Vendredi 23 octobre 2009
Pour répondre à une question, la toile que l'on voit dans une de mes pièces privées est une reproduction d'un tableau de Tamara de Lempicka. Elle fut une peintre polonaise très célèbre durant les "Années Folles" et une femme tout à fait exceptionnelle.







Par Maîtresse Trinity
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Lundi 19 octobre 2009
Un Lundi de relative mauvaise humeur.

Sanction :

Briser un couple ou une réputation n'est en aucun cas un problème. Cela ne me coûte rien d'autre qu'une enveloppe et un timbre. Une Maîtresse SM n'a pas de statut légal, je ne suis pas tenue par des obligations de confidentialité ou de secret médical. A partir du moment où il n'y a pas de chantage et de divulgation publique d'informations privées, j'ai parfaitement le droit d'informer une épouse que son valeureux mari fréquente l'univers des menottes et des croix de Saint André. C'est tout simplement une révélation de femme à femme, de maîtresse à épouse. Rien que de plus banal. Olivier, de Nice, toi qui fuis mes demandes d'explications mais qui, je le sais, parcours ce blog, c'est très exactement ce qui va se produire et je n'y gagnerai rien d'autre que la satisfaction du travail bien fait. On ne se paie pas ma tête. Bon courage.

A propos de l'outil internet et de ses aléas :

Certains internautes sont extraordinaires de connerie, ce qui n'est pas nouveau. Ils sautent sur toutes les adresses msn qui bougent, et ensuite ils viennent me demander qui je suis et ce que je fais, sans s'être renseignés sur le site sur lequel ils ont copié l'adresse. Des "zappeurs fous" en quelque sorte. Fatalement, ces individus à faibles capacités intellectuelles, ces trous du cul somme toute, ne liront pas ces lignes.

Un mot sur toute cette génération de glands qui s'inventent une vie parallèle sur le web, qui se cachent derrière leurs écrans, et ne sont jamais capables de passer à l'acte. Si Internet déresponsabilise et entretient la feignasserie, il ne reste, me concernant, qu'un outil de communication pratique et non un monde à part entière. Une éducation SM n'est pas un jeu vidéo, elle n'a rien de virtuelle, puisqu'elle est au contraire totalement responsabilisante. Le sérieux ou l'implication que je demande ne sont pas virtuelles, et la souffrance ne l'est pas non plus. Le comprend-t-on ? Je n'oublie pas que certains de ces internautes ne sont qu'une belle brochette de légumes ratés, gavés à la merdicité du non-vécu pantouflard, et infoutus de faire quoi que ce soit de leurs chiennes d'existences. A chaque époque sa résignation. Il y eut jadis les prolétaires combinards, il y a aujourd'hui les internautes s'oubliant dans une illusion de liberté.

Je répète aux pauvres couillons qui me taraudent pour tout savoir, surtout ce qui ne les regarde pas, que contrairement aux autres je ne tiens pas un magasin, que mon Cercle est privé, et que je ne suis pas un "personnage public" et que ce blog n'est donc pas une "vitrine". De plus je ne passe pas ma vie sur msn, mes éducations à distance, quoique partiellement payantes, ne sont pas des "produits", et ne sont réservées qu'à des gens clairement motivés pour faire partie de mon cheptel, et donc que je ne "vends" rien et que mes serviteurs ne sont pas des "clients". Mon univers est confidentiel et le restera, de même que les gens qui en font partie, et si je laisse transpirer certaines choses sur ce média de dégénérés, c'est uniquement pour me faire plaisir, trouver de la viande fraîche, et faire comprendre qu'une autre manière de faire est possible, ce qui me semble important au vu de la consensualité putride véhiculée par cette légion de mamans/putains initiatrices et coincées du cul qui s'ignorent.

J'espère à ce sujet que ces petites boutiquières stupides et inexpérimentées dont les sites sont bourrés de supériorité bidon et de charabia merdico-mystique, et qui se proclament "Maîtresses", comprendront enfin un jour qu'elles sont au service des hommes. Des tenancières chez qui le client est roi, lequel s'offre, avec son fric de vendeur de couscous et sa gueule de vieux michton de bordel, ses petits fantasmes échappatoires sur mesure. Il s'agissait d'une piqûre de rappel à l'attention d'une jeune guenon gothique percée jusqu'au clitoris venue me faire la leçon sur ma domination, laquelle finira comme les autres, en faisant la pute masochisante pendant deux ans avant de tout plaquer pour se faire engrosser par le premier connard parvenu à conquérir son petit coeur rose fluo. J'ai vingt ans d'expérimentation profonde, totale, et absolue derrière moi, ce qui signifie qu'en matière de domination, c'est moi qui fais la leçon, et ce sont les autres qui prennent des notes. Est-ce clair ?

Il m'a été rapporté que certaines de ces geishas grotesques et consternantes pratiquent de temps à autres la domination à distance, alors qu'elles m'ont craché dessus pour les mêmes raisons. Leurs abonnements mensuels payants pour leurs sites pourris regorgeant de photos et de vidéos sur lesquelles apparaissent les mêmes gros travelos aux bides graisseux, faussement torturés par des pinces accrochées à leurs vieux tétons dégueulasses et poilus et par des godages aussi laborieux que chiants dans des donjons à deux francs six sous, ne suffisent visiblement pas à remplir les caisses. Rien d'étonnant, puisque ces vidéos ne sont que des remakes de remakes de remakes de remakes de films de série Z. Très heureuse, en tous les cas, d'avoir pu inspirer de nouvelles méthodes de sélection à ces petites joueuses.

Cela fait longtemps qu'on me vole mes photos, qu'on me vole mes textes, qu'on me vole même mon nom, et depuis peu, voici qu'on me vole mes "tags", c'est ainsi que ça s'appelle d'après ce que j'ai compris. Des sites internet qui ne parlent pas de moi utilisent volontairement le mot clé "maîtresse trinity" dans leurs pages et je ne sais toujours pas pourquoi. Je n'imagine pas une seconde que ce soit pour générer plus de visites. Mon webmaster n'ayant pas été foutu de m'expliquer correctement le pourquoi, je n'y comprends toujours rien. Quoi qu'il en soit, je ne protègerai rien car tout cela n'est que du vent, mais je conseille à ceux qui me volent numériquement de bien se protéger en revanche.

Il existe deux ou trois imbéciles parmi d'autres qui se prennent pour des psychiatres et qui m'envoient régulièrement des analyses de ma personnalité, lesquelles se basent sur le peu que je puis dire sur ce blog. Le ton employé est fat au possible, il se veut froidement analytique et affirmé mais il trahit toujours la nervosité du doute, et surtout leurs explications fumeuses tombent systématiquement à côté de la plaque, faute de connaissance du sujet, connaissance impossible même si l'on me côtoie régulièrement. Puisqu'il s'agit de psychanalyse de comptoir, j'imagine sans peine que ces thérapeutes du Dimanche donnent régulièrement des consultations au bar PMU de Jouy-en-Josas (sortie autoroute A86) tous les soirs entre l'heure du Pastis et celle du digestif.

Sur le moneyslavery :

Une soumise m'a montrée récemment une page web sur laquelle une dominatrice, une Sainte Nitouche moraliste qui serait sans doute bien plus heureuse dans un couvent avec une croix chrétienne coincée dans la raie, expliquait que le moneyslavery c'était "mal", et qu'heureusement "la loi veillait au grain". Il faudrait sans doute savoir de quoi l'on parle avant de parler. Si le moneyslavery est considéré comme une prestation de services, c'est à dire que le client paye pour obtenir le mépris de la dominatrice, alors il s'agit d'un échange, tout comme une séance payante d'humiliation, laquelle ne pose aucun problème à personne. Et si l'on voit cette pratique comme un don privé et spontané d'argent, cela n'a rien d'illégal à partir du moment où c'est indiqué aux services fiscaux. Je sais par expérience que l'urssaf se fout royalement de savoir ce qu'est le moneyslavery, il ne s'intéresse pas aux détails psychologiques de ces pratiques, la seule chose qui l'intéresse est que ce soit déclaré, même si c'est en tant que voyante, masseuse, psychologue, ou coiffeuse visagiste à domicile. Je vous conseille d'ailleurs de vous déclarer, bande de connes, sans quoi n'importe quel de vos clients pourra vous dénoncer auprès de l''urssaf si jamais une séance se terminait mal et qu'il souhaitait se venger bassement. Les moneydominas et les serviteurs subissent depuis un peu trop longtemps la réprobation ignare venant de la part de ces bonnes petites brebis légalistes prétendues "underground". J'observe que la majorité des "castafiores dominatrix" (une nouvelle espèce de volaille proche de la pintade farcie) se sont confortablement installées grâce à de généreux mécènes alors qu'elles sont les premières à critiquer ces pratiques.

A propos des don-juans :

J'ai eu le malheur de commander un Cappuccino (d'ailleurs infâme) dans un détestable troquet de cette ville de ploucs. Et là je ne parle pas de Jouy-en-Josas, mais de Bordeaux, quoique je ne doute pas un seul instant que la première ville citée regorge également de gros péquenots dont les ancêtres allaient traire la vache, planter les patates, et retourner le fumier. Il n'a pas fallu dix minutes avant qu'un crétin de brun ténébreux détestablement habillé comme un agent immobilier de seconde zone ne vienne me faire son numéro de drague consternant. Ce que je vais dire est destiné à tous ceux qui me rencontrent ainsi qu'à ceux qui me contactent numériquement au hasard de mes connexions. Je ne suis absolument pas sensible au hommes, ni à leur charme, ni à leurs regards d'hypnotiseurs ringards, ni à leur voix, ni à leur présence, ni à leurs numéros d'exhibition de neurones ou de testostérone, ni à rien. Tout cela m'ennuie et me laisse de marbre, je les ai tous vus, merci. La seule chose qui m'intéresse chez le mâle, c'est ce que je peux en faire, et physiquement, le seul intérêt que je lui porte se limite à l'appareil génital, puisque le plastique me donne des irritations. Ce n'est pas volontaire, c'est ainsi, et si un psy passait par là, sans doute m'expliquerait-il qu'avoir grandi dans une caserne pendant 19 ans, avec son lot de machos autoritaires à deux balles qui reluquait la seule fille vivant dans l'enceinte, m'a totalement et définitivement vaccinée à ce sujet. Il n'y a donc rien à faire, et je le sais depuis longtemps. Je préparerai d'ailleurs un article un peu plus détendu et plus profond sur la question du "petit mâle". Sachez qu'à mes yeux, si vous n'êtes pas répugnant c'est que vous êtes lisse, et si vous n'êtes pas lisse c'est que vous êtes répugnant, il n'y a pas d'autre alternative.

Sur mes "castings à distance" et leurs prétendants :

Cela fait bien longtemps que des candidats financièrement aisés me demandent avec aigreur pourquoi je demande une offrande aussi ridicule concernant ces tests à distance. Ces peigne-culs enrichis aimeraient tellement que ces éducations soient onéreuses, afin que seuls leurs gros portefeuilles dégoulinants soient capables de les assumer et que cela ait pour conséquence d'évincer les autres prétendants, les "prolétaires pouilleux" en l'occurence. Je ne fais pas de socialisme, mais voir certains s'imaginer pouvoir tout acheter, même mes méthodes, me donne la sage envie de leur ouvrir les gencives au scalpel et de leur défoncer la gueule à coups de matraque. Je ne transigerai pas sur cette question pas plus que sur les autres. Je veux que mes tests à distance soient accessibles à tous. Je déteste le SM pour gros salaires ventripotents, et je sais par expérience que les meilleurs soumis se trouvent le plus souvent du côté des petits budgets. Je ne modifierai donc pas le montant de l'offrande demandée, et il est inutile de me harceler. Le paradoxe est que je puis avoir affaire à une saloperie de radin épouvanté qui se cache derrière l'alibi de "la passion désintéressée", et cinq minutes après, à ce genre de roturier médiocre et engraissé qui croit, le con, que son argent peut avoir une quelconque influence sur moi. J'exècre les deux espèces.

Sur mes séances en live :

Ces lignes sont réservées à celles et ceux qui font partie de mon Cercle. A partir de maintenant, je ne vous recevrai que pour une durée minimum de 4 heures par séance. Je prendrai donc un demi-journée par sujet, et les séances d'une heure ou deux sont terminées. Cela ne change rien au pourcentage que je vous prends, que l'on se rassure. A vous maintenant de vous organiser. Si cela présente un problème pour certain(e)s, on évite de pleurnicher, on prend son téléphone, et on appelle Jessica.

Une "séance de domination", cela n'existe pas. On domine par l'esprit avant, cette domination se concrétise pendant, et elle se poursuit toujours par l'esprit après. Une soumission ne dure pas une heure, sinon ce n'est qu'un bref moment où l'on consent à "s'abandonner" à des fins utilitaires, et peut-on parler "d'abandon" puisque l'on sait que l'on contrôle cet abandon puisqu'il y a contrat, la domina n'étant alors qu'une accompagnatrice complice qui ne sortira pas des limites initialement prévues. Contrôler son abandon, ce n'est pas s'abandonner. Les "séances de domination" sont donc réservées à des PDG boursouflés par le stress qui souhaitent se soulager de leurs responsabilités l'espace de quelques minutes, aux impulsifs débilisants, aux éternels coupables pathologiques de tous les maux de la terre, ainsi qu'à ceux qui ont la mémoire courte et qui oublient un peu trop rapidement qu'ils ne sont rien. Cela pose une question simple : peut-on être soumis tout le temps ? La réponse l'est toute autant : tout dépend de la personne qui est au dessus. Pour ma part, je suis dominatrice tout le temps, et il se trouve que je suis capable de créer de la dépendance et de l'obsession.

Sur mon anecdote estivale :

Quelques Robespierres du SM viennent donc m'expliquer que j'ai été "trop indulgente", voire "trop faible", d'autres en viennent carrément à dire que cette petite main m'a "dominée", et les derniers n'admettent pas que je pus me "rabaisser" avec un individu "insignifiant", je suis tellement "au dessus de cela" disent-ils.

