-il de détruire : A démasquer Arlequin et à me faire plaisir.
Votre livre de chevet : Le Tao Te Kin.
L'objet que vous regardez le plus souvent dans votre boudoir : L'horloge.
Vos soumis pensent-ils que vous pouvez aller jusqu'au bout : Ils savent que j'en suis capable. Et je le sais aussi.
Votre matière préférée (à part le cuir) : La soie.
Savez-vous que les mots sont plus meurtriers que les actes : Sais-tu que le silence est plus meurtrier que les mots.
Un plan à 8 ça vous dit : Pourquoi pas.
La recette pour une bonne journée : Faire en sorte qu'il n'y ait pas de plat du jour.
Votre plus grande force : L'indifférence.
Votre plus grande faiblesse : Paradoxalement, mon côté pulsionnel. Mais ça peut être une grande force aussi.
Quelle est votre définition du bien et du mal : Aucune. Le bien peut être un mal, et le mal un bien.
Vous n'auriez pas voulu avoir un pénis : C'est la seule chose que j'aime et que je ne veux pas avoir.
Un homme mûr, cultivé, ça vous intéresse : Oui. Prends un ticket et fais la queue.
Vous avez déjà couché avec un transsexuel : Oui.
Vous avez la chatte rasée : Pas complètement.
Quelle est la différence entre vous et une barbare : Je ne porte pas de bottes en fourrure.
Avez-vous des animaux : Oui.
Que pensez-vous de l'amour : Que c'est un boulet en ce qui me concerne. Pour les autres, je n'en pense rien.
N'êtes-vous pas une switch qui s'ignore : Non, car on ne peut pas prendre un ascendant sur moi.
Quand vous inversez les rôles, n'êtes-vous pas une masochiste telle vous l'avez décrit dans votre blog, à savoir une sadique qui se retourne contre elle même : Oui, j'aime parfois m'imposer des challenges.
Vous a-t-on déjà blessée dans un affrontement : Oui, je me suis faite casser une dent, ouvrir sous le sourcil, casser le poignet, par exemple.
Qu'avez vous fait subir de pire dans un affrontement : J'ai brisé les ligaments croisés des deux genoux de mon adversaire.
Que pensez-vous des Maîtres SM : Qu'ils sont amusants et attendrissants.
Vous n'avez jamais rencontré un homme plus fort que vous : L'homme est faible, quel que soit le masque qu'il porte, quelle que soit la contenance qu'il se donne. Il sait que je le sais, dès le premier regard.
Si la réponse est non, ne pensez-vous pas que le plus faible est au fond le plus fort : C'est une illusion bien naïve. Tous ceux qui admettent leur faiblesse pour en faire une force ne tiennent pas le coup lorsqu'ils sont véritablement atteints dans ce qu'ils ont de plus secret. Tout être a une faille.
Jouez-vous d'un instrument de musique : Un peu de piano.
Savez-vous chanter : Je sais surtout faire chanter.
Aimez-vous les armes à feu : Non. Je préfère les armes blanches.
Avez-vous déjà tiré au pistolet ou au fusil : Oui.
Avez-vous déjà sorti les poubelles : A une époque, oui.
Allez-vous chez l'esthéticienne : Oui.
Que ressentez-vous lorsque vous êtes chez le (la) gynécologue : De l'amusement.
Qui vous connait le mieux : Moi.
Qu'est-ce qui vous fait croire que vous êtes heureuse : Une petite musique dans ma tête qui ne me quitte jamais.
Aimez-vous les arbres : Enormément.
Avez-vous un jardin : Oui.
Est-ce que vous savez cuisiner : Vaguement. Je ne suis pas très douée.
Ressemblez-vous à votre mère : D'après les photos, beaucoup, oui.
Est-ce que vous savez danser : J'ai fait un peu de danse classique, enfant et adolescente. Mais j'étais nulle.
Avez-vous déjà vu un concert de rock : Oui.
Vous avez déjà fait basculer une hétérosexuelle dans le saphisme : Plus d'une fois.
Que ressentez-vous au milieu des autres : Beaucoup de puissance. Je ne me sens jamais aussi forte que lorsque je suis au milieu des autres.
Est-il possible pour un jeune étudiant d'environ 20 ans de se mettre à votre service ou est-ce trop jeune : Ça dépend du cas.
Auriez-vous besoin dans les prochaines années d'un ingénieur spécialisé en sécurité informatique : Je n'en sais rien encore.
Quelle est pour vous la taille idéale d'un sexe : Au minimum 19 ou 20 cm. Et très large surtout.
Un soumis qui a un gros sexe peut-il être fier : Les hommes qui sont fiers de leur membre sont d'indicibles crétins. On peut être fier de son travail, pas d'un don du hasard.
La partie de votre corps que vous préférez : Mes cuisses.
La partie de votre corps qui vous fait complexer : Le nez.
Vous existez vraiment : Non, je suis Fantomas.
Pourquoi vous posez à poil sur votre blog : Parce que j'aime ça.
Ma maîtresse dit que vous êtes une mauvaise période dans l'histoire du sm : C'est surtout le SM qui vit, depuis longtemps, une bien mauvaise période avec des Maîtresses comme la tienne.
Y en a-t'il d'autres comme vous : Oui, plus qu'on ne le pense, mais ce sont pour la plupart des amatrices qui restent discrètes et qui n'ont pas d'existence sur la toile. Dans l'esprit de tout le monde, ne pas exister sur le web signifie ne pas exister tout court.
Quel est votre prénom masculin préféré : Médor.
Votre prénom féminin préféré : Marie Salope.
Qu'est-ce que tu t'es mis de plus gros dans ton cul connasse  : Ta tête.
Est-il possible de vous rencontrer pour boire un verre : Je n'ai pas de temps à perdre.
Aimez-vous échanger et discuter : Non. Je prends et je donne en pâture, mais je n'aime pas échanger.
Le coeur ou la raison : La raison déraisonnable.
Avez-vous votre bac : Oui mais ça n'a aucune importance.
La pire chose qu'on vous aie dite : Je ne m'en souviens plus. Ça n'était sans doute pas la pire.
Vous vivez dans votre donjon : Non, pas du tout.
La mort de Mickael Jackson, ça vous a fait quoi : Rien. L'important c'est sa musique.
Etes-vous sensible aux attaques : J'ai envisagé toutes les attaques possibles, donc elles ne m'atteignent pas. Elles me donnent surtout l'occasion de mieux expliquer ce que je fais.
Si vous étiez un homme, vous soumettriez-vous à une femme : Je n'en sais rien.
Etes-vous capable de donner de la tendresse : Oui, avec certaines soumises essentiellement.
Qu'est-ce que vous ne savez pas encore : De quoi j'aurai envie dans dix minutes.
Vous pensez pas que tout ça est dérisoire puisqu'on mourra tous : Raison de plus.
Avez-vous l'impression d'avoir réussi votre vie : Je répondrai à cette question sur mon lit de mort.
Ou serez-vous enterrée : Nulle part. Je serai empaillée et posée sur une cheminée.