Il faudrait sans doute expliquer à ces matamores du cervelet, puisque visiblement je l'ai mal fait, que vivre plus de trois mois et demi sous un régime totalement dictatorial n'est en rien une trajectoire paradisiaque, à moins d'avoir l'esprit voué à cela, d'en être sûr et profondément capable. Les mêmes qui s'imaginent que me sodomiser dans une salle de bain vaut bien le coup de subir le reste, n'auraient sans doute pas été en mesure de tenir ce rythme de travail, dans de telles conditions, sur une période aussi longue, ni même de passer une nuit dans un cachot ignoble, ou vivre une frustration plus qu'infernale à la longue. Peut être auraient-ils tenu une semaine avant de brandir fiévreusement leur carte de la CGT. J'estime donc que ce garçon a été remarquable pour un pur novice, et je ne m'interdis pas de reconnaître le mérite de certaines gens. D'autre part, mon indulgence n'a pas été que spontanée, elle a été aussi calculée, et il me semble bien en avoir expliqué les raisons, mais sait-on encore lire ? Ensuite, je ne pouvais guère me faire dominer par un individu que je cernais parfaitement et que je pouvais écraser ou éjecter d'une seconde à l'autre, sur un simple claquement de doigt, mais que j'ai laissé évoluer sournoisement afin de me servir de lui d'une manière plus subtile et plus perverse, me semble-t-il. Et concernant la dernière remarque, coïter avec un "individu moyen" n'est pas plus rabaissant que le faire avec des individus se proclamant "au dessus du panier". Pour moi ce sont les mêmes, sauf que les individus moyens sont bien meilleurs sexuellement, c'est sans doute l'avantage de ne penser qu'avec sa pine. D'ailleurs, je puis commettre n'importe quelle dégueulasserie, celle-ci ne me rabaissera jamais.

A propos de ma prochaine orgie :

Elle sera très particulière, et je cherche un nouvel endroit pour la réaliser, puisque le propriétaire du dernier théâtre d'action a été supprimé de mon Cercle, ainsi que le méritait ce vieux croûton décevant. Il me faut un endroit très grand, et si possible, une demeure de charme et de caractère. Le fait que ce soit perdu au fond de la cambrouse ne pose pas de problèmes, bien au contraire. Je veux des propositions avant Novembre, c'est à dire dans deux semaines. Le propriétaire devra se mettre entièrement à ma disposition et aucune de ses conditions ne sera retenue. Je puis seulement assurer que l'endroit sera propre et intact lorsqu'il s'agira de quitter les lieux. Il peut également assister à l'action. J'étudierai les propositions au cas par cas.

A ce sujet, je sollicite l'intégralité de mes esclaves financiers ainsi que mes "mécènes" afin de financer cette auguste sauterie. C'est un ordre clair, du moins pour ceux qui font partie de mon Cercle, les autres font ce qu'ils veulent, je ne les y oblige pas. Le mois gynarchique, et ce malgré le service de quelques fidèles individus, m'a coûté horriblement cher, et je n'ai pas l'intention de me mettre en péril pour me faire plaisir puisque c'est aux autres de se mettre en péril pour moi. Je précise que contribuer à cette fête ne garantit en rien une invitation. Je précise cela car les vrais moneyslaves se perdent. Ils ne servent pas, ils achètent ou ils investissent, du moins ils attendent toujours un retour, ce qui n'en fait pas des moneyslaves mais de petits manipulateurs à la manque. Ça ne fonctionne pas avec moi.

Sur une séance de vendredi :

La définition que nous donnons au mot "ridicule" est totalement subjective bien entendu. Cependant, vendredi dernier, j'avais prévu de faire une séance "Poneyboy" avec l'un de mes serviteurs. Cela faisait bien longtemps que je n'avais pas exercé cette pratique. Au moment de chevaucher la monture, j'eus un instant de doute et me ravisai. Je demandai donc à Sarah de monter à ma place, et d'enfourcher le bonhomme en faisant le tour de la pièce. A ce moment précis, je me suis dit que la cavalière était aussi ridicule que le cheval, et que la situation, et la pratique en elle même, étaient d'un grotesque indicible.

Ainsi certaines pratiques se rayent d'elles mêmes de mes tablettes. Un autre exemple : l'infantilisation. Grand classique des donjons SM, l'infantilisation est toujours un excellent moment de bouffonnerie clinique. "Areu areu" lance le grand quincagénaire ventru en couches culottes. "Oooooh, mais c'est qu'il a encore fait caca dans ses couches le petit bébé, il va falloir qu'il apprenne à faire popo tout seul un jour" réplique la pauvre Maîtresse en empoignant le lait de toilette pour l'appliquer sur le fion merdeux de son client... Heureusement qu'elles se font payer.

A bientôt.
Par Maîtresse Trinity
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Lundi 28 septembre 2009
Me voici de retour après quelques jours de villégiatures estivales. Monter dans un avion, depuis quelques temps, s'apparente à un jeu de roulette russe. Quelle étrange idée a eu l'humain de relativiser et banaliser quelque chose qui reste à tout jamais hors du commun. J'en discutais récemment avec un charmant steward qui semblait bien d'accord avec moi.

Je suis agréablement surprise de constater, depuis mon retour, la concentration et la disponibilité des serviteurs faisant partie de mon Cercle. Tout le monde semble frais, dispos, et motivé : à la bonne heure. Le net élagage que j'ai opéré dans mon cheptel en début d'année semble porter ses fruits.

Du fait de l'extrêmité de mes pratiques, je demande à chaque soumis de me prévenir s'il montre des signes suspects de maladies quelconques. Je ne parle pas que de la grippe A. L'an dernier j'ai hébergé temporairement quelques maladies malvenues. Comme je ne suis pas une journée portes ouvertes aux virus, j'exige que chaque soumis qui se sent "bizarre" reste chez lui et consulte un médecin. Ce n'est pas une raison pour se défiler, bien entendu, d'autant qu'en cas de séance annulée, je demanderai à jeter un oeil sur l'ordonnance délivrée par le médecin. C'est sans doute la seule chose que je subisse de la part de mes soumis, mais on ne peut pas "triturer" de l'humain sans risques.

Autre chose : j'interdis formellement à mes soumis et soumises d'aller délibérément provoquer telle ou telle Maîtresse sur un débat de fond concernant le "SM". Je leur interdis également de se défendre s'ils sont attaqués sur le sujet. D'ailleurs, je leur défends d'échanger tout court. Si j'ai définitivement expliqué ce que je pensais d'un certain "SM", ce n'est pas pour en rajouter par un débat qui restera de toutes manières stérile, puisque le malentendu persistera quoi qu'il advienne. Pour ceux qui ne font pas partie de mon Cercle, je leur déconseille également de se fourvoyer dans ce dialogue de sourds. Chacune voit Midi à sa porte, et d'ailleurs, hormis pour quelques obsédées du grand Monopole de la "Philosophie SM", tout cela n'est guère important. J'ajouterai pour finir que lorsqu'on a approfondi un peu le sujet, on se rend compte qu'il n'y a pas réellement de "philosophie du SM", mais que le SM est un sujet de discussion philosophique.

L'anecdote que j'ai narrée récemment semble avoir blessé certains de mes sujets, lesquels n'ont pas compris en quel honneur j'avais accordé des faveurs à un individu selon eux "non-méritant". Tout d'abord, je savais que je ne ferais pas que du bien en racontant cela, et c'est aussi pour cela que je l'ai fait. Ensuite, je rappelle que la "récompense" n'est jamais un dû, c'est une grâce que j'accorde rarement, comme il me plait et à qui il me plait, souvent de manière totalement injuste, car j'observe que c'est bien plus excitant comme cela. On ne gagne pas de médaille dans mon Cercle, puisque la seule médaille existante est d'en faire partie. Pour finir, ces faveurs m'ont servie, et c'est principalement pour cela que je les ai accordées.

Le petit aparté que j'ai écrit sur le gynarchisme semble avoir chagriné également. Même si ma façon de penser a évolué sur le sujet du fait de l'expérimentation de certaines choses, je crois avoir clairement indiqué que jamais je n'ai porté aux nues les thèses gynarchistes actuelles, estimant qu'il s'agit de visions purement masculines car dénaturant totalement la femme. Une rumeur court, selon laquelle Elise Sutton serait en fait un homme. Je me méfie tout de même de ces rumeurs, dans la mesure où chaque fois qu'une femme pense, certains en viennent à conclure, de manière pour le moins suspecte, qu'il y a fatalement un homme derrière. Arendt, Beauvoir, Weil ou encore Dolto vous remercient de tout coeur. Néanmoins, si tel est le cas, cela ne m'étonne guère, car il faut être un homme pour avoir écrit de telles imbécilités. Et si tel n'est pas le cas, nous dirons que nous avons affaire à une femme se conceptualisant à travers le regard de l'homme, ce qui en fait son irrémédiable créature. Elles sont d'ailleurs nombreuses dans ce cas.

Etre aiguisé ne suffit pas et la rouille aussi est nécessaire, nous dit un philosophe. Pourtant certains jeunes candidats, novices ou presque, ont la prétention d'être bien meilleurs que mes serviteurs actuels. Ils sont tous très "verts", et ainsi que de jeunes cabots inexpérimentés, ils jappent leur singularité afin que je puisse mieux la constater. Par définition une singularité se remarque d'elle même, et comme je ne remarque rien d'autre que quelques états d'âme prévisibles d'extrasensibles incompris et mal-aimés perdus dans une vilaine société qui ne leur ressemble pas, j'en déduis donc que j'ai affaire à des imposteurs. Si certaines personnes s'estiment exceptionnelles, qu'elles fassent donc quelque chose d'exceptionnel. Pour ma part, je ne m'en suis pas privée. Le reste n'est qu'amour propre se transformant à force de solitude en orgueil, c'est à dire du vent. J'ai suffisamment eu affaire à des "génies de canapés" pour leur accorder une quelconque importance. Je ne reconnais que les oeuvres et les actes, je ne reconnais pas les individus, et à quelques rares exceptions près, c'est le résultat qui m'intéresse, et non les intentions, ou les potentiels supposés. On ne gagne pas une course parce qu'on s'en pense capable mais parce qu'on a couru aux côtés d'autres prétendants tout aussi doués, et que l'on sait véritablement ce que l'on vaut. Il n'y a rien ni personne qui m'impressionne, et que certains cerveaux errants en quête de reconnaissance s'adressent ailleurs, il y aura toujours quelques bécassines qui seront émoustillées à la première citation venue. J'ajoute qu'il n'y a pas de réciprocité possible puisque je me fous complètement de ces gens, alors que l'inverse n'est visiblement pas vrai.

Certains "cérébraux" me feront toujours rire. Parce qu'ils bandent mou, ils en viennent à reprocher à la femme de ne pas être suffisamment étonnante. "Quelle platitude que cette triste trivialité du sexe, et comme la jouissance de l'esprit est supérieure à celle du corps  !!!", clament-ils d'un ton mystique, le pénis flasque tout juste doué pour dégorger leur pisse. Quelle étrange idée qu'on ne puisse pas à la fois penser et baiser. Comme si l'un empêchait l'autre. C'est une constante masculine : ils sont nombreux à penser avoir fait le tour de la femme, et pourtant ils continuent à leur tourner autour. La cérébralité n'est pas un problème, sauf si elle devient un minable petit alibi pour dissimuler une impuissance face à la pure jouissance de l'instant. A ce sujet, une phrase de Kierkegaard que j'apprécie beaucoup :

"L'intelligence de l'instant n'est pas chose facile, et qui s'y méprend fait, habituellement, provision d'ennui pour le reste de ses jours. L'instant est tout, et c'est dans l'instant que la femme est tout."

Je fais un signe à ceux et celles qui m'écrivent pour me témoigner leur sympathie. Ça me fait plaisir, même si fondamentalement, je puis m'en passer. Mais enfin je ne boude pas le plaisir.

Elève Maîtresse Sarah a donc fait son entrée dans mon donjon en tant que deuxième assistante à plein temps. Je lui souhaite officiellement la bienvenue, à elle ainsi qu'à son délicieux accent pyrénéen. Elle secondera Jessica, et il est inutile de demander des photos ou son msn, puisqu'elle n'est pas là pour cela.

A bientôt.
Par Maîtresse Trinity
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Lundi 7 septembre 2009
Il y a quelques mois j'avais indiqué sur ce blog que je recherchais un homme d'entretien afin de remplacer mon "jardinier attitré", parti avec ma permission passer quelques vacances dans son Angleterre natale.

Ainsi que je le fais pour toutes les candidatures que je reçois, je passai au peigne fin chaque profil afin d'éviter les voyeurs inaptes, les fantasmeurs, les rois de l'incruste, et les incompétents. Au bout de quelques jours, je tombais sur le profil d'un jeune homme de 21 ans, étudiant en vacances, ayant goût pour les travaux d'extérieur. Ne se sentant pas "soumis" mais désireux d'accomplir sa tâche avec sérieux, il nourrissait un faible pour l'aura féminine et particulièrement la mienne. Prévenu de l'extrême rigidité de l'aventure qu'il allait vivre, il ne s'en montra pas effrayé, et me convainquit de son sérieux en m'interrogeant sur le domaine, la matériel à disposition, la nature de la terre, le type d'arbres qui embellissait le parc. Ces questions me rassurèrent sur sa rigueur, de plus il ne posa aucune question indiscrète, souhaitant simplement se cantonner à son rôle de jardinier. L'affaire fut donc conclue.

Nabil, arriva à la fin du mois de Mai, et ce garçon de petite taille se fit tout de suite remarquer, puisqu'à peine descendu de voiture, il glissa sur le gravier, perdit l'équilibre, et s'étala de tout son long sur les cailloux en criant un grand : "Oh putain". Se relevant avec le regard d'un Bourvil héberlué, il s'approcha de moi totalement penaud, me serra la main bêtement, et s'exclama avec un accent du sud inoubliable : "Oh putain, le gravier il est traître, il faudra le ratisser". Ne m'attendant pas à une entrée en scène aussi tonitruante, et encore moins à un accent du Gers aussi prononcé chez un maghrébin, j'éclatai de rires. Si je réclamais de ce jeune homme du sérieux et de la compétence, le fait qu'il put m'amuser ne me déplaisait pas, surtout si c'était malgré lui.

Après lui avoir offert un rafraîchissement, nous allâmes dans le parc afin de lui faire découvrir l'endroit et lui désigner les tâches à assumer. Bien entendu, j'en profitais pour le tester sur la nature de certaines plantes ou fleurs, et il me répondit avec compétence, malgré quelques hésitations suspectes, que je mettais pour le moment sur le compte de la timidité. Chaque découverte des différentes parties du domaine provoquait en lui la même exclamation : "Oh putain". Je lui conseillai en souriant de châtier son langage, et il s'exécuta en formulant de plates excuses.

Arrivés derrière le bâtiment, je lui désignai la piscine et lui expliquai les horaires d'entretien. Etalée sur un transat, Jessica bronzait là, en bikini, et à la vue de la jeune femme, Nabil fit silence. Je le regardai et me rendis compte que ses yeux si innocents de tout à l'heure devenaient véritablement pervers. Il ressemblait à un petit gamin qui venait de faire un mauvais tour et qui en était fier. Je le regardais moi aussi avec amusement, et il marmonna un "Oh putain" qui me fit rire encore. Nous allâmes à la remise où je lui montrais le matériel, et il me déclara que tout lui convenait.