Ce blog a maintenant deux ans. Merci à tous et à toutes pour vos questions.
par Maîtresse Trinity
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Mardi 23 juin 2009
- Pour fêter les deux ans de ce blog vendredi prochain, j'ai décidé de laisser aux internautes se fourvoyant sur ces pages le soin de me poser chacun une ou deux questions.

D'ici lundi prochain, je publierai les meilleures questions accompagnées de leurs réponses. Il est préférable que ce soient des questions auxquelles je puisse répondre par l'affirmative ou la négative, car je ne tiens pas non plus à m'épuiser dans des argumentaires et des développements fastidieux.

Je veux que ce soit une sorte de grand quizz. Toutes les questions sont possibles, j'y répondrai sans tabous. Pour ce faire, il suffit de m'envoyer votre question à mon adresse mail (uniquement par email) : ladytrinity@live.fr

Je fais cela pour une raison majeure : je perdrai moins de temps à répondre aux sempiternelles même interrogations sur msn ou en séance réelle. Bien entendu, l'anonymat est garanti pour tout le monde, je ne diffuserai que les questions.

- Trois fois la même remarque en une soirée, c'est assez pour que je développe ici :

Je ne profite pas de la "lâcheté des hommes". Je profite de leur courage, car il en faut énormément pour s'engager auprès de moi et s'impliquer de manière totale en sachant parfaitement le risque qu'ils prennent. J'ai besoin d'hommes sûrs de leur choix, qui possèdent une paire de couilles et un cerveau, et non pas de petites lopes décérébrées, fuyardes et passives, trop faciles à briser.

Je ne profite pas non plus des problèmes psychologiques de quelques névrosés. Je veux des gens stables émotionnellement, posés, clairvoyants, sachant qui ils servent, et pourquoi ils le font. C'est pour cela que je ne choisis pas n'importe qui, c'est pour cela que j'éduque. Tous mes soumis, et toutes mes soumises, sont sans exception des êtres totalement sérieux, lucides et volontaires. Je rejette loin de moi les psychotiques et les irresponsables, et ce pour une raison très simple : ils ne sont absolument pas fiables. Je veux des gens solides. Il me semblait que c'était suffisamment clair, pourtant.

- Ces derniers jours ayant été un peu plus propices à une présence plus régulière sur la toile, j'ai eu le malheur de supporter quelques faquins, quelques petites frappes issues d'un show-bizz pourtant mal en point, lesquelles sont venues me trouver avec la morgue de l'arriviste récemment friqué qui étale son infect petit moment de gloire. Chose étrange, comme les moutons, ils ont tendance à arriver en troupeau.

"Vous savez, disent-ils, je ne suis pas n'importe qui, et je voudrais un traitement spécial... Vous serez très bien payée." Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, bien sûr. Inutile de dire que ce genre de candidatures finit directement dans la corbeille. Je ne suis pas de ces Maîtresses qui pompent avidement le noeud de la célébrité. Ce n'est pas un honneur que de les recevoir dans mon Donjon. L'honneur, c'est qu'ils soient acceptés. Dans mon Cercle, un plombier zingueur vaut largement un producteur de disques.

Je me souviens qu'adolescente je n'ai jamais eu aucun "Poster" dans ma chambre. Je n'adulais personne, et personne ne m'impressionnait. C'est l'oeuvre qui est exceptionnelle. L'homme n'est rien. Si j'avais pu sodomiser Jean-Sébastien Bach ou déféquer dans la bouche de Mozart, je ne me serais certainement pas gênée. Si je respecte et admire la création et l'oeuvre intemporelle, le sac de viande qui l'a construite me laisse de marbre, et en restant de marbre, je deviens à mon tour intemporelle. Il n'y a aucune différence entre un gueux et une "personnalité" lorsqu'il s'agit de se retrouver face à moi. Je ne suis guère impressionnable. Et pour tout dire, je m'en fous.

- Dans la même veine, il semble qu'un bref passage de mon dernier article ait chagriné quelques internautes. Ce genre d'hommes se croyant uniques et exceptionnels, et rangés dans la case de ceux qui se croient justement "uniques et exceptionnels". J'ai vexé, semble-t-il. J'ai imaginé quelques secondes tous ces êtres en train de lire ce petit passage, et se renfrogner immédiatement en se disant qu'ils sont sûrs et certains d'être exceptionnels, et que je ne suis qu'une immonde connasse qui n'a pas eu la chance de les rencontrer, sans quoi je n'aurais jamais écrit cela.

S'il existe un point commun entre la prostitution expérimentée et le monde SM, c'est justement cette capacité, essentiellement féminine, de comprendre qu'il existe des types d'hommes. On les voit venir de loin et si on les écoute, c'est toujours la même historiette : ils sont plus intelligents que les gens de leur âge, ils sont plus matures, ils sont différents, ils sont plus sensibles, ils sont plus forts, ils sont plus droits, ils sont plus cultivés, ils sont plus élégants, plus nobles, plus lucides, plus talentueux, plus cérébraux, plus distancieux, mieux éduqués, ils sont des incompris, mais ils ont tout compris, et ce depuis toujours. Et ça vient étaler son petit pot de confiture en s'imaginant m'attirer par l'odeur du sucre de l'exceptionnel. Des individus de ce type, je pourrais en remplir des brouettes car il se trouve que j'ai une fâcheuse tendance à les attirer.

Le problème fondamental qui se pose à eux est le suivant : étant moins nombreux que les imbéciles au kilomètre carré, ils ont sans doute moins de chances de se rencontrer, et ne trouvant personne qui leur ressemble, ils en déduisent qu'ils sont uniques. Nous sommes très exactement dans le concept de "la vedette du quartier".

Bien sûr, je ne veux pas non plus les minimiser. Il existe évidemment des êtres un peu différents et qui se démarquent nettement de la masse grossière et puante. En revanche, ce ne sont pas forcément les meilleurs, et ils ne sont pas uniques, de même que je ne suis pas unique. J'appartiens moi aussi à un certain type de femme.

- Je pensais avoir fait le tour de la question à travers deux articles précis : "Les romantiques du SM" mais aussi "L'ennui fétichiste". Il semble que je me soie trompée.

Je m'explique : chaque jour, des candidatures d'individus ayant eu le choc de la révélation encombrent ma messagerie. La Vierge est enfin apparue dans la petite grotte de leur boîte cranienne, ils n'en croient pas leurs yeux, ils sont éblouis, et c'est déjà essouflés par l'émotion qu'ils m'abordent pour me proposer leur vie sur un plateau d'argent.

Les candidats éconduits ou non n'auront pas manqué de le remarquer, je reste d'une extrême prudence avec eux. Je les questionne, je cherche à connaître les causes. Ont-ils déjà servi une femme ? Majoritairement non. Pourquoi moi ? Parce que ça ne peut être que moi et pas une autre. Que signifie servir ? C'est penser au plaisir de la Maîtresse et faire abstraction du sien. Pourquoi ? Parce que je leur suis supérieure et qu'ils trouvent logique de suivre le mouvement naturel des choses, à savoir servir ce qui les dépasse. Et enfin la question qui tue : comment me servir ? Là, grand silence gêné. En effet, quoi faire et comment ? Etonnez-moi Benoît...

Ils bafouillent... Ils cherchent... Enfin, ils répondent... Ils s'imaginent à mes pieds, roupillant sur un édredon à carreaux, tandis que je serais plongée avec concentration dans les oeuvres de Swedenborg. Ils s'imaginent me porter un rafraîchissement lorsque j'aurai soif. Ils s'imaginent me lécher les orteils pour les nettoyer, me lécher le clitoris lorsqu'une envie sexuelle me prendra, ouvrir la bouche lorsque j'aurai envie d'uriner... Etc, etc.

Ils s'imaginent surtout être près de moi et ne rien glander, petites feignasses naïves et romantiques qu'ils sont. De la graine de fétichiste, en somme. Les contemplatifs me fatiguent. Je n'ai jamais supporté Lamartine, je ne pouvais pas apprécier Masoch, et si je fais rêver les cervelles humaines, ce n'est guère une fin en soi. Je suis une pragmatique.

iI existe une différence entre servir une femme, d'un point de vue concret, et lécher les pantoufles d'un absolu anesthésié. Je me moque parfaitement de la verticalité contenue en chaque homme qui le pousse à servir ce qui illumine son petit nombril. Je m'intéresse en revanche à ce qu'il peut m'apporter. La servitude, c'est quelque chose de cérébral d'abord, ça devient concret ensuite. Je me moque également de ce que je représente pour quelqu'un.

En bref, les peigne-zizis éblouis qui se pignolent sur leur banquette clic-clac en se disant : "j'appartiens à une femme", ça ne m'intéresse pas. Je veux du résultat.

Encore une fois : le simple fait de me rencontrer, de me voir, de m'entendre ou de me côtoyer n'est pas un motif suffisant pour intégrer mon Cercle. Mon Cercle est composé de serviteurs, c'est à dire des gens utiles à mon plaisir, à mes envies, à mon confort. Chacun a sa place, sa fonction, son utilité. Je possède par exemple des gens qui ont une compétence dans un domaine précis, en général technique : cuisine, informatique, traduction, bricolage, chiottes humains, etc. J'en possède d'autres qui me servent pour le plaisir qu'ils m'apportent : objets de torture physique et/ou mentale, sacs de frappe humains, esclaves sexuels. D'autres pour la contribution à mon confort : travailleurs et esclaves financiers, admirateurs mécènes. Je recherche également des cas particuliers, des individus qui m'intriguent, et ils m'intriguent souvent sans le savoir d'ailleurs.

Chaque soumis a une place particulière dans mon cheptel. Je suis le genre de personne à placer les êtres dans des petites cases. Je ne mélange pas tout, car j'aime l'efficacité. Et lorsque j'ai des besoins précis, je les expose ici, sur ce blog.


A bientôt.
par Maîtresse Trinity
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Jeudi 18 juin 2009
Suite de mon article sur la douleur sans traces, même si le premier semble avoir heurté quelques petites natures moralisatrices, allant même jusqu'à la dénonciation auprès d'overblog. Si la torture est une tradition française, je n'oublie pas que la délation l'est aussi.

Je relisais d'ailleurs cette nuit le fameux "Bagatelles pour un Massacre" de Céline, d'un seul trait. Je fus surprise de constater la violence implicite à l'encontre du peuple français. Je me demande si Céline, tout comme Baudelaire avec son "Pauvre Belgique", n'a pas inconsciemment ciblé son propre peuple. "Les Nations n'ont de grands hommes que malgré elles."

Quoi qu'il en soit, le docteur Destouches s'est sans doute trompé de diagnostic. A la place de "youpin" et de "youtre", il serait mieux de lire "français" ou encore "gaulois". L'oeuvre devient tout à coup beaucoup plus drôle.

Il est toujours délicieux de constater ce que renvoie la violence aux consciences lambda. Les indignations, les jérémiades, les lividités psychiques me donnent le fou-rire. Il s'agit d'un fou-rire accessoire bien entendu, et non d'une fin en soi. C'est dans ces moments là que les teckels de l'Ethique se réunissent en bandes, et dégainent leurs bréviaires moisis pour rappeler, avec un regard d'enfant apeuré et écoeuré, les imbéciles fondamentaux des droits de l'homme. J'aurai bientôt l'occasion d'écrire sur le sujet un peu plus en profondeur.

Pour ceux ou celles qui trouvent anormal d'écrire de telles choses, je répondrai que "Les 120 journées de Sodome", c'est à dire le livre le plus abominable de tous les temps, est trouvable dans n'importe quelle librairie en livre de poche, et même imprimé sur papier Bible, dans la collection La Pléiade. Il en est de même pour le Coran.

Revenons à nos moutons, c'est à dire à mes soumis, pauvres êtres torturés sans plaisir, mais s'étant abandonnés à moi, et supportant sciemment ou non les conséquences de cet abandon.

La torture sans traces, c'est aussi faire appel à la dimension psychologique du sujet. Elle ne peut être possible sans une connaissance aigüe de la psychologie du serviteur bien sûr. Bon nombre de serviteurs ont l'orgueil de s'imaginer différents des autres, et pourtant l'humain reste le même face à certaines situations. Le : "mais moi je ne suis pas comme eux" est un grand classique mais n'est en rien une vérité face à la profonde authenticité de la torture et de la douleur. Il existe des genres d'humains au sein même du genre humain, et personne n'y échappe. Ceux qui s'imaginent en dehors des genres appartiennent justement à un genre. C'est cela que les petits naïfs doivent comprendre. Cela s'entend avec l'expérience et la maturité, mais je puis me charger d'accélérer le processus, et ce avec le plus grand plaisir.

Ainsi donc, j'apprends à connaître mon serviteur, son fonctionnement, ses dégoûts, ses passions, ses mensonges. Certains jouent avec moi en se demandant si une faible femme va enfin parvenir à les comprendre en profondeur. Ils effacent les traces, simulent, restent évasifs, me tendent des pièges. Prendre l'assaut d'un psychisme est toute une aventure. Lors de certaines périodes au cours desquelles je suis plus "patiente", j'aimerai le labourer savamment, je le testerai, je l'éprouverai, et bien sûr je ne serai pas dupe de ce que je verrai, c'est à dire de ce qu'il laissera paraître. Cela peut me prendre dix minutes ou dix mois, mais je parviens toujours à comprendre comment fonctionne un énergumène. La chair est faible, j'ai lu tous les livres, et je suis foncièrement une enculeuse.

Une fois le château fort assiégé, je m'introduis avec ou sans violence et prends donc naturellement possession des lieux. Enfant, je me souviens avoir observé des heures durant des chats s'amuser avec une souris traquée. Ils la capturaient dans leur gueule, la relachaient, la rattrapaient encore pour mieux l'accrocher avec leur patte, puis lassés, la laissaient crever d'épuisement. S'il s'agissait d'une question de vie ou de mort pour la pauvre souris essouflée, ce n'était qu'un jeu pour le chat. Inutile de dire que je suis le chat. Mais laissons-là cet aparté sentimental...