Jessica, rhabillée, lui désigna sa chambre, et lui fit visiter la partie privée du donjon, mon bureau, la salle d'eau, la salle informatique, les chambres annexes. Il fit connaissance de Lucy, Basile, et plus tard Lara. Gentil et timide, il fut adopté tout de suite. Pendant qu'il se douchait afin de se remettre de son voyage, je pris Jessica avec moi et nous nous occupâmes de fouiller ses bagages. Il était entendu qu'aucun contact avec l'extérieur n'était possible, ni téléphone portable, ni sms, ni sorties, ni rien, seulement le droit de consulter ses mails de temps à autres, mais sous surveillance étroite.

En fouillant ses sacs de sport, nous découvrîmes deux téléphones portables qui furent immédiatement confisqués. Chose plus inquiétante, je mis la main sur deux ouvrages de découverte de la botanique, et je levai les yeux au ciel en me demandant si je ne m'étais pas faite rouler. Jessica quant à elle lui confisqua vicieusement des revues érotiques qu'il avait emmenées avec lui, pensant à juste titre que le temps serait fort long. De retour sur la terrasse, où je dégustais un sorbet, il avait un air si contrarié que je ne pus m'empêcher de pouffer.

Les premiers jours de Nabil furent d'une grande régularité. Levé à 6h30, il arrosait le parc à 7h, effectuait les tâches courantes, puis arrosait encore vers 21h avant de se réfugier dans son lit, exténué.

Malheureusement, il ne fallut pas longtemps avant que sa nature maladroite reprenne le dessus. Je puis dire qu'il n'en a pas raté une en quelques mois. Il écrasa plusieurs rosiers avec le tracteur-tondeuse, ratissa le gravier en faisant gicler des cailloux sur le pare-brise de la BMW garée devant l'entrée, cassa le robinet d'eau froide de la douche, s'endormit à table, brisa un pot de fleurs et quelques assiettes, voulut, chose extraordinaire, tailler des tulipes (!), et inonda une partie de mon boudoir, car il souhaitait, expliqua-t-il alors, arroser le lierre grimpant le long du mur. Manque de chance, la fenêtre était ouverte.

Ses aventures ne s'arrêtèrent pas là. Il prit quelques aises déconcertantes, s'installa à côté de moi dans le canapé afin de regarder les informations, ou bien entrait sans frapper, se promenait en maillot de bain autour de la piscine en tatant l'eau avec l'orteil pendant que j'étais en train de me baigner. Jessica, folle de rage, se précipitait vers lui afin de lui faire comprendre qu'il y avait des limites à ne pas franchir. Pour ma part, ayant toujours eu un faible pour les vrais maladroits, j'étais tellement morte de rires devant son air déconfit que je ne parvenais même pas à me mettre en colère.

Un soir de Juillet, alors qu'il avait pris ses habitudes dans la demeure, il débarqua dans la cuisine, me fit un grand sourire sympathique, regarda par la fenêtre et s'exclama : "Je me fais un peu chier quand même..." Ayant du mal à réprimer un fou rire, j'essayai de lui expliquer calmement qu'après tous ses exploits, il ne méritait certainement pas une quelconque distraction. Il fut tellement attristé par cette réponse que je dus détourner la tête pour cacher mon hilarité.

Maladroit mais aussi légèrement vicieux, il réussit à se procurer de la distraction en réalisant quelques coups en douce. Ainsi il fut pris sur le fait en train de se masturber, en pleine nuit, devant un site pour adultes dans la salle informatique qui était pourtant fermée à clé, ou bien en train de zieuter Jessica qui bronzait topless. Il se mit également à prendre des douches en laissant la porte grande ouverte afin de s'exhiber, et lorsqu'il fut attrapé par Lara en train de me regarder dormir dans un fauteuil à moitié nue, il fut enfermé dérechef dans sa chambre pour avoir poussé le bouchon un peu trop loin.

Celui que nous avions toutes surnommé "Gaston Lagaffe" me semblait un cas plus qu'intéressant, et si je le laissais faire, ce n'était pas seulement par amusement ou affection, mais aussi parce qu'il apportait dans cette demeure quelque chose de totalement inédit. Etant de ces maladroits spontanés, il bousculait, violait ou brisait des codes sans même s'en rendre compte, et son innocence enfantine faisait réfléchir mes assistantes sur le bien fondé de certaines règles. Je surpris Jessica ne pas savoir répondre lorsqu'il demandait pourquoi il devait faire ceci ou ne pas faire cela. Le perpétuel renversement des systèmes et des valeurs que j'imposais à mes assistantes et mes soumis(es), c'était cette fois un petit jardinier intérimaire qui l'imposait sans même le vouloir.

Je suis habituée à rencontrer parfois de faux spontanés, en réalité des branleurs ou des sans-gêne pétomanes qui s'imaginent pouvoir prendre possession d'un lieu avec un laisser-aller méprisable et une flatulence à la place du cerveau. Il ne m'est pas difficile de démasquer ces gens, il m'est encore moins difficile de les recadrer, voire de les briser. Nabil n'était pas de ceux là et apportait une telle fraîcheur qu'il obligeait tout mon petit monde à s'adapter à ce trublion, et à apprendre à le contrôler, et à se contrôler, sans passer par le rapport de forces. J'attendais simplement que Jessica aie l'intelligence de le comprendre.

Sa mission étant temporaire, et sa présence étant pour le moins agréable, je décidai de mon côté de le prendre tel qu'il était, et Jessica, découragée, fit de même, allant même jusqu'à développer une certaine affection pour lui. Ainsi, lorsque nous entendions un verre se briser dans la cuisine, suivi d'un grand "Oh putain", Jessica me disait avec flegme : "Lagaffe a encore frappé". Je ne compte plus le nombre de fous-rires que j'ai eu, car je me demandais toujours ce qui avait bien pu lui arriver. Notre nouvel ami avait en sus contracté une phobie à l'égard des inoffensives rapiettes, et nous le vîmes régulièrement faire des bonds épileptiques chaque fois qu'il en apercevait une près des murs de pierre.

La vie n'était pas drôle pour notre gaffeur fétiche. Levé tôt, couché tôt, beaucoup de travail, du moins Lucy, qui lui donnait directement les ordres, y veillait, et il remplissait en plus de ses charges les pires corvées. Pas de téléphone, pas d'amis, pas de sorties, pas de sexe, ses distractions étaient de plus limitées : il pouvait profiter de la piscine lorsque personne n'y était, regarder des dvd avec les filles, faire des jeux vidéos à horaires fixes, et naviguer sur internet avec un regard dans le dos, rien de plus. Le temps passant, je fus plus coulante, et lui accordai l'autorisation de se baigner avec nous. Ainsi il n'eut plus besoin de jouer au voyeur pour nous voir topless, allumant ce petit regard de pervers diablotin qui me faisait tant rire. Cela restait tout de même une bien maigre consolation au vu de l'extrême austérité du régime.

Je me demandais avec délectation comment il allait vivre le mois gynarchique approchant, sachant qu'il n'en profiterait pas et qu'il n'en verrait quasiment rien. Il s'avéra que voir, entendre et croiser une trentaine de jeunes et jolies filles sans avoir même le droit de leur parler fut une torture épouvantable pour lui. Il vint me trouver un soir dans la salle informatique alors que je terminais une séance sur msn, et me dit qu'il souhaitait me dire quelque chose. Il me confia être très malheureux de cette situation, car il savait qu'il se passait des choses et qu'il ne pouvait pas en profiter. Je lui expliquai calmement que sa tâche n'était pas seulement de s'occuper du domaine, mais aussi de savoir contrôler ses pulsions, et comprendre qu'on ne pouvait pas obtenir tout ce qu'on voulait simplement parce qu'on en a envie. Il me répondit avec intelligence que pour ma part, je le faisais bien. Je lui rétorquai que j'avais mis vingt ans pour mettre en place un système qui me le permette, et même si par le passé j'ai pris beaucoup de choses par la force et la violence, je n'avais pas toujours pu avoir tout ce que je souhaitais non plus. Il comprit, et rejoignit sa chambre avec tristesse. Je me dis à ce moment là que cette génération nourrie à l'internet était d'une très grande immaturité.

Lors d'une soirée piscine, alors que nous étions une quizaine d'amazones à nous amuser, je le vis nous observer par la fenêtre de sa chambre, fumant une cigarette. Il avait un regard de cocker tout à fait irrésistible, ce qui décupla mes élans érotiques envers mes amies. Il fut tard lorsque la quasi totalité des filles décida de sortir en boîte de nuit. Je remontai vers l'étage, m'amusant du spectacle de toutes ces voitures partant en discothèque, à l'instar d'une colonne de chars à l'assaut d'une place forte. Je pris une douche tiède et me jurai de dormir dix heures d'affilée, car je ne tenais plus debout.

Les amateurs d'anecdotes sexuelles seront enfin ravis. C'est au moment où j'avais le visage couvert d'un masque hydratant peu sexy que le sieur Nabil entra, comme par hasard, dans la salle de bain, en laissant échapper un "Oh putain" en guise d'excuse. J'étais totalement nue face au miroir, mais tellement épuisée que je n'avais ni la force ni l'envie de couvrir ma nudité devant lui. Devant son air faussement choqué, je lui dis qu'il pouvait arrêter son numéro, sachant qu'il m'avait vue nue quelques minutes plus tôt, dans des situations relativement lubriques. Prenant malicieusement cette parole pour un encouragement à rester, il me remercia de ne pas le punir, et resta figé en contemplant mes fesses à l'air. Un bref coup d'oeil dans la glace me permit de constater qu'il avait encore ce petit regard de diablotin.

Ne faisant plus attention à sa présence, je continuais à m'appliquer ma crème, et dis tout haut avec une ironie lasse qu'entre la blancheur de la crème et mes cernes, je devais ressembler à une vieille vampire. Il me répondit d'une petite voix que j'étais au contraire "très bonne pour mon âge". Je le remerciais mollement de cette subtile remarque. Ne se contentant pas de profiter du spectacle, il me dit également que j'avais un "sâcré beau gros cul", et s'excusa aussitôt de cette observation. Le cerveau en bouillie, du fait du manque de sommeil, je n'avais pas la force de répondre à ce cri du coeur, et me contentai de sourire, rêvant au lit frais qui m'ouvrait ses bras.

Le jeune homme rompit le silence en me disant tout à coup qu'il était "désolé d'avoir une érection". Je ne l'avais pas remarqué, affairée à ma tâche, et je lui répondis difficilement qu'il n'avait pas à être désolé, car c'était bien naturel et d'ailleurs plutôt rassurant pour lui. Il ricana timidement, puis me demanda s'il pouvait me poser une question. Parler était la dernière des choses que je voulus à ce moment là, mais je l'encourageai tout de même à me demander ce qu'il voulait. Il me demanda donc s'il avait l'autorisation de se masturber en pensant à moi cette nuit. Je fus peu surprise par la question, d'ailleurs mon épuisement était tel que rien ne pouvait me surprendre, d'autant que c'est une question que l'on me pose très régulièrement sur msn. Je répondis que ça ne m'empêcherait pas de dormir. Toujours sur sa lancée, il enchaina sur une autre question, sur laquelle j'aurais pu miser toute ma fortune, tellement elle était prévisible. "Maîtresse, est-ce que je peux commencer maintenant ?" Je ricanais, et au bout de quelques secondes, je lui expliquai qu'il pouvait faire ce qu'il voulait, car je m'en fichais royalement.

Piqué au vif et volontiers opportuniste, le sieur Nabil ne se démonta pas, et pendant que j'en étais à l'application de mon sérum anti-âge préféré, il baissa impunément son caleçon boxer, exhiba un sexe assez moyen mais très large, et se masturba avec toute la tranquillité du monde. Le jeune garçon était tout à fait malin, car il avait bien senti que j'étais bien plus accessible, mais aussi diminuée par le manque de sommeil. Et je savais parfaitement qu'il n'allait tarder à tirer sur la corde, si j'ose dire, et que je n'aurais pas l'énergie suffisante pour m'y opposer de manière sèche.

L'inévitable se produisit. Alors que j'en finissais avec mon sérum, il s'approcha de moi et me demanda "s'il était indigne pour une Lady de se faire prendre par son jardinier". Malgré l'épuisement, je ne voulus pas rater le bon mot, et lui marmonnais avec ironie que ce n'était guère original car ce fut le thème d'un best seller érotique. Après un bref silence d'incompréhension, il me demanda s'il ne pouvait pas "me pénétrer juste quelques secondes", "avec ma permission".

Ici, je dois préciser que, bien que vannée, il m'aurait suffi d'un simple "non", même chuchotté, pour que ce jeune homme, culotté mais pas fou, rejoigne illico sa chambre. Epuisée, certes, mais lucide, je devais penser qu'il méritait bien une petite récompense, et avec le recul, je considère que j'ai eu raison. Tous mes soumis et soumises en réel pourraient dire, si je le leur autorisais, que n'ayant pas l'habitude d'être gentille, ma manière de remercier les gens passe souvent par le sexe.

Je ne répondis rien à Nabil, et il comprit cela, avec raison, pour un agrément tacite. Il n'hésita pas une seconde, et tendant ses mains comme pour recevoir une bourse de sesterces, il me caressa le fessier avec une vigueur étonnante, se colla contre moi, me fit fléchir légèrement sur les jambes, et chercha mon ouverture de son sexe bandé. Une fois repérée, il s'engouffra progressivement jusqu'aux testicules, et marmonna enfin un énième "Oh putain".

Ainsi que je l'avais prévu, ce petit salopard ne se contenta pas de rester immobile. Immobile, pour ma part je l'étais, les deux mains posées sur le lavabo, à l'instar d'une poupée gonflable totalement à sa disposition, attendant que mon sérum sèche. Nabil me coïta lentement, puis plus vivement, et levait les yeux au plafond en respirant de plus en plus fort. Il s'activa ainsi quelques minutes, puis il s'interrompit, sortit de ma chatte, et me pelota les seins en me remerciant.

Comme il n'avait pas éjaculé, je m'attendais à présent à sa probable dernière question. Elle ne fut pas longue à venir. Il me dit d'une voix fragile que ce serait un "suprême honneur" s'il pouvait me pénétrer par "l'autre trou". Je trouvais la force de rire gentiment en me disant que j'avais affaire là à un sâcré petit renard. Je n'ai, par principe et par plaisir, jamais refusé la sodomie lors d'un rapport sexuel. Trouvant la situation délicieusement perverse, et n'étant donc pas contre, je lui répondis qu'il devait faire vite, car je tombais de sommeil. Ne se faisant pas prier, il colla son gland contre mon anus, et força le passage très brutalement, ce qui me fit penser qu'il s'agissait sans doute de son premier jeu anal. Entièrement enfoncé dans mon derrière, il s'en donna à coeur joie et m'encula ardemment en articulant des "Oh putain" éclatants qui rendirent plus cocasse encore cette situation. Il ne fut pas long à se déverser, et une fois retiré de mon rectum trempé, je le renvoyai dans sa chambre, sortis de la salle de bain et rejoignis mon lit avec bonheur, lequel était d'ailleurs partiellement occupé par deux charmantes soumises.

Je compris que c'était un garçon intelligent lorsque le lendemain matin, alors que je déjeunais avec quelques amies, il vint m'offrir une rose fraîchement cueillie. Cette rose n'était pas qu'un remerciement, sans doute était-ce également une manière de s'excuser, mon consentement ayant été sans doute un peu ambigü dans son esprit, alors qu'il était très clair dans le mien. Acceptant sa fleur, qui en réalité était la mienne puisqu'elle provenait de mon parc, je lui dis gentiment qu'à partir de maintenant, il lui faudrait être totalement concentré sur sa tâche sans se laisser divertir par ce qui se produisait dans cette demeure. Il comprit le message.

Mais il ne le comprit pas longtemps. En quelques jours, notre catastrophe ambulante reprit rapidement le cours normal de ses âneries. Ainsi, il s'endormit au volant du tracteur-tondeuse, semblant foncer dans le muret, avant d'être rattrapé in-extremis par un Basile en mode Usain Bolt (comme dirait Jessica). Il fit également choir sa tasse de chocolat (pleine) dans la piscine, laissa brûler une sauce que Lucy lui avait demandé de surveiller, (ce qui compromit gravement notre déjeuner), fit peur au cheval, fut surpris en train de se masturber devant quelques soumises endormies dans le baisodrome.

Il était bien entendu nécessaire de réagir. Si la maladresse a son charme, elle ne doit pas prendre le pas sur l'incompétence. Toujours amusée, mais un peu lasse, je le pris donc à part, et lui expliquai qu'à la prochaine bévue, il serait sanctionné, comme n'importe qui dans ce donjon. Le message étant plus clair, il parut comprendre et me répliqua qu'il ferait le maximum pour moi, "comme d'habitude". Ces deux derniers mots me laissèrent songeuse.

De fait, il devint plus régulier, et hormis quelques toutes petites maladresses, je n'eus pas à m'en plaindre, jusqu'au jour où je me rendis compte qu'il avait utilisé l'un de mes portables pour passer des appels personnels. Folle de rage, je fis donc une descente dans sa chambre en pleine nuit, le pris par la tignasse, le traîna jusqu'au sous-sol, et le jetai sur la paille malsaine, avant de fermer le verrou. Pendant qu'il pleurnichait et miaulait : "Qu'est-ce qui se passe, qu'est-ce que j'ai fait encore ?", je m'éloignais dans un silence glacial, le laissant seul avec ses questions et espérant qu'il trouve tout seul les réponses.

Le lendemain, il fut réveillé aux premières heures afin de reprendre normalement le cours de son travail. Totalement hébété et épuisé, il s'attela pourtant à la tâche, et ne souffla plus mot jusqu'au soir.

Je réfléchissais ainsi à la situation, et j'admettais que si cet individu était encore là, c'est tout simplement parce que je ne l'avais pas viré dès le départ. Bien entendu, je m'étais rendue compte rapidement qu'il ne connaissait rien aux travaux d'entretien extérieur, et pourtant j'avais persisté à le garder. J'étais donc en partie responsable de ces frasques. Je me rendis compte également que sa présence ici était due à un autre motif, plus obscur et pervers, mais je ne parvenais pas encore à le déterminer clairement.

D'autre part, si j'appréciais tous les avantages de sa spontanéité, je devais également en accepter les inconvénients. Nabil était comme beaucoup de jeunes gens de son âge, très vert, immature, abuseur, légèrement vicelard, et parfaitement irresponsable. J'espérais simplement que cette nuit au frais sur une paillasse dégoûtante lui remettrait les idées en place afin qu'il comprenne qu'il devait être dans un effort perpétuel. Ce fut le cas.

Son sourire disparut au profit d'un regard ferme et concentré. Il tâchait de bien faire, sans rancune aucune, et sa régularité était remarquable. Durant quelques jours, je n'entendis même plus parler de lui, puisqu'il s'arrangeait pour m'éviter, ce qui n'empêchait pas les résultats d'être là. Il avait compris ce qu'était : servir en silence.

Une après-midi, alors que je revenais de la plage en compagnie de quelques amies, Lara vint me trouver, très embêtée, et m'expliqua que Nabil, en voulant tondre les bordures du chemin avec le tracteur-tondeuse, était passé sur une grosse pierre pourtant signalée, et avait cassé la lame.

Mon sang ne fit qu'un tour, et je fonçai vers la remise dans laquelle il s'était refugié, afin de lui mettre une raclée mémorable. En approchant de la cabane, j'entendis plusieurs "Oh putain" consécutifs, parfois nerveux et parfois étrangement chantants, et subitement, je m'arrêtai net. Sans pouvoir en expliquer la cause, je me mis à avoir un fou-rire d'anthologie. Je me dis que si un garçon comme celui-là n'existait pas, il fallait impérativement l'inventer.

J'entrai et Nabil se releva, se tint droit, joignit les mains, et regarda le sol d'un air honteux. Je jetai un oeil sur la tondeuse, et, calmement, je me mis à lui expliquer que pour le dégagement des bordures, un "rotofil" était sans doute beaucoup plus adapté. Il aquiesça et me répondit doucement que s'il avait pris le tracteur, c'était parce qu'il avait peur des serpents qui se trouvaient parfois sur le chemin. A ces mots, quelques idées ignobles me vinrent à l'esprit, mais je me contentai de lui répondre qu'avec une paire de bottes, il ne risquait rien.

Je me souvenais de mon père, discutant avec d'autres officiers, et leur racontant les péripéties de quelques sous-officiers peu malins, et qui accumulaient les erreurs. Mon père avait une étrange compassion pour ces hommes, car il expliquait toujours qu'ils ne faisaient que ce qu'ils pouvaient. Je n'avais jamais compris une telle tolérance envers l'inefficacité, et cette fois, je l'ai mieux comprise. Chez certains êtres, l'intention est plus importante que le résultat et on ne peut pas demander à un individu de porter un poids plus lourd que le sien. Encore faut-il être certaine de la sincérité de l'individu, et je cernais suffisamment Nabil pour ne pas avoir de doutes à ce sujet. Dans mon Cercle, cette clémence n'est réservée qu'à quelques très rares personnes. Tous les autres ne sont que des faux-jetons potentiels. Je sais parfaitement à qui j'ai affaire.

Le soir venu, je vins trouver mon Gaston Lagaffe dans sa chambre, et je lui imposai les conditions suivantes : pour les deux semaines qui restaient, s'il commettait la moindre bêtise volontaire, il serait lourdement sanctionné. Et s'il parvenait à réfréner ses "bêtises involontaires", alors il aurait droit à des récompenses sexuelles régulières. Cette idée, qu'il était obligé d'accepter de toutes façons, lui redonna un peu de baume au coeur. La motivation sexuelle permet souvent à un homme de se surpasser. La carotte était tendue, il ne me restait plus qu'à tenir le bâton.

Mon amie Flavia, à qui j'expliquais tout cela alors que nous nous prélassions sur nos serviettes de bain, me dit que j'avais eu tort de lui imposer un tel marché, car c'était une manière de céder à son système, et de le récompenser pour l'empêcher qu'il me nuise. Elle n'avait pas tout à fait tort, et tous les parents du monde connaissent cette sensation d'être pris en otages par leurs enfants, et de devoir jouer aux Pères Noëls afin d'éviter les désastres. Je lui répondis que si mes serviteurs n'ont pas besoin de carotte puisque le simple fait de me donner satisfaction suffit à les transcender, je ne pouvais pas reprocher à Nabil de ne pas être comme tel. Il n'était qu'un jardinier intérimaire, totalement novice et pas encore prêt pour vivre une telle frustration, il était sincère dans sa servitude, et hormis quelques écarts volontaires mais bien naturels au vu de la rigueur de son séjour, il cherchait véritablement à bien faire et à me faire plaisir. Fustiger sa maladresse, c'était un peu comme tirer à vue sur un cul-de-jatte parce qu'il ne sait pas courir.

Dès lors, pour les quelques jours qui restaient, Nabil fut presque irréprochable. Il eut donc droit à ses récompenses érotiques, et je les lui donnai avec plaisir, reconnaissance, mais aussi avec une perversion que je comprenais enfin : cette alchimie parfaite et inattendue entre son caractère puéril, ce régime infantilisant, et mon attitude maternante, décuplait mon plaisir en le portant sur le terrain de l'inceste.

Par Maîtresse Trinity
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Mardi 1 septembre 2009
- L'été reste l'éternelle saison des fumistes en tongues, cigales inconscientes goûtant la chaleur comme un aphrodisiaque, et qui se repentent indignement lors des premières frimeurs, en jouant à la serpillière cybernétique.

En Juillet cela donne : "Dis-donc, je cherche une bonne Maîtresse, t'es libre ?" Et en Septembre : "Pitié Maîtresse, j'ai lu tout votre blog, exploitez-moi, je ferai tout ce que vous voudrez."  L'indolence solaire est proprement insupportable. Il ne m'étonne guère que le fouet fut plus employé en Afrique qu'en Occident. Les branleurs d'hier ne peuvent devenir mes serviteurs de demain.

- Toute personne contactant mon assistante Jessica pourra désormais lire la petite page qu'elle a créée, et ce avant de lui parler. L'adresse est ici : http://maitressejessica.erog.fr/. S'il s'avère qu'une personne ne l'a pas lue avant de la contacter, Jessica a pour ordre de la bloquer instantanément. Je crois d'ailleurs que je n'ai même pas besoin de lui en donner l'ordre. Les feignasses sont particulièrement malvenues ici.

- Ce mois gynarchique fut passionnant, rempli de surprises, de plaisir, et de belles rencontres. Bien entendu, ce ne fut pas toujours facile, mais l'emploi de mâles à des fins défoulatoires permit de relâcher certaines mauvaises tensions. Il est illusoire de penser qu'une totale harmonie entre femmes puisse exister sur le long terme, et les dindes prétendant le contraire ne sont certainement pas allées suffisamment loin dans l'expérience. L'harmonie ne peut dépendre que de la présence d'une autorité référente et d'une organisation claire et solide. Mon expérience a donc été pensée en conséquence afin que tout soit parfaitement coordonné et que le plaisir prime sur les aléas des caractères.

- Je reste sidérée par la profonde imbécilité des thèses gynarchistes existantes, toutes aussi nulles qu'absurdes. Il semble que leurs auteures soient toujours les mêmes : coincées du cul, bétonnées du pubis, intellectuelles frustrées, lesquelles à défaut d'être véritablement supérieures, s'installent d'elles-mêmes sur un piédestal illusoire ; barbies amères et obsédées par la castration (car mieux vaut couper ce dont on ne parvient pas à jouir) ; romantiques déçues tentant éternellement de modeler le mâle en fonction de leurs vengeances de petites filles souillées par le sang du dépucelage. Lieux communs ? Oui, mais les lieux communs ne sont pas nécessairement faux, et ce monde est rempli de caricatures, d'autant qu'elles font tout pour en devenir. Refuser la nature masculine, c'est une manière de refuser notre nature féminine. Ces bécasses écervelées tentent de fuir la réalité des êtres. Pour ma part, j'accepte cette réalité, car cela reste le meilleur moyen de les utiliser.

Toujours étonnée également de constater un nombre conséquent de mâles qui soutiennent certaines de ces thèses grotesques. Etre un homme est visiblement bien embarrassant voire douleureux pour certains. Dans le cas de féminisés, il s'agit d'une exploration d'une facette ou d'une nature profonde, mais dans le cas de certains serviteurs, il s'agit d'une absence de couilles. Je ne demande pas aux hommes de cesser d'être des hommes, mais d'en devenir. Que le mâle soit souvent faible, craintif et lâche, certes, mais qu'il se rabaisse lui même au rang d'un balai espagnol pour échapper à ses responsabilités, non.

Toute la perversité des thèses gynarchistes actuelles est qu'elles sont écrites par de fausses femmes à l'attention de faux hommes afin de les faire fantasmer sur un Eden saphique irréaliste. J'écrirai sans doute un ouvrage sur la question, lequel sera bien entendu une oeuvre de référence en la matière.

- Chaque fois que je reçois des commentaires de quelques observateurs du SM qui pensent avoir tout compris, une lassitude s'installe, et je me sens quasiment en devoir d'expliquer la différence qui existe entre la théorie et la pratique. Cela me rappelle ces écrivains va-t-en-guerre qui, un jour, se sont retrouvés un fusil à la main, dans une marée de boue et de sang, totalement paralysés par la trouille. Le SM se pense, certes, mais pour le penser il faut également le vivre, sans quoi l'on reste dans un intellectualisme abstrait et stérile. Dans le SM, le corps et l'esprit sont indissociables, et la pensée ne remplace pas la pratique, de même que la pratique ne peut suffire sans la pensée.

- J'ai reçu également quelques réactions de suiveurs de ce blog, très déçus de ne pas avoir eu droit cette année à quelques anecdotes sexuelles croustillantes. Comme il m'arrive d'être généreuse et compréhensive, j'essaierai de combler cette "lacune" avant la fin de l'été, quoique tout ce que j'écris ici est porteur de sens et n'est pas destiné à nourrir un lectorat. Décrire un rapport sexuel juste pour un rapport sexuel me semble totalement insurmontable et grotesque. Ceci dit, les contextes sont parfois amusants, et toujours intéressants, et cela peut être plaisant à raconter.

- Mon assistante Lara a décidé de partir, ce dont je me doutais depuis un moment. Je tiens à lui exprimer sur ce miroir informatique toute ma considération pour les efforts qu'elle a consentis, ainsi que pour sa bonne humeur et sa joie de vivre. J'ai longtemps détesté les transgenres, même si je m'en suis rassasiée sexuellement. Dans leur oeil torve, je n'ai toujours vu que détestation du sexe qu'ils ont renié et haine jalouse du sexe dont ils n'atteindront jamais le niveau. Lara, parmi d'autres, échappe à ce travers, de par sa vraie gentillesse, sa modestie, sa spontanéité et son sourire inaltérable. Son comportement a été remarquable du début jusqu'à la fin. Elle sera remplacée prochainement par une élève dominatrice de mon Cercle, laquelle, enfin arrivée à maturité, souhaite s'investir totalement dans cette voie.