Tout être est régi par des peurs, des phobies, et ses intentions sont régulées par un instinct de survie qui le pousse à échapper à ses peurs, même si cet instinct le conduit à les affronter, car les affronter est une autre manière de les fuir dans le sens où l'on ne domine jamais ses peurs profondes mais on apprend à les apprivoiser. B.A BA. C'est justement ici qu'il est intéressant pour moi de lui faire parcourir le chemin inverse, qu'il soit d'accord ou non d'ailleurs. J'écrirai encore une fois prochainement sur l'idée qu'il faut absolument mettre l'individu en face de son humanité, du caractère fragile et dérisoire de celle-ci.

Morceau de bidoche au cortex trop développé, future pourriture cadavérique en perpétuel besoin d'amour, ils se ressemblent tellement que cela en devient presque touchant si ça n'était pas désopilant.

Je vais donc employer quelques techniques réfléchies en fonction du sujet. Bien entendu, j'ai acquis la certitude que certains d'entre eux veulent ardemment se faire explorer et se mettre à nu, ils ont besoin de leur Maman translucide, ce cirque est assez courant dans le SM, mais là n'est pas mon intérêt, ni le leur en l'occurence, puisque je vais bien au delà de la compréhension de l'être, je le comprends pour mieux l'utiliser, et cette compréhension gagnée signifie pour lui une condamnation, puisque ce qui est utilisé est ensuite broyé et à jeter. Je ne me ressers jamais deux fois du même kleenex.

Jouer sur les phobies est sans aucun doute le plus plaisant de tous les jeux. Avec un arachnophobe, je vais le ligoter avec du scotch à carton, l'asseoir par terre, jambes écartées, et faire courir sur son corps nu quelques gentilles faucheuses ou araignées plus épaisses adroitement capturées par mon jardinier. J'ai également fait l'expérience dans le passé de laisser un individu dans une petite pièce (style cagibi) avec plusieurs spécimens de ce genre. Malheureusement, je ne puis voir ce qui se produit, ce qui est frustrant, mais tout au moins ai-je le plaisir de l'entendre.

Je me souviens récemment de ce serviteur terrorisé par les serpents. Je l'avais enfermé dans une pièce du donjon, une petite pièce entièrement vide mais pourvue d'une vitre donnant sur une autre pièce. Cette pièce était une cabine de studio d'enregistrement musical à ce que m'en a dit l'ancien propriétaire des lieux. J'avais ensuite demandé à mon jardinier, qui aime les animaux, lui, de jeter dans la pièce éclairée une petite couleuvre inoffensive fraichement capturée dans les herbes hautes près du chemin de terre. Le serviteur, entièrement nu, se mit à hurler avec beaucoup de féminité, ce qui rendait le serpent plus agressif. La scène était d'une grande violence, je dois l'avouer. Je m'amusais ainsi à l'observer en train de se débattre avec son malheur, éteignant parfois la lumière afin de favoriser son angoisse. J'avais bien entendu rajouté une couche, si j'ose dire, en expliquant au serviteur qu'il s'agissait d'un dangereux reptile d'Amérique du Sud ramené par un admirateur. L'imbécile y a cru, mais je crois que cela n'aurait pas changé grand chose. Le spectacle fut en tous cas passionnant et je crois que je n'ai jamais autant ri, même si l'appréhension d'une crise cardiaque du sujet me gagnait parfois.

D'autres variantes sont possibles avec des insectes de type "cafards" ou "fourmis", voire avec un rat ou une nichée de souris (ça, c'est le pire). "Fort Boyard", en comparaison, c'est un massage thaïlandais.

Dans un tout autre genre, je puis également m'amuser à installer le soumis nu dans la salle Dojo et débarquer avec brutalité dans la pièce, un sabre katana ou une torche enflammée à la main, rouge de colère, profondément déterminée, avec dans les yeux la ferme intention de le tuer.

Il m'arrive également de convoquer plusieurs serviteurs en même temps, et de les faire passer à la moulinette un par un dans la salle médicale. Les autres attendent dehors, assis dans le couloir. Il s'agit d'une séance chez le dentiste revisitée. Le dernier à passer est en général le phobique. En entendant les cris épouvantables de ses prédécesseurs, il entre dans une phase de terreur insoutenable. J'en ai vu certains, par le trou de la serrure, pleurer toutes les larmes de leurs corps.

J'ai parlé du waterboarding, mais les beaux jours, j'utilise une petite piscine gonflable dans le parc. Je place le sujet ligoté dans le bassin vide, et ensuite je remplis la piscine avec un tuyau d'arrosage. Cette opération est longue mais diablement intéressante. Le sujet sent peu à peu l'eau monter et l'envahir, et il sait que sa position voutée ne lui permettra pas d'avoir la tête hors de l'eau lorsque la piscine sera remplie. L'angoisse monte progressivement, de même que le niveau de l'eau. Le sujet craque en général lorsque l'eau arrive à ses narines, jusqu'au bout il a voulu résister. Je remarque d'ailleurs que la noyade est souvent la pire des hantises humaines.

La peur de l'humiliation sociale est un grand classique. C'est l'une des raisons pour lesquelles je possède toujours un moyen de chantage sur un individu, photos, vidéos, et adresses de la famille et des employeurs. J'ai connu de vrais mordus de ce genre de jeu qui aimaient se donner des sensations en jouant avec le feu, en étant bien entendu persuadés que je ne passerais jamais à l'acte. Mal leur en a pris. Pour ceux qui en ont une véritable phobie, j'aime inquiéter, presser, relancer.

Il y a également toutes les tortures par la frustration, notamment la frustration sexuelle. Je puis par exemple attacher un sujet, lui bander les yeux, lui installer une cage de chasteté, et me déshabiller entièrement, voire me faire éclater sur le canapé par quelques soumis, tandis qu'il entend tout, ne voit rien, et ne peut même pas bander normalement.

Je ne parlerai pas des tortures par le stress et la pression, même si elles sont passionnantes, mais elles méritent un article dédié.

Autant de phobies, autant de tortures. La peur du vide, la peur du noir, la peur du cloisonnement et de la solitude, la peur du regard extérieur, la peur de la mort... Il y a là matière à divertissement, le tout sans laisser de traces bien entendu, du moins de traces physiques. Si je devais écrire un article sur les tortures qui laissent des marques, j'en aurais pour trois mois.

Il est courant dans le SM que le "masochiste", c'est à dire le client, cherche à vaincre ses peurs. La raison en est simple : il voit dans la Maîtresse, c'est à dire la prestataire, une accompagnatrice, un soutien, une oreille attentive, et ainsi il se sent en confiance et parvient à se libérer. Cette confiance n'existe pas avec moi, car le serviteur sait que je puis être sa pire ennemie. Cela change totalement la donne.
par Maîtresse Trinity
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Jeudi 4 juin 2009
Hier après midi, un nouveau venu dans mon Cercle s'étonnait du fait que je lui accorde le privilège de ne pas porter de traces de la torture que j'allais lui prodiguer.

On pourrait imaginer que les marques laissées par les coups soit le cadet de mes soucis. En réalité ce n'est guère un souci, et lorsque je suis de bonne humeur j'aime l'idée de faire subir à ma matière humaine des sévices exagérés sans que cela soit visible.

Torturer sans traces est un défi sans cesse renouvelé. Il en faut de l'imagination pour parvenir à ses fins, pour atteindre un être dans sa chair sans marquer la chair.