- Je remercie également ce petit chenapan de jardinier intérimaire pour ses services rendus... A défaut d'avoir la main verte, il m'aura bien faite rire. Voilà d'ailleurs une anecdote sexuelle toute trouvée. A suivre...
Par Maîtresse Trinity
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Mardi 14 juillet 2009

- Mon "mois gynarchique" se prépare déjà avec une grande application. Ce sera, je le crois et l'espère, un moment inoubliable. Un peu plus de trente jeunes femmes seront présentes. Je ne raconterai rien de ce qui se passera, non pour créer de la frustration, mais simplement parce que ce blog n'est qu'une fenêtre que je n'ouvre que partiellement et comme il me plait.

- Je recherche à ce sujet un pâtissier doué disponible durant cette période (août). C'est urgent. M'écrire à mon adresse mail. Merci...

- Mise au point à propos de Jessica. Elle est mon assistante, son cheptel c'est le mien, elle ne prend personne pour elle, et elle ne vient pas sur msn pour faire des rencontres, encore moins pour discuter avec des maghrébins frimeurs qui draguent des femmes comme on discute le prix d'un tapis à la Casbah. De plus elle est totalement lesbienne. Son rôle est de répondre à des questions au sujet de mes éducations à distance, rien de plus. Quiconque la contacte vaut mille fois moins qu'elle à mes yeux.

- A ce sujet, je suis toujours amusée face au comportement de certains arabo-musulmans venant me contacter. Ils reconnaissent une supériorité, veulent s'abandonner, puis l'éjaculation passée, essayent de reprendre contenance, et tentent de me vendre leur détestable Coran. C'est ce qui s'appelle faire le yoyo, être malhonnête intellectuellement, et ne pas s'assumer. La totale du pauvre type, donc. Manque de chance, ils sont globalement ignares et connaissent très mal la religion putride qu'ils essayent de me refourguer comme de la camelotte, ce qui est la dernière erreur à commettre avec moi. Ils ne sont, eux aussi, que le produit de leur culture et ignorent tout de ce tas de boue qui leur sert de livre saint. Ces feignasses à la sexualité de primate refoulé ne voient pas plus loin que le bout de leurs hormones muselées. Ils ont un gros complexe intellectuel envers la femme occidentale, laquelle ne ressemble certes pas aux pauvres filles en hijab qui se plient servilement aux sautes d'humeur institutionalisées de descendants d'éleveurs de chameaux. Que l'on se rassure, ce n'est pas affaire de peuple ou de race, ce comportement est courant également chez les occidentaux, de manière moins caricaturale, certes. J'apprécie toujours de briser de temps à autres de l'arabo-musulman, et j'apprécie également de constater leur grand respect et leur grande fidélité une fois que le rapport de forces est clarifié.

- Grand ménage msn prévu avant le mois d'août. Tous les inutiles, les morpions et les silencieux, seront éjectés.

- Réactions face au quizz : certains s'imaginaient sans doute que je vivais au fond d'une crypte humide, que je dormais dans un caisson à oxygène, et que je passais ma vie à jouer à Madonna et à Hannibal Lecter. Chassons le naturel féminin, et surtout, qu'il ne revienne pas au galop. Le respect du rustaud pour la maman intouchable, l'émotion larmoyante pour la petite soeur fragile et légère, la pute, la stripteaseuse, l'héroïne, la chanteuse, l'actrice, la violoniste discrète, l'inconnue en jupe légère, nous passons toutes à la moulinette, nous n'existons plus, seul l'idéal de notre féminité perdure et fascine dans l'esprit de quelques primates en quête de verticalité. Chères femmes, nous ne sommes qu'une seule et unique femme, la même Madone transfigurée et transcendante, laquelle disparait subitement des esprits lorsqu'il s'agit pour le mâle de devenir simplement ... pragmatique. Peut être comprendra-t-on un jour que la force de la femme (comme d'un homme) n'est pas dans ce qu'elle inspire, mais dans ce qu'elle est. 

- Je n'admets pas qu'un soumis arrive au donjon pour la première fois en s'imaginant avoir gagné ses "vacances". Dans ce genre de situation, ma réaction est toujours la même : le sujet est mis à la porte au bout de cinq minutes et effacé définitivement de mon Cercle. Je garde bien entendu son offrande. Certains individus s'imaginent qu'une fois l'éducation passée et réussie, la partie est gagnée et qu'ils ont le droit de prendre leurs aises. Grave erreur et grande perte de temps pour tout le monde.

- A propos d'éducations, une merveilleuse soumise acquise récemment m'a invitée chez elle il y a quelques jours, et après un joli et sympathique repas estival, nous avons passé une partie de la soirée à visionner un dvd enregistré d'une émission de télé-réalité. A priori, l'idée me révoltait, et je faillis la gronder vertement pour m'avoir proposée une idée aussi plate et stupide. Cependant, elle a tenu à me montrer quelques moments de cette émission qu'elle a suivi avec beaucoup d'attention, en m'expliquant que cela pourrait m'intéresser. Il s'agit en réalité d'un "télé-crochet" musical, diffusé tous les ans sur la sixième chaine. Au début je n'ai rien compris à sa manoeuvre. Puis, les minutes passant, j'ai mieux saisi où elle voulait en venir...

Dans cette émission relativement insipide mais malicieusement montée pour flatter les instincts voyeuristes et sadiques du télespectateur, les candidats-chanteurs doivent tout d'abord passer un pré-casting. S'ils ne sont pas totalement ridicules et insupportables, ils passent ensuite par un vrai casting devant un jury de "professionnels". Ici, il est intéressant d'observer que certains candidats donnent des démonstrations éclatantes de leur talent. Et pourtant, ce n'est pas pour autant qu'ils sont pris. Parfois, ce jury va opter pour un candidat ou une candidate plus fraîche, qui n'a pas forcément été exceptionnel, mais qui possède un potentiel intéressant et prometteur. Les "semi-pros" sont d'ailleurs souvent écartés, peu surprenants à leur goût. Le jury veut être épaté, certes, mais souhaite garder son côté "dénicheur" de talent. La frontière est parfois mince entre un "oui" et un "non".

Une fois acceptés, les sélectionnés font route vers Paris où ils subissent une nouvelle série d'épreuves, dans un théâtre réputé. L'épreuve que je juge la plus difficile est sans aucun doute celle de la "ligne". Il s'agit pour tous ces jeunes gens de monter sur scène par groupe de huit, puis de chanter "a capella" chacun leur tour durant quelques secondes. C'est la plus difficile puisque, pour la première fois depuis le début de leur aventure, ils doivent chanter au milieu des autres, sachant qu'ils seront écoutés non seulement par le jury, mais aussi par leurs concurrents. J'imagine la trouille absolue de certains, le silence pesant, et la prestation du concurrent précédent qu'il faut tâcher de faire oublier, surtout lorsqu'ils doivent passer après un candidat surdoué alors qu'eux mêmes n'ont pas grand chose d'exceptionnel.

Un premier écrémage se fait. S'ensuivent également des épreuves en solo, dans le grand silence éclatant du théâtre. Puis vient une épreuve collégiale, difficile dans la mesure où ils doivent compter sur les autres tout en se mettant en valeur. Une autre épreuve solo avec un playback, puis les derniers retenus sont enfin sélectionnés pour chanter sur scène devant des millions de télespectateurs. 25 000 candidats au départ, 15 seulement retenus pour la scène.

On se dit que le plus dur est fait. Et pourtant non, c'est là que tout commence. Glacés par le stress, nos apprentis-chanteurs doivent encore sauver leur peau pour espérer aller le plus loin possible, puisque cette fois-ci, ce sont les télespectateurs qui décident de leur sort. Ils se décarcassent, ils s'époumonent, ils miaulent, ils pleurnichent, ils racolent, mais une seule chose est importante : la performance. Les jurés le rappellent, d'ailleurs. Une interprétation correcte ne suffit pas. Il faut que le candidat se surpasse constamment pour faire du spectacle, de l'audimat, et donc ramener des sousous à la chaîne.

Je ne suis guère télégénique, mais j'avoue avoir été intéressée par ces vidéos, quoique mes oreilles en furent durement affectées. Ma petite soumise, futée, m'a alors parlé de mes sélections à distance, en m'expliquant qu'au fond il s'agissait très exactement du même système. En effet. Comme j'ai pu le dire parfois, je ne puis programmer l'Olympia pour un chanteur de salle de bain. Ainsi, il y a des étapes, car cette éducation à distance n'est rien d'autre qu'un casting. Je juge le potentiel, je teste, je sélectionne. Le candidat va plus loin, et s'il passe les épreuves et le temps, alors il intègre mon Cercle. L'élève-soumis fait donc ses preuves, semi-pro comme simple amateur, et s'il est accepté, tout comme ces jeunes chanteurs, il doit rester dans un état d'esprit de performance afin de ne pas être éjecté de ce Cercle. La pression est certes énorme, et la rétribution bien ingrate, mais j'ai cru comprendre que cette chaine de télévision ne payait pas ses candidats. Je ne suis donc pas la seule à être ignoble.

- Un mot de Heidegger à l'attention d'un petit bonhomme que j'ai d'ores et déjà identifié (que croit-il ?) : "Tout ce qui est anti reste inextricablement pris au sein de ce contre quoi il entreprend de se battre."

Par Maîtresse Trinity
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Lundi 29 juin 2009
Le quizz des internautes (en vrac et parfois par thématique) :

J'ai essayé de répondre rapidement et spontanément à vos questions, je n'ai pas pu répondre à toutes faute de temps, et pour les doublons j'ai préféré choisir les plus brèves.