Il existe donc des méthodes pour faire souffrir sans traces, certaines sont bien connues : la goutte d'eau, enfoncer les yeux dans les orbites, asphyxier le sujet avec une poche en plastique, le waterboarding (appliquer un tissu arrosé sur le visage), le gaver avec un tuyau d'arrosage, lui enfoncer une sonde urinaire, etc. J'ai souvent employé le coup de bottin sur la tête, à l'instar de nos aimables fonctionnaires de police. Je ne parlerai pas de l'électricité qui est un sujet ennuyeux.

Entre l'Inquisition, la guerre d'Algérie, et les méthodes policières, on peut dire que la France possède une belle et longue tradition dans le domaine de la torture, tradition qu'il me semble bien naturel de faire perdurer, car il s'agit tout de même de notre patrimoine culturel.

Dans le SM, l'écartèlement, le fouet, le martinet, ou même la suspension et le bondage laissent toujours beaucoup trop de marques. Il faut être très attentive et créative, car même le port d'une simple paire de menottes n'est pas d'une grande discrétion pour un sujet marié ou fréquentant les vestiaires de clubs sportifs.

L'une de mes pratiques préférées reste le supplice de la ficelle. Il s'agit de faire une clé de bras au sujet et de placer le deuxième bras en hauteur, puis de le plier dans le dos afin que les pouces des deux mains se rejoignent le plus possible. Ensuite, il me suffit d'attacher solidement un betit bout de ficelle style fil de pêche entre les deux pouces, et de laisser le sujet moisir ainsi quelques heures. C'est un écartèlement qui ne laisse aucune trace. Je crois savoir que cette punition était employée par les moines Shaolin en des temps reculés.

Je me suis naturellement intéressée à l'acupuncture et au système nerveux. Pas dans un sens thérapeutique, bien sûr. Le corps humain est décidément passionnant. Quelques pressions du doigt sur des zones précises permettent de promulguer des douleurs tout à fait délectables. Enfoncer de petites aiguilles sur le cuir chevelu ou sur la langue également. Cependant, j'ai une nette prédilection pour la dentition et les gencives. Avec un clan et une seule aiguille, je puis obtenir ainsi des résultats étonnants.

Sur des sujets femelles, l'extra-sensibilité du clitoris est un atout précieux. L'emploi d'un vibromasseur puissant permet de déclencher de rapides orgasmes, lesquels, se répétant sans arrêt, provoquent plus de souffrance que de jouissance. Même chose avec certains mâles, lesquels ne supportent pas une masturbation ininterrompue après un premier orgasme.

Je possède également un stepper, et je réinvente "On achève bien les chevaux". L'observation de l'épuisement est un merveilleux spectacle. Je varie ainsi les vitesses du tapis roulant, en fonction de l'état du sujet.

La pratique de l'Aïkido permet d'opérer des torsions particulièrement douloureuses, je n'en ferai pas étalage.

La torture par l'odeur est également tout à fait intéressante. J'utilise pour cela un de ces vieux inhalateurs que les enrhumés et les grippés employaient dans l'ancien temps, constitué d'une petite cuvette et d'un large tuyau relié à la cuvette, dans lequel on enfonce le nez et la bouche. Bien entendu, ce n'est guère de l'eau chaude qui est placée dans la cuvette, mais un horrible étron chaudement sorti de mes intestins. Il s'agit d'une autre forme d'asphyxie bien sûr. Une variante est possible avec l'emploi de vomi, de viande pourrie, ou de fèces animales.

La torture par les chatouilles ne m'intéresse guère. Elle peut être insupportable, certes, mais sa forme est trop tendre. Lorsque je l'ai utilisée, c'était à l'aide d'une plume d'oiseau et uniquement sur des femelles. Mes soumis, eux, ne sont pas ici pour rire, car leur rire ne m'apporte aucun plaisir.

J'ai parlé jusqu'ici de tortures directes, c'est à dire de sévices qui ne font pas appel au à la dimension psychologique de l'individu. En revanche, ces tortures peuvent avoir un impact sur la psychologie du sujet, avec parfois des traumatismes irréversibles. Je puis affirmer que même les meilleurs masochistes ne peuvent résister à une torture savamment élaborée.

Il existe bien entendu beaucoup d'autres formes de tortures, lesquelles vont jouer sur l'aspect cérébral. La torture par la peur, par exemple, par le doute, le cloisonnement, le fait de jouer sur des phobies. Le waterboarding, d'ailleurs, est une simulation de noyade. Même si l'on sait qu'il s'agit de simulation, le sujet craque dix fois sur dix. Le mental n'est pas suffisant pour maîtriser certaines angoisses, car elle joue sur l'instinct de survie que nous avons chacun en nous. Il s'agit ici d'un thème passionnant que j'aborderai plus en détails bientôt.

Il est regrettable que la peau soit aussi sensible aux coups. J'ai du, au cours de ces années, développer des méthodes pour torturer de la matière humaine sans que cela soit trop visible. Ce fut au départ une contrainte pour moi, et cela devint un plaisir, car j'aime l'exploration.

Torturer sans traces est un art. C'est une autre manière d'envisager la torture, une manière plus réfléchie, plus patiente, plus précise, et somme toute bien plus sadique. Lorsque le quartier de lune m'est favorable, j'utilise donc ce mode de sévices. D'autres jours, je préfère une violence plus brute, sans ambages, directe et intense.
par Maîtresse Trinity
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Jeudi 14 mai 2009
- J'ai trouvé la bonne personne pour le job d'entretien dont j'ai parlé il y a peu. Je remercie tous les candidats de m'avoir contactée et de s'être montrés disponibles. Le candidat sélectionné doit donc se tenir prêt pour lundi prochain, 18 Mai à 14h00 pétantes. Je garde un candidat de secours en cas de désistement de dernière minute ou d'inaptitude de ce dernier durant le séjour.

- En revanche, je n'ai pas reçu suffisamment de candidatures concernant le petit travail de dessin sur la pièce de théâtre dont j'ai parlée également. Je ne puis faire un choix pour le moment, celui ci serait trop restreint. Donc si vous possédez un joli coup de crayon, et que la pornographie la plus extrême ne vous dérange pas, contactez-moi. Je ne cherche pas de nouveaux Matisse ou Gauguin, mais des gens qui savent dessiner la vulgarité avec vulgarité. J'ai tout mon temps...

- Après en avoir discuté avec une bonne amie, j'ai eu l'idée d'organiser cet Eté une sorte d'aventure pour toutes mes soumises et élèves Maîtresses. Durant tout le mois d'août, toutes celles qui pourront venir sont invitées (c'est à dire convoquées) au Donjon pour y vivre une expérience d'autarcie gynarchique.

Pendant 1 mois complet, d'août à septembre, nous vivrons toutes ensemble dans le domaine, et nos journées seront remplies bien évidemment de plaisir, de détente et de farniente. Ce sera une aventure très sympathique, bien loin des orgies passées (trop intenses), et qui fera appel à la paresse, aux baignades, aux siestes, à l'éveil des sens, aux langueurs du saphisme. Mon amie Maîtresse Flavia, de Rome sera présente également, en compagnie de quelques soumises, ce qui me réjouit totalement.