Votre livre préféré : "Les Chants de Maldoror" d'Isidore Ducasse.
Votre film préféré : "A bout de Souffle" de JL Godard.
Votre chanteur préféré : Léo Ferré.
Votre chanteuse préférée : Kate Bush.
Votre chanson préférée : "Whole Lotta Love" de Led Zeppelin.
Votre poème préféré : "Fragments du Narcisse' de Paul Valéry.
Votre saison préférée : Le Printemps.
Votre type d'homme : Bien montés.
Votre type de femme : Belle poitrine, fesses rebondies.
L'endroit où vous vous sentez le mieux au monde : Rome.
A quoi pensez-vous quand vous vous voyez dans le miroir : Que j'ai trop de cernes.
La dernière fois que vous avez fait l'amour : Hier.
L'objet dont vous ne vous séparez jamais : Aucun objet.
Etes-vous supersticieuse : Non.
Collectionnez-vous quelque chose : Les katanas, les livres rares et/ou anciens, les strings, et les conquêtes.
Aimez-vous ne rien faire : Rarement.
Ce que vous regardez en premier chez un homme : Le blanc des yeux.
Ce que vous regardez en premier chez une femme : Le blanc des yeux.
Donnez-vous aux pauvres : A ma manière.
Opinions politiques : Sans.
Avez-vous déjà voté  : Oui, et c'est assez amusant.
Aimez-vous Paris : Oui mais pas ses indigènes.
Aimez-vous Bordeaux : Non.
Aimez-vous la France : Je ne crois pas.
Etes vous croyante : Je suis agnostique.
Avez-vous encore des fantasmes : Oui, heureusement.
Avez-vous peur de la mort : Oui et non.
Avez vous peur de la vie : Non.
Souhaitez-vous des enfants : Non.
Avez-vous des enfants : Oui.
Souhaitez-vous trouver l'amour de votre vie : Non, je m'en moque.
Pouvez-vous plaquer le sm pour un homme : Certainement pas.
Avez-vous déjà craqué pour un homme : Oui.
Qu'est-ce que vous avez fait de plus fou par amour : Avoir pensé, un instant, que ça pouvait me satisfaire.
Aimez-vous qu'on vous fasse des cadeaux : Non, je préfère me les faire.
Votre première fois : 14 ans.
C'était bien : Oui.
Votre position sexuelle préférée : Doggystyle.
Votre meilleur souvenir : Il y en a trop pour que je cherche lequel.
Votre pire souvenir : Je ne m'en souviens plus.
Avez-vous déjà souffert à cause d'un homme (ou d'une femme) : Non.
Aimez-vous être seule : Oui.
Etes-vous solitaire : Fondamentalement.
Basile, il en a une grosse : Oui.
Le tour de poitrine de Jessica : 100 C.
Aimez-vous picoler : J'apprécie les bons vins et le champagne.
Avez-vous déjà fumé du cannabis : Oui, il y a longtemps.
Avez-vous essayé des drogues dures : Non, certainement pas.
Un incendie dans votre maison, que prenez-vous avec vous : Rien, je laisse tout brûler.
Avez-vous des coups de cafard : Non.
Avez-vous des idées noires : Non.
Avez-vous déjà fait une tentative de suicide : Non.
Avez-vous déjà eu des moments de découragement : Par rapport à certaines personnes, oui.
Etes-vous raciste : Non.
Etes-vous fasciste : Oui.
Vous auriez fait quoi en 1940 : Je n'en sais rien.
Ce que vous acheté de plus cher : Ce donjon.
Votre lingerie préférée : Les strings ficelle.
Vous aimez sucer : Oui.
Avez-vous des rides : Oui.
Aimez-vous internet : Non, j'en ai horreur, mais c'est pratique.
De quoi avez-vous envie en ce moment même : D'une coupe de glace avec de la chantilly et un jus de Goyave.
Votre idée du paradis : Une éternelle jouissance verticale et tourbillonnante.
Aimez-vous faire du mal : Oui.
Aimez-vous avoir mal : Non.
Quelle est la femme star que vous trouvez super belle : Avec ou sans maquillage ?
Quel est l'homme star que vous trouvez super beau : Le Brando jeune était très beau je dois dire.
Quelle est la personne que vous aimez le plus au monde : Moi.
Avez-vous voté contre Le Pen en 2002 : Non.
Il vous impressionne, Sarkozy : Non. D'ailleurs il n'impressionne plus personne.
Quelle femme politique vous impressionne le plus : Aucune.
Qui vous impressionne : Certaines oeuvres artistiques.
Vous écrivez quelque chose mis à part votre blog : Non.
Ecrirez-vous un roman ou une autobiographie : Un roman, non, j'en suis incapable. Une autobiographie, pourquoi pas, j'y pense.
Les propos de maitresse françoise et consorts ça vous a blessée  : Qui ça ?
Vous vous vengez sur les gens qui vous insultent : Non, sauf si je suis de mauvaise humeur.
Vous avez déjà tourné des vidéos SM : Oui.
Vous avez déjà fait des partouzes : Oui.
Vous êtes vous déjà prostituée : Oui.
Que ressentez-vous lorsqu'un soumis pleure de douleur : Ça me fait rire d'abord, et ensuite je ressens une excitation intellectuelle puis sexuelle.
Aimez-vous les gens : Pas spécialement. Mais je ne les déteste pas non plus.
Vous aimez la plage : Oui.
Vous vous êtes déjà battue contre un mec : Oui, bien sûr.
Vous connaissez OWK : Oui.
Est-ce qu'il y a des gens qui ont voulu mourir pour vous : Oui.
Votre plus grande folie : Ma première orgie.
Vous aimez le goût du sang : Oui. Mais je n'en boierai pas à tous les repas.
Vous avez déjà couché avec quelqu'un qui vous dégoûtait physiquement : Oui.
Si c'est le cas, vous avez aimé : Oui.
Il n'y a pas des jours où vous n'avez pas envie d'aller au donjon : Si, bien sûr.
Si oui, vous y allez : Dans ces moments là, non.
Quels sont vos loisirs : J'aime me promener dans la nature, faire les boutiques, lire, écouter de la musique, voyager, me baigner, me bronzer, visionner de bons films, la gastronomie, etc. Des choses simples.
Vous vous faites jamais chier : Non, ce sont les autres qui m'ennuient.
Si vous n'aviez pas été dominatrice, qu'est-ce que vous auriez fait : J'aurais pu être une femme de pouvoir autrement : politique, business, etc...
Vous avez encore votre guillotine : Non.
Vous fumez : Oui.
Votre marque de cigarettes : Dunhill International, et parfois Kool ou John Player Special.
Votre parfum : N°5 en général.
Vous etes accro au portable : Non, pas du tout. J'ai horreur du téléphone.
Vous regardez la télé : Je zappe de temps en temps.
Le premier truc que vous faites en vous réveillant : J'ouvre les volets.
Vous aimez prendre du fric aux riches : Oui, et même aux pauvres.
Etes-vous exhibitionniste : Occasionnellement.
Avez-vous envie de perdre le contrôle : Ce n'est pas une question d'envie ni de devoir. Je ne peux pas le perdre. Et même si je le perdais, ce ne serait que momentané et contractuel, et donc prévisible, et donc contrôlable.
Vous êtes un coeur à prendre : Non. C'est moi qui prends.
On vous a déjà agressée physiquement : Oui.
Tu aimes te faire enculer grosse pute : Oui mon con.
Tu veux ma queue dans ton cul : Oui, mon plouc. A condition qu'elle fasse plus de 20 cm.
Votre tableau de Maître préféré : "Les Demoiselles d'Avignon" de Picasso.
Les USA ça vous manque : Parfois, oui.
Ça vous arrive de mentir : Lorsque ça peut m'être utile, oui.
Que pensez-vous de l'islam : Que c'est une religion de merde, mais certaines choses sont à sauver. C'est un thème passionnant en tous cas.
Pensez-vous que Sade vous aurait appréciée : C'est le seul avec lequel j'aurais pu échanger sur certaines questions.
Vos parents étaient-ils croyants : Non.
Vous vous êtes fait violer quand vous étiez petite : Non.
Vous vous êtes fait violer après : Non.
C'est quoi votre problème : Aucun problème.
Vous allez au restaurant, boite, concerts : Restaurant, oui. Boite, non. Concerts, rarement.
Votre destination touristique préférée : Je ne me sens pas touriste.
Maitresse Trinity en ville, ça donne quoi  : Cela donne une femme en tailleur ou en robe d'été, avec son sac à main et qui fait les boutiques ou qui se promène, tout simplement.
Vous aimeriez pas être soumise : Non.
Qu'est-ce que vous avez fait de pire : Je ne le dirai pas.
Quand on vous rencontre, on peut être déçu : Certains sont déçus, ils m'imaginaient moins humaine.
Vous préférez boire du vin ou boire du sperme : Les deux.
Vous avez des amis : Très peu.
Vous avez voiture avec chauffeur : Pas tout le temps. J'aime conduire.
Ça vous arrive d'être gentille : Bien sûr.
Ou est passée votre sensibilité féminine : Elle se situe au niveau de mon clitoris.
Vous avez compris que vous étiez une malade : J'ai d'abord compris que nous le sommes tous et ensuite que personne ne l'est.
Vous vous prenez pour qui : Pour ce que je suis.
Je ne vous crois pas : Aucune importance.
Vous avez déjà castré un mec : Peut être.
Accepteriez vous de castrer un masochiste le désirant vraiment : Encore faut-il que moi je le veuille. Pour ma part je préfère des hommes avec des couilles.
Aimez-vous aller dans des endroits que vous ne connaissez pas : Oui.
Avez-vous peur en avion : Tant que ce n'est pas moi qui pilote, je ne serai jamais rassurée.
N'est-ce pas un poids de prendre toujours une hauteur sur les situations : Ça pourrait être une contrainte si j'étais très impliquée socialement, à cause des responsabilités que ça engendrerait.
Que pensez-vous des juifs : Je n'en pense rien.
Vous pouvez péter la gueule à quelqu'un qui vous tient tête : Sans problèmes et avec plaisir.
C'est déjà arrivé qu'un homme refuse de coucher avec vous : Oui, bien sûr.
Vous intimidez les hommes et qu'est-ce que ça vous fait : Oui. Et cela peut être agaçant, surtout si j'ai besoin d'avoir des gens réactifs en face de moi qui ne se mettent pas à bafouiller au bout de deux mots.
Comment réagit un homme face à vous : Soit il se fait discret, soit il devient agressif ou parfois ironique pour se donner une contenance. Pour peu que j'accorde de l'importance à sa présence, bien sûr...
Vous détestez la bourgeoisie : Sans doute.
Votre fruit préféré : L'ananas.
Que chantez-vous sous la douche : En général "Mr Tambourine Man" de Bob Dylan.
Vous avez déjà été pauvre : Oui.
Est-ce que vous avez aimé votre période escort-girl : Oui.
Ça vous est déjà arrivée de jouir avant un homme : Bien sûr.
Un jeune chanteur français que vous aimez : J'apprécie Raphaël par exemple.
Vous considérez-vous comme réactionnaire : Un peu, parfois.
Ça vous arrive d'aller dans de vraies toilettes : Oui, heureusement.
Qu'auriez-vous voulu être : Ce que je suis, c'est très bien.
Vous est-il arrivée de ne pas savoir vous arrêter pendant une torture : Oui.
Avez-vous des phobies : Non.
Avez-vous des TOC : Non.
Etes-vous mélancolique : Non, je suis souvent méditative mais pas mélancolique.
Vous aimer déconner ou délirer : Ça m'arrive, bien sûr.
Vous préférez faire rire ou qu'on vous fasse rire : Les deux pourvu que je rie.
Vous arrive-t-il d'être dégoûtée par ce que vous êtes : Non, absolument pas.
Votre personnage n'est-il pas trop difficile à porter : Je suis naturelle. Le personnage c'est la manière dont les autres me voient. Et je me moque de la manière dont on me voit.
Y a-t-il une différence entre ce que vous montrez et ce que vous êtes : Il y a fatalement une différence, puisque je ne montre rien, et d'autre part la perception que les autres ont de moi est forcément différente de la mienne.
Votre animal préféré : Je n'en ai aucune idée. Le cheval peut être.
Quel est le défaut que vous détestez le plus chez les hommes : Je prends les hommes pour ce qu'ils sont. Je ne déteste rien de leurs défauts que je connais bien.
Chez les femmes : Même chose.
Vous avez déjà couché avec des animaux : Couché n'est pas le mot.
C'est vrai ce que vous avez vu au Mexique : Je n'ai même pas eu l'occasion de lire ce texte qui est une pure invention.
Le soumis idéal : Il n'existe pas.
Les aiguilles dans les gencives, vous faites souvent : Régulièrement, c'est une des méthodes les plus imparables que je connaisse.
Votre série télé préférée : Lorsque j'étais plus jeune je regardais "Dallas".
Vous arrive-t-il d'être frustrée : Ça peut arriver, bien entendu.
Vous aimeriez tourner dans un porno : Oui.
La meilleure domina française : Il n'y en a pas de meilleures que d'autres.
Maitresse Jessica est-elle aussi dure que vous : Elle est dure.
Etes-vous si terrible que vous le dites : Je n'ai jamais dit que j'étais "terrible".
Vous aimez les araignées : Pas spécialement.
Avez-vous déjà sauté à l'élastique et si vous l'avez fait est-ce que vous avez eu peur : Je l'ai fait et j'ai eu un peu peur, oui.
Vaginale ou anale : Les deux.
Violeuse ou violée : Violeuse.
Cachez-vous des choses sur vous même à un soumis potentiel et si oui jouez-vous avec cela : Le blog n'est qu'un format d'expression totalement libre, je ne me sens pas obligée de tout dire ni de tout montrer et encore moins de prouver ce que je dis. Ce qu'on peut percevoir de moi n'est pas faux, c'est cela qui est important. Un soumis averti en vaut deux, et j'ai besoin de gens conscients.
Pensez-vous être un exemple : Pour mes élèves Maîtresses, oui.
Qu'est-ce qui est le plus jouissif pour vous : Cela dépend des jours et de mon humeur.
Avez-vous peur du silence : Non, au contraire.
Vous vous referez faire les seins un jour : Quand ils commenceront à tomber, oui.
Ça vous énerve qu'on a envie de vous : Non.
Un gang-bang ça commence à combien de personnes : En ce qui me concerne, à partir de cinq mâles.
Etes-vous nerveuse : Non.
Vous aimez cultiver le fantasme : J'aime cultiver le doute.
Vous avez été amoureuse d'un acteur ou d'un personnage : Je sais que c'est ridicule, mais lorsque j'étais jeune adolescente j'étais séduite par Pierre Richard.
Arrivez-vous à vous supporter : Sans la moindre difficulté.
Etes-vous plus violente avec les hommes ou avec les femmes : Au début, avec les femmes. Elles sont plus difficiles à plier. Mais enfin tout se plie.
Avez-vous déjà torturé quelqu'un contre sa volonté : Oui.
Vous avez déjà pleuré devant un film : Non, j'ai été parfois émue, mais pas jusqu'aux larmes.
N'avez-vous pas encore compris qu'on ne domine jamais vraiment quelqu'un : Foutaise philosophico-moralisatrice trouvable dans n'importe quel manuel de classe Terminale.
Vous semblez incapable de relativiser : Bien au contraire, je ne fais que ça.
Avez-vous déjà fait de la prison : Bien sûr que non. Je ne vois pas pourquoi j'en aurais fait.
Et si non, avez-vous peur de la prison : L'idée ne me fait pas sauter au plafond.
Combien gagnez-vous par mois en moyenne : Je ne donnerai pas de chiffre précis. Je dirai simplement que la domination ne me rapporte pas énormément par rapport à l'énergie que j'y consacre. J'ai d'autres sources de revenus.
Etes-vous déclarée : Heureusement.
Avez-vous une conscience : Oui, sinon je prendrais beaucoup moins de plaisir.
N'auriez-vous pas un problème avec la violence : Ce n'est pas parce que je suis violente et que j'aime la violence que j'ai un problème avec elle.
Que pensez-vous de l'humain : Que c'est passionnant mais que ça ne vaut pas grand chose.
Vous ne voyez pas la profondeur de l'homme : Elle est comparable à la profondeur des abimes.
A quoi sert-il de détruire : A démasquer Arlequin et à me faire plaisir.
Votre livre de chevet : Le Tao Te Kin.
L'objet que vous regardez le plus souvent dans votre boudoir : L'horloge.
Vos soumis pensent-ils que vous pouvez aller jusqu'au bout : Ils savent que j'en suis capable. Et je le sais aussi.
Votre matière préférée (à part le cuir) : La soie.
Savez-vous que les mots sont plus meurtriers que les actes : Sais-tu que le silence est plus meurtrier que les mots.
Un plan à 8 ça vous dit : Pourquoi pas.
La recette pour une bonne journée : Faire en sorte qu'il n'y ait pas de plat du jour.
Votre plus grande force : L'indifférence.
Votre plus grande faiblesse : Paradoxalement, mon côté pulsionnel. Mais ça peut être une grande force aussi.
Quelle est votre définition du bien et du mal : Aucune. Le bien peut être un mal, et le mal un bien.
Vous n'auriez pas voulu avoir un pénis : C'est la seule chose que j'aime et que je ne veux pas avoir.
Un homme mûr, cultivé, ça vous intéresse : Oui. Prends un ticket et fais la queue.
Vous avez déjà couché avec un transsexuel : Oui.
Vous avez la chatte rasée : Pas complètement.
Quelle est la différence entre vous et une barbare : Je ne porte pas de bottes en fourrure.
Avez-vous des animaux : Oui.
Que pensez-vous de l'amour : Que c'est un boulet en ce qui me concerne. Pour les autres, je n'en pense rien.
N'êtes-vous pas une switch qui s'ignore : Non, car on ne peut pas prendre un ascendant sur moi.
Quand vous inversez les rôles, n'êtes-vous pas une masochiste telle vous l'avez décrit dans votre blog, à savoir une sadique qui se retourne contre elle même : Oui, j'aime parfois m'imposer des challenges.
Vous a-t-on déjà blessée dans un affrontement : Oui, je me suis faite casser une dent, ouvrir sous le sourcil, casser le poignet, par exemple.
Qu'avez vous fait subir de pire dans un affrontement : J'ai brisé les ligaments croisés des deux genoux de mon adversaire.
Que pensez-vous des Maîtres SM : Qu'ils sont amusants et attendrissants.
Vous n'avez jamais rencontré un homme plus fort que vous : L'homme est faible, quel que soit le masque qu'il porte, quelle que soit la contenance qu'il se donne. Il sait que je le sais, dès le premier regard.
Si la réponse est non, ne pensez-vous pas que le plus faible est au fond le plus fort : C'est une illusion bien naïve. Tous ceux qui admettent leur faiblesse pour en faire une force ne tiennent pas le coup lorsqu'ils sont véritablement atteints dans ce qu'ils ont de plus secret. Tout être a une faille.
Jouez-vous d'un instrument de musique : Un peu de piano.
Savez-vous chanter : Je sais surtout faire chanter.
Aimez-vous les armes à feu : Non. Je préfère les armes blanches.
Avez-vous déjà tiré au pistolet ou au fusil : Oui.
Avez-vous déjà sorti les poubelles : A une époque, oui.
Allez-vous chez l'esthéticienne : Oui.
Que ressentez-vous lorsque vous êtes chez le (la) gynécologue : De l'amusement.
Qui vous connait le mieux : Moi.
Qu'est-ce qui vous fait croire que vous êtes heureuse : Une petite musique dans ma tête qui ne me quitte jamais.
Aimez-vous les arbres : Enormément.
Avez-vous un jardin : Oui.
Est-ce que vous savez cuisiner : Vaguement. Je ne suis pas très douée.
Ressemblez-vous à votre mère : D'après les photos, beaucoup, oui.
Est-ce que vous savez danser : J'ai fait un peu de danse classique, enfant et adolescente. Mais j'étais nulle.
Avez-vous déjà vu un concert de rock : Oui.
Vous avez déjà fait basculer une hétérosexuelle dans le saphisme : Plus d'une fois.
Que ressentez-vous au milieu des autres : Beaucoup de puissance. Je ne me sens jamais aussi forte que lorsque je suis au milieu des autres.
Est-il possible pour un jeune étudiant d'environ 20 ans de se mettre à votre service ou est-ce trop jeune : Ça dépend du cas.
Auriez-vous besoin dans les prochaines années d'un ingénieur spécialisé en sécurité informatique : Je n'en sais rien encore.
Quelle est pour vous la taille idéale d'un sexe : Au minimum 19 ou 20 cm. Et très large surtout.
Un soumis qui a un gros sexe peut-il être fier : Les hommes qui sont fiers de leur membre sont d'indicibles crétins. On peut être fier de son travail, pas d'un don du hasard.
La partie de votre corps que vous préférez : Mes cuisses.
La partie de votre corps qui vous fait complexer : Le nez.
Vous existez vraiment : Non, je suis Fantomas.
Pourquoi vous posez à poil sur votre blog : Parce que j'aime ça.
Ma maîtresse dit que vous êtes une mauvaise période dans l'histoire du sm : C'est surtout le SM qui vit, depuis longtemps, une bien mauvaise période avec des Maîtresses comme la tienne.
Y en a-t'il d'autres comme vous : Oui, plus qu'on ne le pense, mais ce sont pour la plupart des amatrices qui restent discrètes et qui n'ont pas d'existence sur la toile. Dans l'esprit de tout le monde, ne pas exister sur le web signifie ne pas exister tout court.
Quel est votre prénom masculin préféré : Médor.
Votre prénom féminin préféré : Marie Salope.
Qu'est-ce que tu t'es mis de plus gros dans ton cul connasse  : Ta tête.
Est-il possible de vous rencontrer pour boire un verre : Je n'ai pas de temps à perdre.
Aimez-vous échanger et discuter : Non. Je prends et je donne en pâture, mais je n'aime pas échanger.
Le coeur ou la raison : La raison déraisonnable.
Avez-vous votre bac : Oui mais ça n'a aucune importance.
La pire chose qu'on vous aie dite : Je ne m'en souviens plus. Ça n'était sans doute pas la pire.
Vous vivez dans votre donjon : Non, pas du tout.
La mort de Mickael Jackson, ça vous a fait quoi : Rien. L'important c'est sa musique.
Etes-vous sensible aux attaques : J'ai envisagé toutes les attaques possibles, donc elles ne m'atteignent pas. Elles me donnent surtout l'occasion de mieux expliquer ce que je fais.
Si vous étiez un homme, vous soumettriez-vous à une femme : Je n'en sais rien.
Etes-vous capable de donner de la tendresse : Oui, avec certaines soumises essentiellement.
Qu'est-ce que vous ne savez pas encore : De quoi j'aurai envie dans dix minutes.
Vous pensez pas que tout ça est dérisoire puisqu'on mourra tous : Raison de plus.
Avez-vous l'impression d'avoir réussi votre vie : Je répondrai à cette question sur mon lit de mort.
Ou serez-vous enterrée : Nulle part. Je serai empaillée et posée sur une cheminée.



Ce blog a maintenant deux ans. Merci à tous et à toutes pour vos questions.
Par Maîtresse Trinity
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Mardi 23 juin 2009
- Pour fêter les deux ans de ce blog vendredi prochain, j'ai décidé de laisser aux internautes se fourvoyant sur ces pages le soin de me poser chacun une ou deux questions.

D'ici lundi prochain, je publierai les meilleures questions accompagnées de leurs réponses. Il est préférable que ce soient des questions auxquelles je puisse répondre par l'affirmative ou la négative, car je ne tiens pas non plus à m'épuiser dans des argumentaires et des développements fastidieux.

Je veux que ce soit une sorte de grand quizz. Toutes les questions sont possibles, j'y répondrai sans tabous. Pour ce faire, il suffit de m'envoyer votre question à mon adresse mail (uniquement par email) : ladytrinity@live.fr

Je fais cela pour une raison majeure : je perdrai moins de temps à répondre aux sempiternelles même interrogations sur msn ou en séance réelle. Bien entendu, l'anonymat est garanti pour tout le monde, je ne diffuserai que les questions.

- Trois fois la même remarque en une soirée, c'est assez pour que je développe ici :

Je ne profite pas de la "lâcheté des hommes". Je profite de leur courage, car il en faut énormément pour s'engager auprès de moi et s'impliquer de manière totale en sachant parfaitement le risque qu'ils prennent. J'ai besoin d'hommes sûrs de leur choix, qui possèdent une paire de couilles et un cerveau, et non pas de petites lopes décérébrées, fuyardes et passives, trop faciles à briser.

Je ne profite pas non plus des problèmes psychologiques de quelques névrosés. Je veux des gens stables émotionnellement, posés, clairvoyants, sachant qui ils servent, et pourquoi ils le font. C'est pour cela que je ne choisis pas n'importe qui, c'est pour cela que j'éduque. Tous mes soumis, et toutes mes soumises, sont sans exception des êtres totalement sérieux, lucides et volontaires. Je rejette loin de moi les psychotiques et les irresponsables, et ce pour une raison très simple : ils ne sont absolument pas fiables. Je veux des gens solides. Il me semblait que c'était suffisamment clair, pourtant.

- Ces derniers jours ayant été un peu plus propices à une présence plus régulière sur la toile, j'ai eu le malheur de supporter quelques faquins, quelques petites frappes issues d'un show-bizz pourtant mal en point, lesquelles sont venues me trouver avec la morgue de l'arriviste récemment friqué qui étale son infect petit moment de gloire. Chose étrange, comme les moutons, ils ont tendance à arriver en troupeau.

"Vous savez, disent-ils, je ne suis pas n'importe qui, et je voudrais un traitement spécial... Vous serez très bien payée." Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive, bien sûr. Inutile de dire que ce genre de candidatures finit directement dans la corbeille. Je ne suis pas de ces Maîtresses qui pompent avidement le noeud de la célébrité. Ce n'est pas un honneur que de les recevoir dans mon Donjon. L'honneur, c'est qu'ils soient acceptés. Dans mon Cercle, un plombier zingueur vaut largement un producteur de disques.

Je me souviens qu'adolescente je n'ai jamais eu aucun "Poster" dans ma chambre. Je n'adulais personne, et personne ne m'impressionnait. C'est l'oeuvre qui est exceptionnelle. L'homme n'est rien. Si j'avais pu sodomiser Jean-Sébastien Bach ou déféquer dans la bouche de Mozart, je ne me serais certainement pas gênée. Si je respecte et admire la création et l'oeuvre intemporelle, le sac de viande qui l'a construite me laisse de marbre, et en restant de marbre, je deviens à mon tour intemporelle. Il n'y a aucune différence entre un gueux et une "personnalité" lorsqu'il s'agit de se retrouver face à moi. Je ne suis guère impressionnable. Et pour tout dire, je m'en fous.

- Dans la même veine, il semble qu'un bref passage de mon dernier article ait chagriné quelques internautes. Ce genre d'hommes se croyant uniques et exceptionnels, et rangés dans la case de ceux qui se croient justement "uniques et exceptionnels". J'ai vexé, semble-t-il. J'ai imaginé quelques secondes tous ces êtres en train de lire ce petit passage, et se renfrogner immédiatement en se disant qu'ils sont sûrs et certains d'être exceptionnels, et que je ne suis qu'une immonde connasse qui n'a pas eu la chance de les rencontrer, sans quoi je n'aurais jamais écrit cela.

S'il existe un point commun entre la prostitution expérimentée et le monde SM, c'est justement cette capacité, essentiellement féminine, de comprendre qu'il existe des types d'hommes. On les voit venir de loin et si on les écoute, c'est toujours la même historiette : ils sont plus intelligents que les gens de leur âge, ils sont plus matures, ils sont différents, ils sont plus sensibles, ils sont plus forts, ils sont plus droits, ils sont plus cultivés, ils sont plus élégants, plus nobles, plus lucides, plus talentueux, plus cérébraux, plus distancieux, mieux éduqués, ils sont des incompris, mais ils ont tout compris, et ce depuis toujours. Et ça vient étaler son petit pot de confiture en s'imaginant m'attirer par l'odeur du sucre de l'exceptionnel. Des individus de ce type, je pourrais en remplir des brouettes car il se trouve que j'ai une fâcheuse tendance à les attirer.

Le problème fondamental qui se pose à eux est le suivant : étant moins nombreux que les imbéciles au kilomètre carré, ils ont sans doute moins de chances de se rencontrer, et ne trouvant personne qui leur ressemble, ils en déduisent qu'ils sont uniques. Nous sommes très exactement dans le concept de "la vedette du quartier".

Bien sûr, je ne veux pas non plus les minimiser. Il existe évidemment des êtres un peu différents et qui se démarquent nettement de la masse grossière et puante. En revanche, ce ne sont pas forcément les meilleurs, et ils ne sont pas uniques, de même que je ne suis pas unique. J'appartiens moi aussi à un certain type de femme.

- Je pensais avoir fait le tour de la question à travers deux articles précis : "Les romantiques du SM" mais aussi "L'ennui fétichiste". Il semble que je me soie trompée.

Je m'explique : chaque jour, des candidatures d'individus ayant eu le choc de la révélation encombrent ma messagerie. La Vierge est enfin apparue dans la petite grotte de leur boîte cranienne, ils n'en croient pas leurs yeux, ils sont éblouis, et c'est déjà essouflés par l'émotion qu'ils m'abordent pour me proposer leur vie sur un plateau d'argent.

Les candidats éconduits ou non n'auront pas manqué de le remarquer, je reste d'une extrême prudence avec eux. Je les questionne, je cherche à connaître les causes. Ont-ils déjà servi une femme ? Majoritairement non. Pourquoi moi ? Parce que ça ne peut être que moi et pas une autre. Que signifie servir ? C'est penser au plaisir de la Maîtresse et faire abstraction du sien. Pourquoi ? Parce que je leur suis supérieure et qu'ils trouvent logique de suivre le mouvement naturel des choses, à savoir servir ce qui les dépasse. Et enfin la question qui tue : comment me servir ? Là, grand silence gêné. En effet, quoi faire et comment ? Etonnez-moi Benoît...

Ils bafouillent... Ils cherchent... Enfin, ils répondent... Ils s'imaginent à mes pieds, roupillant sur un édredon à carreaux, tandis que je serais plongée avec concentration dans les oeuvres de Swedenborg. Ils s'imaginent me porter un rafraîchissement lorsque j'aurai soif. Ils s'imaginent me lécher les orteils pour les nettoyer, me lécher le clitoris lorsqu'une envie sexuelle me prendra, ouvrir la bouche lorsque j'aurai envie d'uriner... Etc, etc.

Ils s'imaginent surtout être près de moi et ne rien glander, petites feignasses naïves et romantiques qu'ils sont. De la graine de fétichiste, en somme. Les contemplatifs me fatiguent. Je n'ai jamais supporté Lamartine, je ne pouvais pas apprécier Masoch, et si je fais rêver les cervelles humaines, ce n'est guère une fin en soi. Je suis une pragmatique.

iI existe une différence entre servir une femme, d'un point de vue concret, et lécher les pantoufles d'un absolu anesthésié. Je me moque parfaitement de la verticalité contenue en chaque homme qui le pousse à servir ce qui illumine son petit nombril. Je m'intéresse en revanche à ce qu'il peut m'apporter. La servitude, c'est quelque chose de cérébral d'abord, ça devient concret ensuite. Je me moque également de ce que je représente pour quelqu'un.

En bref, les peigne-zizis éblouis qui se pignolent sur leur banquette clic-clac en se disant : "j'appartiens à une femme", ça ne m'intéresse pas. Je veux du résultat.

Encore une fois : le simple fait de me rencontrer, de me voir, de m'entendre ou de me côtoyer n'est pas un motif suffisant pour intégrer mon Cercle. Mon Cercle est composé de serviteurs, c'est à dire des gens utiles à mon plaisir, à mes envies, à mon confort. Chacun a sa place, sa fonction, son utilité. Je possède par exemple des gens qui ont une compétence dans un domaine précis, en général technique : cuisine, informatique, traduction, bricolage, chiottes humains, etc. J'en possède d'autres qui me servent pour le plaisir qu'ils m'apportent : objets de torture physique et/ou mentale, sacs de frappe humains, esclaves sexuels. D'autres pour la contribution à mon confort : travailleurs et esclaves financiers, admirateurs mécènes. Je recherche également des cas particuliers, des individus qui m'intriguent, et ils m'intriguent souvent sans le savoir d'ailleurs.

Chaque soumis a une place particulière dans mon cheptel. Je suis le genre de personne à placer les êtres dans des petites cases. Je ne mélange pas tout, car j'aime l'efficacité. Et lorsque j'ai des besoins précis, je les expose ici, sur ce blog.


A bientôt.
Par Maîtresse Trinity
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Jeudi 18 juin 2009
Suite de mon article sur la douleur sans traces, même si le premier semble avoir heurté quelques petites natures moralisatrices, allant même jusqu'à la dénonciation auprès d'overblog. Si la torture est une tradition française, je n'oublie pas que la délation l'est aussi.

Je relisais d'ailleurs cette nuit le fameux "Bagatelles pour un Massacre" de Céline, d'un seul trait. Je fus surprise de constater la violence implicite à l'encontre du peuple français. Je me demande si Céline, tout comme Baudelaire avec son "Pauvre Belgique", n'a pas inconsciemment ciblé son propre peuple. "Les Nations n'ont de grands hommes que malgré elles."

Quoi qu'il en soit, le docteur Destouches s'est sans doute trompé de diagnostic. A la place de "youpin" et de "youtre", il serait mieux de lire "français" ou encore "gaulois". L'oeuvre devient tout à coup beaucoup plus drôle.

Il est toujours délicieux de constater ce que renvoie la violence aux consciences lambda. Les indignations, les jérémiades, les lividités psychiques me donnent le fou-rire. Il s'agit d'un fou-rire accessoire bien entendu, et non d'une fin en soi. C'est dans ces moments là que les teckels de l'Ethique se réunissent en bandes, et dégainent leurs bréviaires moisis pour rappeler, avec un regard d'enfant apeuré et écoeuré, les imbéciles fondamentaux des droits de l'homme. J'aurai bientôt l'occasion d'écrire sur le sujet un peu plus en profondeur.

Pour ceux ou celles qui trouvent anormal d'écrire de telles choses, je répondrai que "Les 120 journées de Sodome", c'est à dire le livre le plus abominable de tous les temps, est trouvable dans n'importe quelle librairie en livre de poche, et même imprimé sur papier Bible, dans la collection La Pléiade. Il en est de même pour le Coran.

Revenons à nos moutons, c'est à dire à mes soumis, pauvres êtres torturés sans plaisir, mais s'étant abandonnés à moi, et supportant sciemment ou non les conséquences de cet abandon.