Je précise qu'il ne s'agira pas d'une version "rose bonbon" d'Alcatraz, ou d'un "Loft Story" sans caméras perdu au fin fond de la cambrouse. Il sera possible de sortir, de s'isoler, de passer des journées à la plage, de faire du shopping, de sortir en club pour celles qui aiment cela, etc... Aucune épreuve n'est prévue, je souhaite que toutes mes femelles en profitent un maximum et sachent enfin ce que signifie : être servies. Il n'y aura rien de mieux pour se faire un bronzage d'enfer et décompresser totalement. De vraies vacances en somme.

A cette occasion, quelques serviteurs réels mâles de mon Cercle seront convoqués ponctuellement afin d'aider Lucy au service, au ménage et à la cuisine, et il est plus que probable que certains esclaves sexuels seront sollicités également lorsque l'envie se fera sentir... Pour toutes celles qui n'ont pas encore posé leurs congés, choisissez Août dès à présent. C'est un ordre, bien évidemment.

- Un sinistre imbécile a contacté le soumis qui avait relaté mon orgie romaine de 2007. Il a dénoncé son blog auprès d'over blog en leur expliquant que la scène avec ma grosse poufiasse de soumise Jocelyne et ses deux rejetons était une scène de pédophilie. Ce crétin a sans doute mal lu, car nulle part il n'est dit que ces deux lardons sont mineurs. Etre le fils ou la fille de sa mère ne signifie pas être un enfant. Les gens ne lisent plus, et lorsqu'ils lisent, ils le font mal.

- Beaucoup de personnes se sont montrées surprises par ce que j'ai raconté il y a quelques temps, au sujet des soumis convoqués et qui me posent des "lapins". C'est monnaie courante pourtant. A l'époque où je n'étais pas encore sur Internet, c'est à dire durant des années, la moitié des rendez vous programmés ne venaient pas. Certains se contentaient de fantasmer au téléphone, d'autres avaient une pulsion momentanée qui disparaissait le jour J, etc... Peu de gens sérieux, et le tout sans aucune excuse bien entendu. Quelle époque "boulet" quand j'y repense...

Avec Internet, et la sélection que j'opère, j'ai réduit de 10% ce genre de petites lâchetés et je suis quasiment certaine de ne pas avoir affaire à de petits joueurs sur les 60% restants. Cela peut sembler bien peu, et pourtant c'est énorme. Il faut bien comprendre que si un soumis ne craint pas d'aller voir une prestataire de services (et pour cause), la peur est en revanche bien présente lorsqu'il s'agit de s'engager auprès d'une dominatrice qui sort des sentiers battus. Tout cela est logique.

- A ce sujet, les petits rigolos qui me posent des lapins pour une séance msn verront à présent leur email publié sur ce blog. Chez moi la lâcheté s'assume. Qu'ils soient heureux que je ne cherche pas à les atteindre directement.

- Je suis en train de battre un nouveau record avec plus de 730 contacts dans mon msn. D'ici quelques temps, je pourrai sans doute concurrencer les Pages Jaunes. Quelque chose me surprend toujours chez certaines personnes me rajoutant à leurs contacts. Souvent ils me rentrent mais ne me parlent jamais. Lorsque l'occasion s'en présente, je leur demande pourquoi. Pour beaucoup d'entre eux, ce ne sont guère des soumis, et ils ne connaissent rien au bdsm en général. Simplement, le fait de me savoir présente sur le Réseau leur suffit. Je suis comme une "présence". D'une manière générale, je pense profondément que la simple idée que j'existe suffit à rééquilibrer beaucoup de gens. Voilà ce qui s'appelle dominer sans faire le moindre effort.

- Il y a des gens qui racontent sur des forums ou chats, que je fais de la domination par téléphone, ou bien que je ne reçois jamais, ou encore que je ne fais que du msn, ce qui est le comble pour quelqu'un qui ne se connecte que deux heures par semaine. D'autres vont à dire que je n'existe pas, pour la bonne et simple raison que je ne les ai pas reçus. Je m'attends à tout, et avec la plus grande sérénité. Si on me rapportait que l'on m'a vue dans le Vercors sauter à l'élastique, poser un poteau électrique chez EDF ou tronçonner un arbre dans le Lubéron, je n'en serais même pas surprise...

- Le 27 juin prochain, ce blog aura deux ans. Deux ans d'articles, de plaisir à écrire, d'intérêt pour les réactions, de sujets abordés, fouillés, et parfois pressés comme des citrons. Deux ans de séances, de contacts intéressants, de boulets, d'exploration de l'humain. Deux années qui sont passées très vite mais qui se sont avérées fructueuses pour moi. Je salue à cette occasion ceux et celles qui sont restés comme ceux qui ne sont pas restés et que j'ai du écarter de mon chemin.

par Maîtresse Trinity
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Jeudi 14 mai 2009
par Maîtresse Trinity
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Lundi 4 mai 2009
Je suis contactée régulièrement par des "libertins" ou couples "libertins", lesquels m'invitent à partager des moments salaces en leur compagnie au sein de clubs échangistes, et qui se disent qu'avec un physique comme le mien, je devrais sans doute égayer leurs petites soirées ennuyeuses.

Je pensais m'épargner le soin d'en parler, mais comme je suis de mauvaise humeur, je vais expliquer très clairement et une bonne fois pour toutes ce que je pense de ces endroits, de ces "clubs libertins", ceci afin de ne plus être ennuyée par ces charlots à la manque.

Le libertinage fut à une époque un état d'esprit, une philosophie, une autre manière d'être dans son corps, un mode de pensée et de sensation subversives. Le libertinage est devenu "libertouillage", un supermarché du sexe obligatoire, une tablette de chocolat en guise d'antidépresseur pour binômes pensifs. Et si le libertouillage est un baril de lessive, le club libertin s'occupe de le mettre en rayon.

Les "libertines" d'aujourd'hui sont en règle générale de grosses truies disgracieuses qui commandent leur lingerie de qualité médiocre sur internet, et ainsi affublées de leurs détestables panoplies de pétasse, elles dodelinent maladroitement leurs gros culs vérolés sur de la musique orientale bon marché en s'imaginant être désirables. Autoroutes à bites, citernes à purée, avaleuses de sabres petit format, oignons douteux mais enculables, nibards tombants mais nibards quand même, le radar testiculaire de VRP de Province revenus tout bronzés de la Baule ou d'Arcachon ne s'y trompe guère : un trou à queues gratuit, ça vaut bien l'effort de faire semblant d'être dans le coup.

Les "libertins", qui sont plus proches du conseiller clientèle à la Caisse d'Epargne que de Casanova, se disent que la saillie est à portée de bite, et s'improvisent subitement un standing de James Bond version Flétry-en-Vexin. Et si l'élégance est innée et ne s'acquiert pas, ils palient à cet handicap grâce au Sésame indispensable à la participation "libre et gratuite" : la Carte Bleue.

Les couples, qui sont toujours en position de force dans la mesure où ils adoptent l'attentisme comme stratégie principale, observent ces spermatozoïdes tourner autour de l'objectif. Le candidat guette, furète, se promène nonchalament entre les tables, et cherche avidement l'ouverture favorable, comme le chien traque son arbre pour pisser.

Le regard faussement modeste, sensible mais pas trop, le narcissisme suppliant car semé de doutes, il tente une première approche en se donnant une ironie charmeuse qui en serait véritablement une si le cerveau suivait le rythme de ses oeillades ridicules.

La Madame, qui opère sa sélection de pines selon des critères de confort vaginal, se croit tout de même obligée de demander l'aval de l'enfournage réglementé à Monsieur, lequel se plierait en dix-huit pour satisfaire une femme dont il sait parfaitement que lui seul ne suffit plus. Quoi qu'il se passe, c'est l'homme qui se propose et c'est elle qui dispose, l'accompagnateur n'étant qu'une marionnette.

L'autorisation accordée, le prétendant peut donc farcir la Dinde sur des matelas puant le vieux cul, sous des lumières vulgairement tamisées. S'il est rejeté, il s'efface discrètement en feignant l'élégance du serviteur congédié, et n'a plus qu'à se réfugier dans les oeuvres complètes de Michel Houellebecq. Les blessures narcissiques sont les plus douloureuses parait-il.

Les tenanciers sont quant à eux partagés entre l'atmosphère de "respect" et "d'échange", et le maquerelage conscient : entrée gratuite pour les filles et bouteille de champagne à 200 euros, on ne fait pas mieux dans le proxénétisme déguisé.

Le tenancier, lorsqu'il n'est pas un bouledogue sponsorisé par la Mafia Niçoise, est le portrait typique de l'ex soixante huitard cannabistique ayant glissé, lentement mais sûrement, vers la pornographie lucrative. S'il s'agit d'une tenancière, il est rare qu'elle échappe à l'image de Dame Ginette siliconée et cramée par le soleil du Cap d'Agde . On passe donc de Hare Krishna à Avé Dinhar, le tout avec des relents de Cassoulet. Par ici la monnaie.

Le sexe n'a rien de libre dans ces endroits, il est au contraire totalement règlementé. Charte, contrat, mode d'emploi, prêt à porter relationnel, codes et signes de reconnaissance, ce n'est pas l'échange qui règne mais le profit réciproque. On ne donne pas parce qu'on a envie de donner, on donne parce qu'on a envie de prendre. Les affaires sont les affaires et le tout reste impersonnel.

Ces endroits sont systématisés. Il ne peut donc y avoir aucune spontanéité, aucune liberté, aucune imagination, aucune fantaisie, et donc aucun esprit. Ça bande dur sur la piste, ça mouille fort sur les canapés, mais ça reste figé dans un protocole, ça ne pense pas, et ça ne peut se libérer de rien.

Sade a écrit ceci : "Plus un être a d'esprit, plus il brise de freins ; donc l'homme d'esprit sera toujours plus propice qu'un autre aux plaisirs du libertinage."

Le club libertin c'est l'érotisme mis à portée des caniches.

En somme, il ne faudrait jamais s'éloigner de son tas de fumier.

Merci donc de cesser de m'ennuyer avec ce genre de foutaises pour petits couples à deux sous. Je suis nymphomane, certes, mais je ne me nourris jamais de médiocrité.
par Maîtresse Trinity
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Mercredi 15 avril 2009
- Le Printemps donne des aîles, sans doute. La vie tourbillonne, les femmes sont en jupe, les nuits sont douces, l'air chaud emplit les poumons, en bref : nul besoin de Maîtresse. Et puis l'automne revient un sale jour, avec ses promesses de températures déclinantes et son intérieur ennuyeux, et l'on se remet aussitôt en quête d'une bonne petite soumission pour réchauffer son lit de fantasmes. Ainsi, les fumistes peuvent aussi se présenter sous une forme nouvelle : les "saisonniers du SM".

- Je reçois ce genre de demande dix fois par jour :

"J'entre et je vous remets une enveloppe contenant le tarif. Vous me recevez en guépière noire (cuir) avec cuissardes noires. Vous ne portez pas de dessous. Vous avez les cheveux tirés en arrière avec une queue de cheval. Vous me laissez entrer et vous m'ordonnez de me déshabiller. Vous m'humiliez parce que je vous ai fait attendre. Vous vous assoyez sur votre canapé, une cigarette à la bouche pour vous détendre. Je me mets à quattre pattes devant vous pour que vous puissiez allonger vos jambes sur mon dos. Vous avez envie d'aller au toilette et vous m'ordonnez de vous suivre. Je me lève mais vous m'ordonnez de rester à quattre pattes pour vous suivre.Vous faîtes vos besoins et je reste assis devant vous. Vous m'ordonnez de vous essuyer avec ma langue tout en m'humiliant. Vous trouvez que j'ai été dossile donc pour me remercier vous revenez au salon (je vous suis à quattre pattes) et vous vous assoyez sur mon visage. Vous décidez de me récompenser en me masturbant avec vos pieds nus tout en m'humiliant."


Voilà tout le drame des poupées SM. On leur explique comment s'habiller, comment se coiffer, quoi dire, quoi ordonner, à quel moment il faut fumer, mais aussi à quel moment il faut avoir envie d'uriner, et j'en passe... Le "must" se situe tout de même ici : il est décidé à l'avance ce qu'elle devra penser du soumis. En l'occurence il a été docile et il mérite donc sa récompense, tout est prévu. La Maîtresse n'est même pas autorisée à penser que le soumis peut être mauvais. N'est-ce pas extraordinaire ? Mais non, c'est la banalité la plus totale. J'ai pris celui-ci au hasard, tant pis pour lui, mais il y en a d'autres tous aussi grotesques les uns que les autres.

- Je recherche un illustrateur possédant un joli coup de crayon afin d'imager une pièce de théâtre qui m'est entièrement dédiée. Cette pièce, plutôt bonne, a été laborieusement écrite par un individu dégagé récemment, et comporte des scènes hautement pornographiques. Je veux donc quelqu'un de sérieux pour cette tâche. Me contacter par courriel et me présenter un exemple de son travail.

- Je recherche également un serf à domicile afin de s'occuper du jardinage et de l'entretien du donjon à partir de mi-mai jusqu'à fin août. Il est évidemment préférable que la personne soit proche de Bordeaux. Je puis assurer un accueil au Donjon, restauration également. Le candidat doit être dégourdi, en bonne santé, et totalement disponible. Les compétences requises : arrosage, taille (ou taillage, je ne sais pas comment on dit), ménage, tonte avec tracteur, ratissage. Il faut savoir utiliser un "karsher" et savoir également entretenir une piscine. Petites connaissances en électricité et plomberie appréciées. Je précise que le candidat élu ne sera absolument pas sollicité pour des séances. Les profils de curieux, d'hésitants, de fantasmeurs, ou d'esclaves professionnels : dehors. Je privilégirai les étudiants en vacances à partir de ces dates, par exemple. Ce blog est décidément plus efficace qu'un site de petites annonces.

- Esclave Fatia ne fait plus partie de mon Cercle depuis la semaine dernière, pour les raisons qu'elle connait. Qu'elle sache que je ne lui ferai subir aucune représailles. Je lui souhaite bonne chance en tant que dominatrice professionnelle.