La torture sans traces, c'est aussi faire appel à la dimension psychologique du sujet. Elle ne peut être possible sans une connaissance aigüe de la psychologie du serviteur bien sûr. Bon nombre de serviteurs ont l'orgueil de s'imaginer différents des autres, et pourtant l'humain reste le même face à certaines situations. Le : "mais moi je ne suis pas comme eux" est un grand classique mais n'est en rien une vérité face à la profonde authenticité de la torture et de la douleur. Il existe des genres d'humains au sein même du genre humain, et personne n'y échappe. Ceux qui s'imaginent en dehors des genres appartiennent justement à un genre. C'est cela que les petits naïfs doivent comprendre. Cela s'entend avec l'expérience et la maturité, mais je puis me charger d'accélérer le processus, et ce avec le plus grand plaisir.

Ainsi donc, j'apprends à connaître mon serviteur, son fonctionnement, ses dégoûts, ses passions, ses mensonges. Certains jouent avec moi en se demandant si une faible femme va enfin parvenir à les comprendre en profondeur. Ils effacent les traces, simulent, restent évasifs, me tendent des pièges. Prendre l'assaut d'un psychisme est toute une aventure. Lors de certaines périodes au cours desquelles je suis plus "patiente", j'aimerai le labourer savamment, je le testerai, je l'éprouverai, et bien sûr je ne serai pas dupe de ce que je verrai, c'est à dire de ce qu'il laissera paraître. Cela peut me prendre dix minutes ou dix mois, mais je parviens toujours à comprendre comment fonctionne un énergumène. La chair est faible, j'ai lu tous les livres, et je suis foncièrement une enculeuse.

Une fois le château fort assiégé, je m'introduis avec ou sans violence et prends donc naturellement possession des lieux. Enfant, je me souviens avoir observé des heures durant des chats s'amuser avec une souris traquée. Ils la capturaient dans leur gueule, la relachaient, la rattrapaient encore pour mieux l'accrocher avec leur patte, puis lassés, la laissaient crever d'épuisement. S'il s'agissait d'une question de vie ou de mort pour la pauvre souris essouflée, ce n'était qu'un jeu pour le chat. Inutile de dire que je suis le chat. Mais laissons-là cet aparté sentimental...

Tout être est régi par des peurs, des phobies, et ses intentions sont régulées par un instinct de survie qui le pousse à échapper à ses peurs, même si cet instinct le conduit à les affronter, car les affronter est une autre manière de les fuir dans le sens où l'on ne domine jamais ses peurs profondes mais on apprend à les apprivoiser. B.A BA. C'est justement ici qu'il est intéressant pour moi de lui faire parcourir le chemin inverse, qu'il soit d'accord ou non d'ailleurs. J'écrirai encore une fois prochainement sur l'idée qu'il faut absolument mettre l'individu en face de son humanité, du caractère fragile et dérisoire de celle-ci.

Morceau de bidoche au cortex trop développé, future pourriture cadavérique en perpétuel besoin d'amour, ils se ressemblent tellement que cela en devient presque touchant si ça n'était pas désopilant.

Je vais donc employer quelques techniques réfléchies en fonction du sujet. Bien entendu, j'ai acquis la certitude que certains d'entre eux veulent ardemment se faire explorer et se mettre à nu, ils ont besoin de leur Maman translucide, ce cirque est assez courant dans le SM, mais là n'est pas mon intérêt, ni le leur en l'occurence, puisque je vais bien au delà de la compréhension de l'être, je le comprends pour mieux l'utiliser, et cette compréhension gagnée signifie pour lui une condamnation, puisque ce qui est utilisé est ensuite broyé et à jeter. Je ne me ressers jamais deux fois du même kleenex.

Jouer sur les phobies est sans aucun doute le plus plaisant de tous les jeux. Avec un arachnophobe, je vais le ligoter avec du scotch à carton, l'asseoir par terre, jambes écartées, et faire courir sur son corps nu quelques gentilles faucheuses ou araignées plus épaisses adroitement capturées par mon jardinier. J'ai également fait l'expérience dans le passé de laisser un individu dans une petite pièce (style cagibi) avec plusieurs spécimens de ce genre. Malheureusement, je ne puis voir ce qui se produit, ce qui est frustrant, mais tout au moins ai-je le plaisir de l'entendre.

Je me souviens récemment de ce serviteur terrorisé par les serpents. Je l'avais enfermé dans une pièce du donjon, une petite pièce entièrement vide mais pourvue d'une vitre donnant sur une autre pièce. Cette pièce était une cabine de studio d'enregistrement musical à ce que m'en a dit l'ancien propriétaire des lieux. J'avais ensuite demandé à mon jardinier, qui aime les animaux, lui, de jeter dans la pièce éclairée une petite couleuvre inoffensive fraichement capturée dans les herbes hautes près du chemin de terre. Le serviteur, entièrement nu, se mit à hurler avec beaucoup de féminité, ce qui rendait le serpent plus agressif. La scène était d'une grande violence, je dois l'avouer. Je m'amusais ainsi à l'observer en train de se débattre avec son malheur, éteignant parfois la lumière afin de favoriser son angoisse. J'avais bien entendu rajouté une couche, si j'ose dire, en expliquant au serviteur qu'il s'agissait d'un dangereux reptile d'Amérique du Sud ramené par un admirateur. L'imbécile y a cru, mais je crois que cela n'aurait pas changé grand chose. Le spectacle fut en tous cas passionnant et je crois que je n'ai jamais autant ri, même si l'appréhension d'une crise cardiaque du sujet me gagnait parfois.

D'autres variantes sont possibles avec des insectes de type "cafards" ou "fourmis", voire avec un rat ou une nichée de souris (ça, c'est le pire). "Fort Boyard", en comparaison, c'est un massage thaïlandais.

Dans un tout autre genre, je puis également m'amuser à installer le soumis nu dans la salle Dojo et débarquer avec brutalité dans la pièce, un sabre katana ou une torche enflammée à la main, rouge de colère, profondément déterminée, avec dans les yeux la ferme intention de le tuer.

Il m'arrive également de convoquer plusieurs serviteurs en même temps, et de les faire passer à la moulinette un par un dans la salle médicale. Les autres attendent dehors, assis dans le couloir. Il s'agit d'une séance chez le dentiste revisitée. Le dernier à passer est en général le phobique. En entendant les cris épouvantables de ses prédécesseurs, il entre dans une phase de terreur insoutenable. J'en ai vu certains, par le trou de la serrure, pleurer toutes les larmes de leurs corps.

J'ai parlé du waterboarding, mais les beaux jours, j'utilise une petite piscine gonflable dans le parc. Je place le sujet ligoté dans le bassin vide, et ensuite je remplis la piscine avec un tuyau d'arrosage. Cette opération est longue mais diablement intéressante. Le sujet sent peu à peu l'eau monter et l'envahir, et il sait que sa position voutée ne lui permettra pas d'avoir la tête hors de l'eau lorsque la piscine sera remplie. L'angoisse monte progressivement, de même que le niveau de l'eau. Le sujet craque en général lorsque l'eau arrive à ses narines, jusqu'au bout il a voulu résister. Je remarque d'ailleurs que la noyade est souvent la pire des hantises humaines.

La peur de l'humiliation sociale est un grand classique. C'est l'une des raisons pour lesquelles je possède toujours un moyen de chantage sur un individu, photos, vidéos, et adresses de la famille et des employeurs. J'ai connu de vrais mordus de ce genre de jeu qui aimaient se donner des sensations en jouant avec le feu, en étant bien entendu persuadés que je ne passerais jamais à l'acte. Mal leur en a pris. Pour ceux qui en ont une véritable phobie, j'aime inquiéter, presser, relancer.

Il y a également toutes les tortures par la frustration, notamment la frustration sexuelle. Je puis par exemple attacher un sujet, lui bander les yeux, lui installer une cage de chasteté, et me déshabiller entièrement, voire me faire éclater sur le canapé par quelques soumis, tandis qu'il entend tout, ne voit rien, et ne peut même pas bander normalement.

Je ne parlerai pas des tortures par le stress et la pression, même si elles sont passionnantes, mais elles méritent un article dédié.

Autant de phobies, autant de tortures. La peur du vide, la peur du noir, la peur du cloisonnement et de la solitude, la peur du regard extérieur, la peur de la mort... Il y a là matière à divertissement, le tout sans laisser de traces bien entendu, du moins de traces physiques. Si je devais écrire un article sur les tortures qui laissent des marques, j'en aurais pour trois mois.

Il est courant dans le SM que le "masochiste", c'est à dire le client, cherche à vaincre ses peurs. La raison en est simple : il voit dans la Maîtresse, c'est à dire la prestataire, une accompagnatrice, un soutien, une oreille attentive, et ainsi il se sent en confiance et parvient à se libérer. Cette confiance n'existe pas avec moi, car le serviteur sait que je puis être sa pire ennemie. Cela change totalement la donne.
Par Maîtresse Trinity
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Jeudi 4 juin 2009
Hier après midi, un nouveau venu dans mon Cercle s'étonnait du fait que je lui accorde le privilège de ne pas porter de traces de la torture que j'allais lui prodiguer.

On pourrait imaginer que les marques laissées par les coups soit le cadet de mes soucis. En réalité ce n'est guère un souci, et lorsque je suis de bonne humeur j'aime l'idée de faire subir à ma matière humaine des sévices exagérés sans que cela soit visible.

Torturer sans traces est un défi sans cesse renouvelé. Il en faut de l'imagination pour parvenir à ses fins, pour atteindre un être dans sa chair sans marquer la chair.

Il existe donc des méthodes pour faire souffrir sans traces, certaines sont bien connues : la goutte d'eau, enfoncer les yeux dans les orbites, asphyxier le sujet avec une poche en plastique, le waterboarding (appliquer un tissu arrosé sur le visage), le gaver avec un tuyau d'arrosage, lui enfoncer une sonde urinaire, etc. J'ai souvent employé le coup de bottin sur la tête, à l'instar de nos aimables fonctionnaires de police. Je ne parlerai pas de l'électricité qui est un sujet ennuyeux.

Entre l'Inquisition, la guerre d'Algérie, et les méthodes policières, on peut dire que la France possède une belle et longue tradition dans le domaine de la torture, tradition qu'il me semble bien naturel de faire perdurer, car il s'agit tout de même de notre patrimoine culturel.

Dans le SM, l'écartèlement, le fouet, le martinet, ou même la suspension et le bondage laissent toujours beaucoup trop de marques. Il faut être très attentive et créative, car même le port d'une simple paire de menottes n'est pas d'une grande discrétion pour un sujet marié ou fréquentant les vestiaires de clubs sportifs.

L'une de mes pratiques préférées reste le supplice de la ficelle. Il s'agit de faire une clé de bras au sujet et de placer le deuxième bras en hauteur, puis de le plier dans le dos afin que les pouces des deux mains se rejoignent le plus possible. Ensuite, il me suffit d'attacher solidement un betit bout de ficelle style fil de pêche entre les deux pouces, et de laisser le sujet moisir ainsi quelques heures. C'est un écartèlement qui ne laisse aucune trace. Je crois savoir que cette punition était employée par les moines Shaolin en des temps reculés.

Je me suis naturellement intéressée à l'acupuncture et au système nerveux. Pas dans un sens thérapeutique, bien sûr. Le corps humain est décidément passionnant. Quelques pressions du doigt sur des zones précises permettent de promulguer des douleurs tout à fait délectables. Enfoncer de petites aiguilles sur le cuir chevelu ou sur la langue également. Cependant, j'ai une nette prédilection pour la dentition et les gencives. Avec un clan et une seule aiguille, je puis obtenir ainsi des résultats étonnants.

Sur des sujets femelles, l'extra-sensibilité du clitoris est un atout précieux. L'emploi d'un vibromasseur puissant permet de déclencher de rapides orgasmes, lesquels, se répétant sans arrêt, provoquent plus de souffrance que de jouissance. Même chose avec certains mâles, lesquels ne supportent pas une masturbation ininterrompue après un premier orgasme.

Je possède également un stepper, et je réinvente "On achève bien les chevaux". L'observation de l'épuisement est un merveilleux spectacle. Je varie ainsi les vitesses du tapis roulant, en fonction de l'état du sujet.

La pratique de l'Aïkido permet d'opérer des torsions particulièrement douloureuses, je n'en ferai pas étalage.

La torture par l'odeur est également tout à fait intéressante. J'utilise pour cela un de ces vieux inhalateurs que les enrhumés et les grippés employaient dans l'ancien temps, constitué d'une petite cuvette et d'un large tuyau relié à la cuvette, dans lequel on enfonce le nez et la bouche. Bien entendu, ce n'est guère de l'eau chaude qui est placée dans la cuvette, mais un horrible étron chaudement sorti de mes intestins. Il s'agit d'une autre forme d'asphyxie bien sûr. Une variante est possible avec l'emploi de vomi, de viande pourrie, ou de fèces animales.

La torture par les chatouilles ne m'intéresse guère. Elle peut être insupportable, certes, mais sa forme est trop tendre. Lorsque je l'ai utilisée, c'était à l'aide d'une plume d'oiseau et uniquement sur des femelles. Mes soumis, eux, ne sont pas ici pour rire, car leur rire ne m'apporte aucun plaisir.

J'ai parlé jusqu'ici de tortures directes, c'est à dire de sévices qui ne font pas appel au à la dimension psychologique de l'individu. En revanche, ces tortures peuvent avoir un impact sur la psychologie du sujet, avec parfois des traumatismes irréversibles. Je puis affirmer que même les meilleurs masochistes ne peuvent résister à une torture savamment élaborée.

Il existe bien entendu beaucoup d'autres formes de tortures, lesquelles vont jouer sur l'aspect cérébral. La torture par la peur, par exemple, par le doute, le cloisonnement, le fait de jouer sur des phobies. Le waterboarding, d'ailleurs, est une simulation de noyade. Même si l'on sait qu'il s'agit de simulation, le sujet craque dix fois sur dix. Le mental n'est pas suffisant pour maîtriser certaines angoisses, car elle joue sur l'instinct de survie que nous avons chacun en nous. Il s'agit ici d'un thème passionnant que j'aborderai plus en détails bientôt.

Il est regrettable que la peau soit aussi sensible aux coups. J'ai du, au cours de ces années, développer des méthodes pour torturer de la matière humaine sans que cela soit trop visible. Ce fut au départ une contrainte pour moi, et cela devint un plaisir, car j'aime l'exploration.

Torturer sans traces est un art. C'est une autre manière d'envisager la torture, une manière plus réfléchie, plus patiente, plus précise, et somme toute bien plus sadique. Lorsque le quartier de lune m'est favorable, j'utilise donc ce mode de sévices. D'autres jours, je préfère une violence plus brute, sans ambages, directe et intense.
Par Maîtresse Trinity
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