- A ce sujet, je suis toujours fascinée par ma propre faculté à ne pas m'attacher aux gens, même ceux que j'ai côtoyés longtemps, même ceux avec qui j'ai ri et partagé des moments intimes. Je puis les lâcher d'une seconde à l'autre, sans hésitation, et sans regrets. Je ne crois pas que ce comportement soit le fruit d'une force ou d'une perversion. Simplement, personne ne me manque et personne ne m'est indispensable. Je n'en tire aucune tristesse ni aucune jouissance, mais toujours un grand espoir : un sempiternel sursaut de vie me fait toujours penser que ce qui est parti est remplaçable, et que ce que j'obtiendrai par la suite sera encore mieux que ce que j'ai eu. Jusqu'à présent, je ne me suis jamais trompée sur ce point. Le mouvement fait toujours partie de moi, mais ce mouvement n'est pas inconstance, il est construction. Je me demande, avec le temps, s'il ne s'agit pas de mon don le plus précieux.

- Il est impossible d'exiger subitement quelque chose que j'ai volontairement refusé de donner durant des mois. D'ailleurs il est impossible d'exiger quoi que ce soit en général. Cela me semble normal et cohérent, et pourtant ça ne l'est pas pour tout le monde.

par Maîtresse Trinity
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Vendredi 20 mars 2009
Un petit fantasmeur surnommé "Furlice" se fait passer pour un moneyslave. Il se stimule à l'idée d'être exploité, il est à deux doigts de servir, il sent la pression monter dans ses couilles, et une fois soulagé, il disparait. L'idée seule le fait éjaculer. Son adresse MSN est la suivante : wakatanka67@hotmail.fr.

Cela m'inspire un poème :

Se présentant pour un service,
Le voici, l'élégant Furlice !
Nonobstant la promesse d'un sévice,
Il disparait lorsque coule son petit pénis.


Je n'ai pas compté les pieds, mais enfin, ça rime...

Je tiens donc ma promesse : chaque individu m'ayant fait perdre mon temps sera dénoncé ici. Je sais que ce blog est lu par bon nombre de "consoeurs", ainsi éviteront elles de perdre leur temps avec des imposteurs.

par Maîtresse Trinity
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Mardi 17 mars 2009

"La poussière est mon amie" a dit Picasso, et il me semble bien que Philippe Sollers a un jour paraphrasé : "Le silence est mon ami."  Le silence devrait être l'ami de tout le monde, d'ailleurs, tant cette société de l'étalage soumet ses participants à une pression continuelle de résultats, d'exhibition, de surenchère dans la quantité de contenu à donner en pâture à des internautes bouffis.

Le silence sur un blog ou un site internet signifie la non-existence, l'oubli, la disparition. Ainsi, mon poisson n'étant pas frais, je suis certainement au Mexique ou à Kuala Lumpur...

L'importance de l'action dans le silence... Je parle peu en général, surtout durant un exercice. Chaque geste est réfléchi, mûri, abouti, comme un artisan avec sa poterie. Mes mains modèlent les corps et les âmes, et si Dieu a créé l'homme de glaise, je créée mes soumis avec ma chair en leur insufflant l'esprit malsain.

Durant ces derniers jours, l'action a été au rendez-vous. Mes serviteurs en réel ont passé, il faut le dire, une bien mauvaise période, ayant été continuellement sollicités pour des rencontres plus que difficiles. Certains ont tenu le choc et d'autres non. Je n'ai jamais souhaité tomber dans le piège de l'intensité, la recherche d'intensité étant une impasse navrante, quel que soit le thème. Mes moments d'intensité sont envisagés, libérés, contenus, libérés encore, contrôlés, froidement calculés. Mon système n'est parfait que parce que je me connais parfaitement.

Que faire après une orgie extraordinaire ? Retomber dans la banalité bien sûr. Mais cette banalité était prévisible, et j'ai tendance à tout prévoir.

 

Banalité des nouvelles têtes, ces nouveaux arrivants fiers et présomptueux, surfant entre la fascination passionnée et la peur de tremper un orteil. Banalité de leurs questions, banalité de leur méfiance, banalité de leur trouille. La banalité fait partie de mon système, car mon système n'est pas surhumain. L'extraordinaire n'a de sens que s'il côtoie l'ordinaire. Le néant et la médiocrité sont mon terreau, je prends de la boue et j'en fais de l'or, mais cet or ne peut exister que dans mes yeux et pour mes yeux.

 

Un jeune débutant craintif m'affirme : "Mon profil ne peut pas vous intéresser". Je lui réponds : "Au contraire, il est fascinant." Sans cesse : l'humain, mon matériau. N'ayez pas peur de vous présenter, mon appétit est délicat mais grand.

J'accepte l'idée d'être le miroir d'un serviteur, car c'est bien lui qu'il voit lorsqu'il me voit. Je suis son humanité décomplexée, son absolu en chair et en os, sa transcendance. Bien entendu, ce n'est pas une fin en soi sinon je serais un outil de plus. C'est un aléa que je concède. L'essentiel se situe bien sûr dans l'utilisation que je ferai de sa propre perception de lui même. Ainsi il devient un bouton sur lequel j'appuie lorsque l'envie et le besoin m'en prennent. Le fait qu'il se trouve constitue pour moi un intérêt physique, cérébral, sexuel, financier.

 

La tension sexuelle, justement, est un des nerfs du bdsm, quoi qu'on en dise. L'homme se surpasse lorsqu'il bande, physiquement ou intellectuellement.  C'est dans ces moments là que je puis tirer d'une épave toutes les richesses que je convoitais. Le stimulus cérébral et la poussée d'adrénaline sont de vieux alliés. La froide lucidité du serviteur, quant à elle, tombe à plat : je connais toutes les lames qui pourraient me transpercer, et j'ai créé moi même les plaies sensées les recevoir. Je ne parlerai même pas des élans amoureux : ils sont grotesques, vains, écervelés.

Le vrai serviteur sert même lorsqu'il ne bande pas. Chaque serviteur en réel faisant partie de mon cercle correspond parfaitement à ce critère. Le chemin sera long voire impossible pour les autres.

Pour répondre à une question réccurente, il arrive très souvent qu'un soumis qui a passé le cap de l'éducation à distance et qui est convié au Donjon ne vienne pas et pose un lapin. Je dirais que ça constitue à peu près 40% des convocations. Surprenant ? Pas du tout, au contraire. L'aspect sâcré, cérémonieux d'une convocation en ma demeure, après une si longue attente, est un test d'une efficacité redoutable. Certains candidats s'imaginent devoir atteindre un but. Ce but, c'est cette convocation, cette possibilité de passage à la réalité. Une fois que le but est atteint, le prétendant disparait, ce qui est bien banal. Etrangement, je ne leur en veux pas : je leur ai de toutes manières beaucoup plus pris que donné.

Confortablement installée chez mon webmaster préféré, je goûte à quelques jours de repos avant de réenclancher la mécanique. Je n'oublie pas mes élèves à distance.

A bientôt.

par Maîtresse Trinity
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